Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

29 avril 2018

"Le Père David, l'Impératrice et le panda" de José Frèches

Le Père David, l'Impératrice et le panda de José Frèches

panda frèches

Résumé :

Un grand roman épique
L’histoire passionnante d’un animal devenu une légende

« Vous le connaissez tous, avec sa splendide livrée noir et blanc, son air bonhomme, son appétit insatiable et sa démarche rigolote… le panda ! L’ami des enfants et le symbole de la préservation de la nature…

Ce que vous ignorez peut-être, c’est qu’un missionnaire français, le père Armand David, en 1869, est à l’origine de sa découverte. Sans lui, le panda aurait été décimé par la chasse et la déforestation.

C’est en m’inspirant de cette histoire vraie que je vous invite à me suivre jusqu’aux forêts du Sichuan, le territoire du panda géant, à remonter le fleuve Bleu, à explorer la fabuleuse Cité interdite et Shanghai la mystérieuse, sur les traces de mon héros, le père David Etcheparre, à la rencontre de l’impératrice Cixi et de Fleur de Sang, une jeune fille amoureuse des pandas.

Ensemble, nous découvrirons une Chine plus mystérieuse que jamais, soumise à tous les assauts, rongée par l’opium et pourtant insubmersible… mais aussi cet animal magnifique, dont le pays a fait l’un de ses principaux ambassadeurs. »

Mon avis :

Faisons court.

Je ne suis pas une grande fan de l’écriture de José Frèches, mais malgré ça j’aime quand même le lire car je découvre toujours plein de chose sur la Chine, son histoire, ses personnages… et ça j'aime !
Je me sentais prête à démolir ce pavé car j'étudiais en parallèle et avec passion la Chine et l'Europe en histoire d'art moderne, et que ça faisait une assez bonne base à ce bouquin, vu que l'on n'aborde pas l'histoire d'art de la période moderne en Chine sans aborder la question des missionnaires, la fascination européenne pour la Chine, etc., etc.

Mais là... là… ouille, ouille, ouille, je n’y suis pas arrivée. J’ai arrêté ma lecture bien avant la fin, car trop de description, trop de longueur, trop didactique. Trop de trop gâche ce livre.
Certes, c’est toujours didactique avec Frèches, mais habituellement c’est bien mélangé dans le récit, la connaissance se fond dans l’histoire pour donner quelque chose de fluide à l’arrivée, mais là il n’y a rien de tout ça. C’est lourd, c’est long, c'est sorti en bloc et on sent que l’auteur veut en dire beaucoup trop, veut trop étaler ses connaissances au détriment de l’histoire, des péripéties et des personnages.
Des personnages eux aussi trop développés en bloc au demeurant et le décor idem, et j'ai envie de dire à propos du décor que la cabine du bateau on s’en fout un peu. Tout comme le détail du kamasutra chinois, dont j’ai oublié le nom en passant…. Sur ce dernier point le lecteur n’en demandait pas tant, il demandait même rien vu que ça n'a pas de rapport avec le panda. Trop de digression ? Oui aussi.

Bref. Comme le voyez un gros raté pour ce livre là, pourtant j’avais une folle envie de connaître cette histoire, surtout que dedans il y a Cixi, est Cixi est un personnage que j’aime croiser depuis que j’ai lu un livre sur elle il y a quelques années, mais force est de constater que Cixi ne fait pas tout et ni le panda d’ailleurs. Je ne suis pas arrivée à lire ce livre jusqu’au bout même en m’imposant tant de page par jour.

En conclusion vous l'avez deviné je n'ai pas aimé, avec des paragraphes en moins ce livre aurait gagné en clarté et en légèreté, mais peut-être que parmi vous certains l'aimeront. Essayez.

XO éditions.

Posté par Florell à 18:07 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

05 février 2018

"Le seigneur de Charny" de Laurent Decaux

Le seigneur de Charny de Laurent Decaux

Source: Externe

Résumé :

Champagne, 1382. Quand, après six années de croisade, Jacques de Charny regagne enfin ses terres, il découvre, stupéfait, une foule immense massée devant l’église du château.

De toute l’Europe, des pèlerins affluent pour prier devant la relique extraordinaire détenue par la famille : le saint suaire, sur lequel apparaît le corps martyrisé du Christ. Pour sauver le domaine de la faillite, Jeanne, la mère de Jacques, a décidé d’exposer publiquement cette relique cachée aux yeux du monde depuis des décennies.

