Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

08 juin 2016

"La bête du Gévaudan et autres histoires vraies" de Jean-Claude Bourret

La bête du Gévaudan et autres histoires vraies de Jean-Claude Bourret

la bête du gévaudan

Résumé :

Sous le règne de Louis XV, de 1764 à 1767, une créature monstrueuse sème la terreur dans le Gévaudan, tuant 52 personnes. Une bête, certes, mais que nul n’avait jamais vue. S’agit-il d’un loup ? D’un monstre ? Ou bien d’un homme ? Le mystère demeure…
À Paris, au XIXe siècle, on dit voir une silhouette rôder dans les cimetières, s’acharner sur les morts – et surtout les mortes. Crimes de sorcellerie ou pervers sexuel ?
En 1977, à Uruffe, commune de Lorraine, une femme est retrouvée calcinée dans son appartement, qui pourtant demeure intact. Comment est-ce possible ?
La Bête du Gévaudan, les possédées de Loudun, le vampire de Montparnasse, les fantômes du Trianon et les combustions spontanées d’Uruffe : les faits ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être. Jean-Claude Bourret nous invite à un voyage à travers le temps – et à travers la raison – pour réexaminer des affaires encore mystérieuses qui demeurent à ce jour des énigmes scientifiques.

Mon Avis :

Au premier abord on pourrait croire que ce livre est un peu farfelu, il n’en est pourtant rien ! Sous des dehors qui paraissent être amusant, il y a bien du mystérieux, de l’étrange, de l’incompréhension qui règne dans ces pages. Et Jean Claude Bourret avec l’art de celui qui sait prendre ses distances et sait chercher, va nous le prouver en mettant plus d’une fois notre raison à l’épreuve.
Bien sûr derrière quelques histoires comme celle des Possédées de Laudun où le Vampire de Montparnasse, le mystère trouve une raison toute rationnelle, mais pour les autres le rationnel est un peu plus dur à trouver, Bête du Gévaudan à part.

Et si je mets cette dernière à part, c’est bien parce qu’on sait qu’une bête meurtrière a existé même si elle a servi de couverture à quelques viols et meurtres. Quelle bête ? Ca on ne saura jamais vraiment, même si l’auteur y apporte une hypothèse. D’ailleurs puisque je parle de cette bête, faut savoir que c’est l’histoire la plus développé du livre. Un peu trop d’ailleurs. En effet l’auteur prend beaucoup de temps à énumérer les attaques, ce qui fait à la longue un peu long, même si elle n’en reste pas moins intéressante.

Pour en revenir aux autres histoires fabuleuses ou presque, elles ont été toutes aussi passionnantes que La bête du Gévaudan, voire même plus car déjà un peu plus courtes mais aussi moins connues, personnellement je ne connaissais pas l’histoire du Petit Trianon ou du Vampire de Montparnasse, et c’était un plaisir du découvrir. Quant à la combustion spontanée je connais comme tout le monde mais là j’ai par contre révisé mon jugement. En effet, j’ai toujours cru fermement que ces combustions étaient des légendes mais là un petit doute s’est insinué en moi, parce que oui c’est quand même étrange et peut-être un peu flippant.

Alors ça c’est pour les histoires, un petit mot rapide sur le reste maintenant. L’écriture est classique, les chapitres sont bien découpés en sous-parties ce qui facilite la lecture, et en plus ils sont aussi accompagnés de petite illustration pour parfaire le tout. Un seul regret j’aurais aimé plus.

En conclusion c’était une lecture fort sympathique et mystérieuse. Je recommande.

 

Merci aux éditions l'Archipel.