Alors qu’il espérait être accueilli à bras ouverts, Jacques se heurte à la défiance et l’hostilité de tous. Sa mère, la première, lui reproche d’avoir ruiné la seigneurie avec ses voyages en Orient. Pierre d’Arcis, l’implacable évêque de Troyes, veut interdire l’exposition du drap sacré. Et même sa promise, la ravissante Hélène, s’est mariée à un barbon…  Seuls ses deux amis d’enfance, Miles, le bouillonnant comte de Brienne, et Arnaut, le fougueux chevalier de Jaucourt, semblent se réjouir de son retour.

C’est alors qu’un jeune seigneur et sa suite arrivent en Champagne pour admirer la sainte relique. Pour Jacques, cette visite inattendue va s’avérer providentielle…

Mon avis :

Le seigneur de Charny est le premier roman de Laurent Decaux. Ce livre n'apporte rien de neuf sous le soleil, pour autant il se lit bien. Descriptif d'une époque - avec des arrangements - son histoire se déroule au sein d'une seigneurie en ruine suite à la croisade entreprise par le fils de Charny.
Seigneur désargenté certes, mais riche du Saint Suaire autour duquel il existe un désaccord et qui sera source de pas mal d’ennui. Via ce linceul pourtant, le livre montre comment à l’époque on tentait d’attirer les pèlerins pour faire rentrer quelques argents afin de relancer ou d’enrichir la seigneurie, ou pour donner un écrin à quelques reliques rares afin de s’attirer quelques faveurs du ciel.
Ce ciel dont les représentants menacent d'excommunication ceux qui vénèrent des faux et menacent la vie de toute une bourgade par leurs positions. Positions qui peuvent dépendre des rois comme des papes, comme dans ce livre où notre histoire du Suaire se passe lors du grand schisme de l’église d’occident et se base sur une opposition véritable de Pierre d’Arcis.

Bref ! Toute cette histoire du Suaire apporte déjà beaucoup d’intrigue, de description et de rebondissement à ce livre, c’est même la principale ; mais pour être honnête… pas la meilleure.
En effet, pas la meilleure, du coup heureusement que ce livre compte dans ses pages la présence de Charles VI (avant qu’il ne soit le roi fou) et les intrigues qui l’entourent pour mettre un peu de piment dans cette langueur campagnarde. Effectivement et même si finalement ce n’est pas si présent, les quelques aventures avec ce roi et son entourage font un bien fou ! Comme cette histoire de Suaire est finalement assez molle et tire en longueur - ce qui peut vite devenir lénifiant, sauf sur la fin où elle devient vraiment intéressante - voir ce roi vivre dans un panier de crabe, opposer un refus et entreprendre la guerre, réveille fortement l’intérêt du lecteur et donc l'intérêt du livre vu qu'on s'éloigne un peu du sujet principal qu'est le Suaire.

Mais que serait ce livre sans son personnage Jacques de Charny et ses amis coureurs de jupons et bons vivants ? Amis qui lui remontent le moral vu que le retour n’est pas celui escompté, puisqu’il est accueilli froidement par sa mère et qu’il est délaissé par sa promise qui a épousé un riche barbon.
Pour être franche, là aussi ce ne sont pas les personnages du siècle, mais leur compagnie, leurs coups et leur amitié rajoutent de l’agréable au roman qui sans ça serait encore plus long à lire, surtout au début.
Le plus cependant avec ces trois personnages, c'est qu'ils ne sont pas invincibles, ils ne sont pas les meilleurs, ils ne sont pas les plus forts, ce qui met quand même une touche de réalité agréable dans ces portraits, parce que c'est chiant mine de rien ces chevaliers qui s'en sortent à trois contre cent !

En conclusion, j’ai apprécié ce livre et surtout la fin qui est terrible, mais le début a été un peu difficile, ça devient vraiment intéressant pour moi dès le départ de Charles VI et l’action de l’évêque sur le Suaire. Avant, pour moi, ça colle au décollage, mais je sais qu’à d’autres il n’a pas fait cet effet-ci, donc à tenter pour ceux qui veulent, car au fond il est vrai que l’on ne passe pas un trop mauvais moment non plus. Il y a quand même des choses agréables en plus de l’époque médiévale. Et en plus l'auteur est assez bien renseigné, ce qui est indéniablement un plus.

Merci à XO Editions.

26 mai 2017

"Madeleine Pauliac, l'insoumise" de Philippe Maynial

Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial

Source: Externe

Résumé :

L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film Les Innocentes, nommé 4 fois aux César 2017 !

Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. Profondément insoumise. L’histoire de Madeleine Pauliac, médecin et lieutenant, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, quelques semaines après la déroute nazie, elle prend la tête à Varsovie de l’Escadron bleu : onze Françaises de la Croix-Rouge d’à peine vingt ans qui, inlassablement, le jour comme la nuit, rapatrient les blessés français et volent au secours des rescapés des camps de concentration, de Majdanek, en Pologne, à Dachau, en Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, Madeleine Pauliac fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises. Plusieurs d’entre elles se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine Pauliac les aide à accoucher. C’est ce drame que raconte le film d’Anne Fontaine Les innocentes.

Avec l’Escadron bleu, Madeleine Pauliac accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne, n’hésitant pas à « kidnapper » des blessés français dans des hôpitaux russes.

Jusqu’à ce jour de février 1946 où elle périt en voiture, sur une route verglacée près de Varsovie. Une vie brisée… au service des autres.

Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film les innocentes et livre ici le portrait bouleversant d’une héroïne oubliée.

Mon avis :

Philippe Maynial raconte l’histoire de sa tante Madeleine Pauliac, qu’il n’a connu qu’à travers sa mère et ses recherches. Qui est Madeleine Pauliac ? Une femme médecin et militaire qui durant la seconde guerre mondiale œuvra dans la résistance et après 1945 œuvra à l’Est pour rapatrier les français avant qu’ils ne partent pour le grand inconnu en URSS, en plus de soulager dans le même temps les souffrances des populations autochtones. C’est sûr ces missions à l’Est où son neveu va s’attarder. Bonnes sœurs violées, ouverture des camps concentrationnaires, ces pages vont voir défiler la misère humaine en période de crise que Madeleine Pauliac a tenté d’adoucir.
Pour autant à côté de cette misère humaine, ces pages vont nous offrir aussi des leçons de courage, de culot, mais aussi une belle amitié entre ces membres volontaires de la Croix-Rouge française.

Mais j’avoue, si j’ai apprécié ce bouquin ce n’est pas tant pour l’amitié qu’il montre, ni pour l’altruisme de ces femmes, ou encore cette aventure dangereuse dans des pays dévastés où l’Armée Rouge se comporte comme le dernier des monstres. Non, si j’ai avant tout apprécié ce livre c’est parce qu’il raconte l’histoire de femmes libres et courageuses et qu’en faisant cela l’auteur a replacé la femme dans l’Histoire, avec un grand H. Il a montré qu’elles pouvaient être aussi fortes, douées, utiles, meilleures, que les hommes. Oui je vais jusqu'à là !
En outre, Philippe Maynial a en plus permis de sortir de l’oubli cette aventure de l’Escadron Bleu qui mériterait d’être bien plus connue, tout comme l’histoire des rapatriements. En effet, la seconde guerre mondiale ne s’arrête pas en Europe au 8 mai 1945, ses effets vont se faire sentir encore longtemps après la capitulation, notamment à travers les mouvements de population (retour de camp ou des exilés) et l’avantage de ce livre c’est qu’il permet d’avoir un aperçu sur cela et de la difficulté d’effectuer des rapatriements dans un contexte de Guerre froide. L’URSS est déjà maître de l’Europe de l’Est et les actions de la Croix-Rouge vont se heurter très vite au nouveau pouvoir, comme on va le voir avec l’Escadron Bleu notamment.
Alors certes le livre n’est pas aussi pointu qu’un ouvrage d’historien, mais il a se mérite d’élargir la problématique de la seconde guerre mondiale et de la recontextualiser, en plus de rendre à l’Histoire des personnages, des actions, oubliés ; et tout ça, oui tout ça, c’est merveilleux ! Personnellement il ne m'en faut pas plus.

En résumé, c’est une biographie, mais une biographie utile. Une vraie biographie utile qui instruit.

Merci à XO éditions.

Posté par Florell à 19:18 - Biographie - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

21 avril 2017

"La Bible racontée comme un roman : tome 2" de Christine Pedotti

La Bible racontée comme un roman : tome 2 de Christine Pedotti

S7302195

Résumé :

Le grand roman des passions humaines « Du fond de notre mémoire, quelques souvenirs surgissent : les trompettes de Jéricho, Samson et Dalila, David et Goliath. Mais la Bible est bien plus que cela : un véritable trésor d’histoires plus incroyables les unes que les autres ! » Décidément, la Bible est le grand roman des passions humaines. Avec une plume toujours aussi alerte, Christine Pedotti poursuit le récit fascinant des mille et une histoires contenues dans le livre sacré : des histoires où les ennemis sont partout et qui résonnent du fracas des combats ! Cette humanité-là ressemble à la nôtre. Elle est faite de grands élans, de générosité, de rancune, de jalousie, et parfois de haine… « Une histoire rédigée tambour battant, de celles que n’aurait pas reniées un Alexandre Dumas de la meilleure veine. » Samuel Lieven, La Croix Christine Pedotti est journaliste et écrivain. Elle est l’auteur de Jésus, cet homme inconnu, aux Éditions XO, et du premier volume de La Bible racontée comme un roman, paru en 2015.