11 juin 2015

"Anthologie maisons hantées" de Collectif

"Anthologie maisons hantées" de Collectif

anthologie maisons hantées

Résumé :

Anthologie avec : Chris Vilhelm – Raphaël Boudin – Quentin Foureau – Jérémy Bouquin – V.F.F. Pouget – Yann Isoardi – Antoine Techenet – Emmanuel Delporte – Mahaut Davenel – Vincent Tassy – Hélène Duc – Mickaël Feugray – Nicolas Saintier – Floriane Soulas – David Mons – Bruno Pochesci – Jean-Charles Flamion

Qu’elles soient perdues au milieu des bois, héritées d’un grand oncle ou cachées dans la brume, les maisons hantées sont des motifs familiers de l’horreur. Depuis Le Château d’Otrante de Walpole et l’apparition du roman noir anglais au XVIIIe siècle jusqu’au slasher moderne, il est devenu impossible de passer à côté de ces lieux maudits où la réalité se distord.
En hommage à l’intarissable production littéraire et cinématographique qui se plaît à abandonner ses personnages entre des murs de plus en plus étroits, dix-sept auteurs ont proposé leurs huis-clos les plus angoissants. De hautes tours gothiques, un appartement d’étudiant, un motel d’où on ne revient pas… chaque nouvelle présente un édifice dans lequel il serait imprudent de s’aventurer très longtemps. Spectres, démons, souvenirs d’un autre temps et monstres cannibales ont un sens de l’accueil particulier… Alors, comme le disait si bien Dante : Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance…
Des textes inquiétants, violents, insolents, qui n’hésitent pas à s’amuser de nos peurs les plus profondes.

Mon avis :

Il est vrai que je n’ai pas toujours été rassurée en lisant ce livre, les auteurs savent bien jouer avec les codes du genre que sont ; l’étrange, l’inconnu, le suspense, les semblants de légende, le fantastique… Cela étant et malgré une écriture maitrisée ça n’a pas été la lecture escomptée, en effet certaines nouvelles étaient un peu ennuyantes.

Alors pour celles-là, sûrement que ça vient de mon âge car il est vrai que ça cible plus les jeunes adolescents, sans doute que ça vient aussi des sujets qui n’étaient parfois pas très intéressants, et ensuite très probablement des personnages - j’admets que les junkys et autres paumés ne sont pas des personnages pour qui j’ai de la sympathie, même s’ils n’ont pas toujours été les personnages de ces nouvelles ennuyeuses -, mais quoi qu’il en soit et malgré les chutes parfois étonnantes, le charme n’a pas toujours opéré avec moi.

Toutefois je rappelle que ça concerne quelques nouvelles pas toutes ; certaines comme Kolka, Jeux d’enfants, Les murs de Blackat et quelques autres étaient vraiment pas mal. :)

En résumé, pour moi c’est un livre où il y a à boire et à manger, maintenant on peut imaginer que les aficionados du genre seront plus aptes à accueillir ces nouvelles que moi, parce que je pense que c’est aussi une question de caractère à défaut d'être entièrement de goût.  

Merci quand même aux éditions Luciférines et Babelio.

16 novembre 2014

"La main de la nuit" de Susan Hill

"La main de la nuit" de Susan Hill

la main de la nuit

Résumé :

Adam Snow, un marchand de livres anciens perdu dans la campagne anglaise, arrive dans le parc d'un manoir à l'abandon.
Par curiosité, il se dirige vers la porte d'entrée, lorsqu'il ressent une présence mystérieuse...

La petite main qui a saisi la sienne va désormais l'obséder.
D'autant qu'elle semble lui vouloir du mal...

Mon avis :

Même-pas-peur ! Enfin si, sur la fin, mais ça n’était pas à cause du livre, juste la faute à mes andouilles de chatte qui ont grogné après je ne sais pas quoi en direction de la baie vitrée à 00H30, une heure normale pour grogner et me faire flipper, alors que je suis en train de lire un livre qui parle de fantôme. Crétines ! ^^

A part ça je n’ai même pas eu peur, comme pour La dame en noir Susan Hill reste dans son style très subreptice, très subtil, très simple, qui donne des frissons mais pas trop. Ici comme dans le précédent, pas de psychologie très approfondie et d’évènement trop frappant, l’auteure joue avec quelques actions fortes, mais le reste du temps ça reste plus ou moins calme. Un peu à l’image du personnage principal qui possède une certaine facilité pour passer à autre chose d'ailleurs, - ce qui force l’admiration parce que moi j’aurai depuis longtemps fait une crise cardiaque si une main invisible me tenait. Mais passons.