Mon avis :

Si vous me suivez depuis un moment vous savez probablement que j’ai eu un véritable coup de cœur pour le tome 1 l’année dernière, j’avais adoré ce que ça racontait comme l’approche des histoires de la Bible pendant un voyage à travers le désert ; pour le tome 2 c’est un ton en-dessous. Non qu’il ne soit pas intéressant, loin de là même si au début il est un peu répétitif, mais le fait qu’il manque cette notion de voyage et d’ambiance au coin du feu m’a manquée terriblement.
Cela étant, ce voyage dans le temps, le temps immémorial de la Bible, enfin plutôt de l’ancien testament, et la découverte plus approfondie de ces personnages que je ne connaissais que vaguement pour certains, m’ont tout autant charmée que pour le tome 1.

Effectivement, j’ai pris énormément de plaisir à redécouvrir des légendes - que j’avais même parfois oublié qu’elles étaient dans la Bible tellement elles sont connues, à l’exemple de David et Goliath -, comme j’ai pris énormément de plaisir à mieux les situer dans l’histoire, à mieux les visualiser dans les faits, les paroles et les gestes. Certes, ça ne parle que des éléments importants de l’ancien testament, comme pour le 1er tome, mais c’est quand même un bagage culturel appréciable et non négligeable. Surtout que ces récits montrent une humanité biblique à un caractère bien réel, temporel, très d’ici-bas, ce qui casse ce mythe de perfection qui accompagne généralement les textes sacrés et donne finalement plus de plaisir à la lecture.

Bref, même si je ne suis pas partie voyager dans le désert dans une ambiance de veillée, de réunion au coin du feu, j’ai quand même apprécié ce livre pour ce qu’il raconte et son bagage culturel qu’il apporte. A lire, le tome 1 comme le tome 2.

Merci à XO éditions.

Posté par Florell à 21:57 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

19 janvier 2017

"Henri IV, un roi français" de Max Gallo

Henri IV, un roi français de Max Gallo

Source: Externe

Résumé :

 Il est le roi de France et de Navarre qui a voulu dépasser les clivages et faire vivre ensemble catholiques et protestants. Et il en est mort.

Le vendredi 14 mai 1610, Jean-François Ravaillac, catholique exalté originaire d’Angoulême, poignarde le souverain dans son carrosse, rue de la Ferronnerie. Il voulait en finir avec « cet hérétique paillard, parjure et renégat » dont la conversion n’était que façade.

 Dans un texte haletant, Max Gallo dresse le portrait d’Henri IV, ce béarnais vigoureux, grand amateur de chasse, imbattable au jeu de paume, fou de femmes, et qui n’aura de cesse de consolider l’État, d’administrer une saine justice et d’éviter que la France sombre dans la guerre civile.

 Pour les ligues catholiques, Henri IV sera, jusqu’au bout, un « voleur d’âmes ». Mais l'histoire retiendra de ce grand roi qu’il était celui de tous les français, apôtre infatigable de la tolérance et de la concorde.

Mon avis:

Cette fois-ci c'est au tour du roi concorde Henri IV à qui Max Gallo dédie ce livre. Portait simple, sans fioriture, peut-être un peu plat, ce livre est une bonne approche à celui qui ne connaît pas ce roi car pour les autres rien de vraiment neuf.
Je dis "vraiment", car en ce qui concerne le portrait psychologique j'avoue que c'était assez nouveau pour moi vu que je n'envisage jamais entièrement un roi sous le jour psychologique. Bien que certaines choses soient assez évidentes comme par exemple les ravages psychologiques suite à la Saint Barthélemy qui conduiront la politique de ce roi à une tentative de paix, d'autres plus intimes m'effleuraient pas spécialement. D'ailleurs je ne sais pas trop quelle importance leur accorder.

Au delà-de tout cela je n'ai pas grand chose à dire sur ce bon roi Henri IV, on retrouve ici son amour des femmes, son humanité, sa politique. En revanche sur l'homme aux racines béarnaises là je serais plus bavarde. En effet, si le roi ne m'était pas inconnu, je suis plutôt contente de cette lecture car j'ai appris beaucoup sur son enfance. De son premier "baptême" un peu particulier à son enfance à la cour de France, en passant par l'éducation de sa mère intransigeante sur son éducation calviniste, je suis allée de découverte en découverte. Et ce que j'ai découvert m'a rendu ce roi très sympathique ; ce n'est pas l'enfance dorée, sans contact avec le peuple de son petit fils Louis XIV ! Non Henri IV venait presque du peuple ! En tout cas pour moi.

Mais l'auteur ne reste pas que autour de Henri IV, en effet aborder ce roi c'est forcément aborder la vie de son assassin Ravaillac. C'est ce que fait rapidement Max Gallo en nous faisant découvrir sa vie un peu incertaine (un jour à Angoulême un autre à Paris), mendiante, sans attache réelle et le portrait troublé d'un illuminé qui sera rejeté plus d'une fois par divers ordres religieux. Je précise que l'auteur n'ira pas plus loin que ce qui est admis, ici point de complot où Ravaillac serait un jouet. Là Ravaillac a agi seul au nom de Dieu et les raisons sont rappelées dans ces pages.

Dernier atout de ce livre, les photos de tableaux, de gravures, qui accompagnent ce livre en son milieu. Permettant de mettre un visage sur une personne ou de visualiser une scène et étant accompagner de petite légende, ces images complètent à merveille cet ouvrage.

En conclusion, c'était une lecture rapide, pas forcément palpitante (souvent avec Max Gallo) mais toujours très intéressante qui permet la découverte et le rafraîchissement de la mémoire. Bref, un bon livre pas abêtissant pour deux sous.

Merci à XO éditions.

 

Posté par Florell à 12:24 - Biographie - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

12 décembre 2016

"Comme un enfant perdu" de Renaud

Comme un enfant perdu de Renaud

Source: Externe

Résumé :

Je parcourais les rues,
Ma guitare sur le dos,
Comme un enfant perdu,
Je traînais des sanglots.
Ma vie n’avait pas de sens,
Et l’amour fuyait mes pas.
Je n’ai jamais eu de chance,
Je n’en aurai jamais, je crois.
Renaud, Lucile, 1969

Quand vous m’offriez des fleurs et que je vous grognais quelques mots inaudibles – d’aller vous faire voir, que plus jamais je ne chanterai, embrumé dans les vapeurs de l’alcool, je vous ai rendus malheureux, comme j’ai rendu malheureux tous les miens. Je le sais, je l’ai lu dans les milliers de lettres que vous m’avez adressées. Eh bien, dans les mois qui viennent, je vais m’efforcer de vous rendre le sourire. Et qui sait ? Peut-être même allons-nous pleurer ensemble du bonheur de nous retrouver vivants, et sous le même ciel. Toujours debout.

Renaud,
L’Isle-sur-la-Sorgue, 11 mai 2016

Ce livre est un événement.
Après le grand retour de Renaud et le succès triomphal de son nouvel album Toujours debout, le chanteur publie son autobiographie. Dans son livre, Renaud raconte ses amours, ses tourments, sa révolte face aux injustices du monde. Un livre, dit-il, qui permet de comprendre. Sa vie. La vie. Et qui nous bouleverse à chaque page.

 

Mon avis :

Ce livre qui parle de Renaud et écrit par Renaud lui-même sort par son contenu de tout ce que j’ai pu lire sur cet artiste. Ecrire par d’autre où par son frère, jamais je n’avais eu l’occasion de pénétrer si profondément dans l’intimité de cet artiste ; et si avec le temps mon intérêt pour celui-ci s’est émoussé (j’ai décroché peu après Boucan d’enfer et le concert qui allait avec. J’avais gardé un meilleur souvenir de la tournée « Une guitare, un piano et Renaud » où il avait encore toute sa voix), en même temps que ma curiosité pour ce genre de livre, il n’en demeure pas moins que j’ai passé un agréable moment de lecture à découvrir un homme derrière l’artiste. Un homme timide, discret, perdu, survivant (le mot est peut-être un peu fort), anxieux, paranoïaque que finalement on connaît à peine.