Alors bien sûr dans ce roman on va retrouver quelques clichés inhérents à ce genre d’intrigue, une maison en ruine et un jardin abandonné ça ne bousculent pas les codes du genre. Mais malgré ça, ce livre n’en reste pas moins mystérieux et prenant, cette petite main, ces apparitions, ces évènements inexplicables, m’ont interrogée, m’ont intriguée et je me suis demandé tout le long comment tout cela allait finir ; car même si ce n’est pas un suspense très dense, qui tient en haleine le lecteur, le récit est quand même manœuvré pour être intriguant.  

Il y’a du danger, même si c’est par à-coup, il y a deux ou trois paroles qui sont glissées l’air de rien dans le roman mais qui sont-là pour questionner, il y a aussi des non-dits, bref, il y a quand même de la matière derrière cette apparente mollesse qui fait que le roman n’est pas non plus mort, de plus on se doute que la fin va être inattendue comme dans La dame en noir qui est exactement dans le même style. Bien entendu je ne vais pas vous la dévoiler, mais sachez qu’elle surprend, et que mine de rien c’est un livre qui se lit vite.

Pour résumer, on peut reprocher une certaine inertie dans le récit, un manque d’image forte, mais comme il y a aussi du suspense et une intrigue qui intrigue, il se lit bien. Et je conseille avant tout à ceux qui comme moi sont peureux, et à ceux qui acceptent qu’il n’y ait pas besoin d’effusion de sang pour avoir quelques frissons, je rappelle que ce livre est monté à l’image des apparitions surnaturelles, les sensations sont brèves comme les fantômes qui traversent ce monde. Enfin un moment de lecture sympathique pour moi.

Je remercie les éditions de l’Archipel.

18 novembre 2013

"Lady Hunt" de Hélène Frappat

"Lady Hunt" d'Hélène Frappat

lady hunt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé :

Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu'il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas ? D'autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris plus un effet secondaire qu'une carrière. Tandis qu'elle fait visiter un appartement de l'avenue des Ternes, Laura est témoin de l'inexplicable disparition d'un enfant. Dans le combat décisif qui l'oppose à l'irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs... Trouvera-t-elle dans son rêve la clé de l'énigme du réel ? Sur la hantise du passé qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, Hélène Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l'effroi et des tourments extralucides de l'âme. Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortilège.

Mon avis :

Le résumé ci-dessus promet du fantastique, et ben je vous jure que vous allez être servis ! Croyez-moi ! Car ce qu’il y a avant tout de magique dans cette histoire, c’est que les personnages et le bouquin ont en commun de pouvoir vous faire vivre dans un état second proche de la léthargie. Je ne saurais vous dire à quel point je me suis ennuyée, tellement je me suis ennuyée.

Je voulais vraiment lire ce livre, le résumé me plaisait beaucoup, et si je ne l’avais pas reçu je l’aurais acheté, mais Huntington et le rêve brumeux d’une maison, voilà tout ce que cet ouvrage raconte sur 318 pages ! Et là autant dire que l'auteure a brodé pour les remplir, et elle a même tellement brodé que ça en devient du grand n’importe quoi. On tourne à la manière de ce rêve, inlassablement en rond dans le labyrinthe que sont devenues ces pages. Une galère.

Une anecdote de lecture. Je dormais déjà tellement en lisant ce récit, que j’ai eu beaucoup de mal à comprendre l’histoire de Luna, - qui bien sûr arrive à la fin et qui bien évidemment se trouve être la clé de l’intrigue.*soupire* Vraiment, souffrir autant pour en arriver là, ce n’est pas humain... Et c'est vraiment dommage, car cette dernière était la seule histoire passionnante du livre, cette maison vivante et hostile qui est liée à Luna- et par extension aux autres personnages -, avez vraiment tout pour intriguer, mais comme à ce moment du récit j'avais déjà perdu patience, mon cerveau n’absorbait plus une phrase...