Ce livre suit le parcours des milliers de biographie. D’une écriture simple, il va nous raconter sa jeunesse Porte d’Orléans, ses études, mai 68, ses rapports avec ses parents, ses premiers pas sur scène, sa carrière, sa vie de famille, bref ! rien de bien exceptionnel avec ce genre littéraire. Pourtant, plus qu’une succession d’évènements, d’époque, de disque, l’auteur va s’épancher plus particulièrement sur ses peines et ses joies secrètes. Il en ressortira de très beaux moments, mais aussi de la nostalgie, des regrets – notamment vis-à-vis de son père – et la douleur d’avoir « fait le mal » à ses proches sans le vouloir. Mais en fait plus que la peine d’avoir blessé ses proches, il supporte très mal le mal des membres de sa famille, enfin l’idée du mal qu’il en a. En effet, ce livre est lourd en culpabilité et on remarquera que ça l’a énormément miné. On retrouvera d’ailleurs le poids de cette culpabilité dans ses textes, comme autant de pardons qui résonnent, mais aussi dans certains de ses gestes et engagements peu ou prou connus.

En plus d’un parcours déjà riche en évènements et rencontres, sans tabou il racontera bien sûr sa descente aux enfers après un voyage à Cuba. Devenu une véritable loque humaine, il va partager tout de ses mauvais passages avec ses lecteurs en s’excusant au passage pour ceux qui lui restaient fidèles, en s'excusant de son comportement et de ses mauvais mots.
Ce passage est, je l’avoue, celui que j’ai le moins apprécié, d’une part parce que je le trouve trop secret et ça met un peu mal à l’aise, et d’autre part parce que je trouve que c’est un peu beaucoup pitoyable de se mettre si minable pour des histoires d’amour, - même si l’élément déclencheur est une crise de paranoïa. A mes yeux il existe tellement pire que la fin d’une histoire d’amour que ça me paraît franchement crétin. (Mais comme je suis un congélateur on dira que ça vient de moi.)

Bref. Même si aujourd’hui je me suis éloignée de ce chanteur et de ce genre littéraire qu’est la biographie, j’ai malgré tout passé un très bon moment avec ce livre. Sincère, nostalgique, riche en découverte, parfois un peu trop indiscret, mais où on découvre en quelques heures le portrait d’un éternel enfant. Un livre à offrir où à s'offrir.

Merci à XO éditions.

Posté par Florell à 16:47 - Biographie - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

23 juin 2016

"Reine de Palmyre" de A.B. Daniel

Reine de Palmyre de A.B. Daniel

reine de palmyre

Résumé :

Avec la reine Zénobie, A.B. Daniel ressuscite les jours somptueux de Palmyre, perle de Syrie aujourd’hui menacée.

La nuit où Zénobie vient au monde, au IIIe siècle de notre ère, dans le désert de Syrie, non loin de Palmyre, une boule de feu déchire le ciel pour venir frapper la terre, faisant jaillir l’eau du sable et amenant l’opulence à sa tribu. Au même moment, un jeune officier romain, Aurélien, remporte victoire sur victoire, menaçant l’ascension de la princesse du désert.

Ainsi naissent les destins croisés de ceux qui, bientôt, se livrent un combat acharné pour le pouvoir suprême. Zénobie, reine de Palmyre, vénérée comme une déesse dans tout l’Orient, et Aurélien, Dux Majorum, qui ambitionne de devenir un grand empereur guerrier.
L’histoire d’une lutte passionnée et splendide.

Sous le nom d’A.B. Daniel, le romancier Jean-Daniel Baltassat, avec Bertrand Houette son complice chargé des recherches historiques, nous offre un grand roman de passion et d’aventures fondé sur des éléments historiques très fouillés. Leur précédent défi romanesque INCA (XO Editions) a été un immense succès mondial, plus de 500 000 exemplaires vendus en France et une parution en 25 langues.

Mon avis :

Il y a des rappels parfois tristes, Palmyre fait partie de ceux-là. Pas inconnue mais lointaine par rapport à Rome, Palmyre un peu ignorée fut pourtant une cité antique resplendissante par ses paysages, sa richesse, son histoire, ses contes et ses légendes, dont Zénobie fait partie. Mi-réelle mi-légendaire, l’auteur va nous faire partager sa vie, mille fois écrite et inventée, où Zénobie trouvera ici une vie à la hauteur de sa naissance. Une vie de combat, de drame, de déception et d’attente, pour cette femme tantôt fille, tantôt guerrière, tantôt mère ou reine. Une vie qui se suit avec passion, quand bien même elle rajoute des contes à la légende.

Mais tout n’est pas que Zénobie, en face nous suivons la vie de celui par qui viendra sa chute, Aurélien bientôt empereur mais pour l’heure simplement au service de Rome. Aurélien grand vainqueur des barbares, homme plus sensé que d’autre, mais qui n’est pourtant pas toujours bien entouré. En effet en suivant son histoire c’est aussi les assassinats romains, les embrouilles politiques que l’on suit ; et même si l’auteur prend des libertés avec sa vie et notamment avec sa mort, il faut dire qu’elle rajoute vraiment quelque chose d’intense à l’histoire en mettant en cause le christianisme qui est abordé tout au long du livre soit dit en passant.

Histoire chrétienne que l’auteur aborde plus particulièrement  avec l’homme devenu Simon et qui connaît Zénobie depuis toujours. Homme plutôt désagréable, tout comme son courant religieux et ses actions d’ailleurs, mais il faut pourtant bien dire que sans lui l’histoire n’aurait pas été la même, vu qu’il sera ici en partie responsable de la chute de Zénobie, alors qu’elle, jamais elle ne l’aurait trahi… Et c’est d’ailleurs à la fin que j’ai trouvé Simon extrêmement insupportable, comment ose-t-il lui faire le discours qu’il lui tient alors qu’elle n’en demandait pas autant ?!!! Pour qui il se prend ?!!! Vraiment si au début je pouvais avoir une vague sympathie pour cet homme, après j’aurai voulu le voir mort.

Bon, là je parle des principaux personnages mais les personnages secondaires sont tout aussi bien écrits que les premiers. Ils ont tous leur personnalité propre qui fait qu’on les apprécie ou pas. Une personnalité qui donne par moment de beau passage secondaire, et le tout servi par une plume fluide et sans manière.

Autre petit plus, les quelques photos qui accompagnent ce livre et qui permettent de voir Palmyre hier et aujourd’hui. Mais malgré la fureur de quelques débiles bêtes à manger du foin, Palmyre restera Palmyre la resplendissante.

En conclusion et malgré l’épaisseur, c’était une lecture prenante, chargée d’émotion et de colère. A lire pour que vive toujours Palmyre.

 

Merci à XO éditions.

 

Posté par Florell à 13:33 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

16 mai 2016

"Gengis Khan : le conquérant" de José Frèches

Gengis Khan : le conquérant de José Frèches

Source: Externe

Résumé :

ès les années d’apprentissage, le temps de la conquête pour l’homme qui voulait vivre tous ses rêves.

En 1206, Temüdjin devient Gengis Khan, Souverain Universel et chef des Mongols. Éduqué, charismatique, autoritaire, il a l’art de rallier les peuples, y compris ceux qui lui sont hostiles. Il rassemble alors des milliers d’hommes autour d’un seul projet : bâtir le plus vaste empire qui ait jamais existé !

De la Chine du Nord aux frontières de l’Europe, ses armées conquièrent les plus grandes villes d’Asie centrale. Celui qui n’était qu’un nomade devient le plus grand conquérant de l’histoire.

En racontant cette incroyable épopée, José Frèches révèle les multiples facettes de Gengis Khan : guerrier implacable, cavalier hors pair, mais aussi séducteur et éminent stratège.

Romancier, ancien conservateur du musée Guimet, José Frèches est lun des plus grands spécialistes de la Chine ancienne. Ses œuvres, comme Le Disque de jade ou encore L’Impératrice de la soie, sont devenues des best-sellers.

Mon avis :

Suite et fin de la vie de Gengis Khan. Nous l’avons quitté empereur balbutiant nous le retrouvons empereur tyrannique qui a su rassembler – pas forcément de la manière douce – sous une même bannière différents peuples.

Ici plus que dans le premier tome nous retrouvons cet homme stratège qui ne manque pas d’idée pour contrôler toujours plus de territoire. Nous retrouvons en plus de ces traits déjà connus la naissance d’un tyran, mégalomane, ne supportant pas la critique ou le manque de respect et qui n’en a jamais assez. Que ça soit pour les femmes où les pays à contrôler.

Cela étant si dans le premier tome j’avais douté du caractère de Gengis Khan, notamment avec les femmes, je dois avouer que dans ce deuxième tome ce personnage ressemble plus à l’idée que je me faisais de lui. Un homme avec plusieurs femmes, un sanguinaire, un Attila semant le massacre et la désolation sur son passage. Bon, tout cela ne change rien au fait qu’il fut un génie de la guerre et de politique mais la cruauté ressort ici davantage. Cela étant même si on s’y attend rien de tout ça ne blase. En effet, même si dans ce tome il rejoint l’image qu’on peut avoir de lui, ça reste de la découverte du début à la fin malgré tout.
Effectivement ici José Frèches a vraiment parlé plus en profondeur de l’homme et de ces plans guerriers ; et y’en a un notamment qui m’a étonnée par les résultats comme par les moyens dépenser pour le mettre en œuvre : le plan du barrage. Là je dois dire que je ne me serais jamais attendu à une telle chose venant d’un nomade. Pourquoi exactement ? je ne sais pas, mais voilà ce fut une sacrée surprise. Et pas la seule du livre.