Pourtant ce livre possédait de la matière, un peu fantastique, oppressant et terrible, il avait vraiment de quoi transporter le lecteur dans une autre sphère, mais en ce qui me concerne ça n’a pas pris. Trop de mots pour rien, trop d'images, trop tarabiscoté, trop languissant, et les personnages je n’en parle même pas, ils sont fades quand ils ne sont pas agaçants. Néanmoins merci à l’auteure de m’avoir fait découvrir la légende de la Dame de Shalott. Je l’ai trouvée charmante ! C’est toujours ça.

Enfin je reste quand même déçue, d'être déçue.

 

J'ai obtenu ce livre dans le cadre du match de la rentrée littéraire sur PriceMinister, que je remercie en passant, et comme je dois noter ce livre sur 20, je lui donne la note de 5 / 20. Pour l'idée (prometteuse au départ), et la légende de la Dame de Shalott.

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02 octobre 2011

"L'étrange vie de Nobody Owens" de Neil Gaiman : La deuxième partie rachète la première. Ouf !

"L'étrange vie de Nobody Owens" de Neil Gaiman

nobody

Résumé :

Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux...

Mon avis :

En une phrase je dirais que ce livre est très bien mais aussi sans plus.

Le début commence fort, 3 meurtres et une tentative de meurtre sur un bébé qui trouve refuge dans un cimetière et qui est protégé par les morts, c'était apparemment la bonne recette pour commencer. Cependant si les premières pages sont accrocheuses, ce qui suit l'est moins. En effet la partie où ce garçon Nobody Owens reste, grandit... dans le cimetière a été assez fastidieuse. Pas qu'il ne se passe rien, au contraire, voir ce jeune homme apprendre dans le cimetière est assez agréable, mais disons qu'il ne se passe pas grand chose.

Certes, dans cette première partie on va dire, Nobody Owens vit bien quelques aventures dangereuses, mais vu qu'il reste toujours dans le cimetière on se demande bien à quoi tout cela peut servir et où l'auteur cherche à nous mener. Très franchement à ce moment là du bouquin, je me suis demandé si on allait avoir droit à que ça, une suite d'aventure sans grand intérêt et bien un peu longue au demeurant.

Mais heureusement que peu de temps après (car j'étais pas loin de laissée tomber), j'ai eu une réponse négative à cette interrogation, puisque enfin Nobody Owens sort du cimetière et que ce qu'il va vivre à partir d'ici est nettement plus intéressant. Déjà parce que le danger qui le menace depuis le début refait réellement surface, mais aussi parce là on comprend mieux l'embrouille, on découvre d'avantage les personnages et cet univers étrange où parfois les morts et les vivants se côtoient. En un mot tout devient plus grand et l'envie d'en savoir plus nous fait tourner bien plus vite les pages. Alors l'histoire passe, et l'histoire se finit.

Néanmoins la fin m'a chagrinée. Au risque de passer pour une courge, je dois avouer que j'ai eu un petit pincement au coeur quand une fois le danger passé, on découvre en même temps que Nobody que ce cimetière où il a été éduqué à se tenir comme les morts, perd la chaleur du foyer pour devenir un lieu comme un autre. Très franchement j'aurais voulu que ce lieu reste son chez lui, et ce même s'il doit aller voir de plus près la vie. Ça peut paraître morbide ce que je dis, mais pourtant ça ne l'est pas. Ce cimetière est plein de vie et loin d'être macabre.

En résumé, même si les 100 premières et quelques autres pages paraissent un peu longues, ce livre pour l'aventure qui suit vaut bien une lecture, et +1 pour la couverture qui est très belle.

Posté par Florell à 09:07 - Livre jeunesse / Ado - Commentaires [0] - Permalien [#]
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