Par contre comme pour le premier livre, même problème niveau écriture, ça manque de panache. Certains passages sont un peu longs et personnellement les références fréquentes au sexe m’ont dérangé – mais là c’est probablement parce que je ne suis pas fini. Mais outre cela, ce fut un plaisir de découvrir la suite et fin de l’histoire de cet homme, et d’approcher toujours plus les us et coutumes.

En résumé c’était une duologie dans l’ensemble agréable à lire pour découvrir la vie de cet homme qui fonda un empire extrêmement vaste.

Merci à XO éditions.

 

Posté par Florell à 10:07 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

14 avril 2016

"Moi, Charlemagne, empereur chrétien" de Max Gallo

Moi, Charlemagne, empereur chrétien de Max Gallo

 charlemagne

Résumé :

« Dieu a voulu que je sois celui qui décide. J’étais l’empereur, romain et chrétien. »

Au moment de remettre son âme entre les mains du seigneur, Charlemagne n’éprouve ni peur, ni doute, ni anxiété. Tout au long de ses quarante-six années de règne, le roi des Francs, couronné empereur à Rome le 25 décembre 800, a été le fervent défenseur de la Sainte Église. Il a converti à la foi tous les peuples qu’il a vaincus.

C’est avec soin qu’il prépare sa comparution devant Dieu, confiant les principaux actes de sa vie à un jeune et talentueux lettré, Éginhard.

À travers ce dialogue, Max Gallo révèle l’extraordinaire caractère, fait d’autorité et d’intelligence délicate, de celui qui construira à la fois l’Empire chrétien et les fondements de l’Europe. Il dresse le portrait d’un conquérant implacable mais aussi d’un fin réformateur, amoureux des arts, des lettres et des femmes, qui deviendra, pour tous les français, une figure incontournable de leur histoire.

Un récit saisissant qui plonge aux racines mêmes de la civilisation chrétienne.

Mon avis:

Le ton employé dans ce livre diffère des livres biographiques que j’ai pu lire de cet auteur précédemment. En confiant à Charlemagne le rôle de raconter l’histoire, Max Gallo se pose pour une fois en véritable conteur de l’histoire. Donnant ainsi un côté intime que les autres livres n’avaient pas particulièrement, et qui a eu pour effet immédiat de me plonger directement dans la vie de cet homme quand bien même cette histoire ne me fut pas inconnue. En effet j’ai déjà lu un livre sur Charlemagne de feu Jean Favier, en plus d’avoir vu quelques émissions sur le net de cet empereur ; de ce fait je n’ai pas découvert grand-chose sur ce dernier. D’ailleurs je ne rejoins pas forcément l’auteur sur le point de vue de Carloman et j’ai trouvé qu’il manquait certains éclaircissements.

Cependant malgré cela j’ai quand même apprécié grandement ce livre, déjà pour l’écriture - comme je le disais pour le côté intime qui nous plonge dans le cœur de cet homme - mais aussi pour le personnage. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais déjà lors de ma lecture du Charlemagne de l'historien Jean Favier j’avais ressenti une grande sympathie pour l’homme, ben ce livre n’a fait que confirmer mon impression première.
Alors je ne doute pas que le portrait est plus que flatteur sous la plume de Max Gallo, mais toutefois j’ai retrouvé ce Charlemagne simple, aimable, droit, ferme, qui a une soif d’apprendre et de bien faire. Un Charlemagne qui me semble des plus agréables, quand bien même il fut roi guerrier.

Outre cela, j’ai aussi apprécié deux autres points dans ce livre, premièrement l’épilogue qui va montrer le germe de la naissance de quelques pays et la suite des Carolingiens, et deuxièmement cet amour de l’auteur pour l’histoire et son envie de la faire connaître et de la sauver, ce qui passe entre autre par le sauvetage de notre civilisation européenne.
Cette mise en garde – ici à la toute fin du livre-, les rappels du passé pour faire référence à l’époque actuelle, sont des idées qui reviennent souvent chez Max Gallo, par exemple dans La chute de l’Empire Romain c’était très présent, mais parce que j’aime l’histoire de France et du monde et parce que comme lui je regrette qu’au nom de la mondialisation et d’autres idées on la bafoue, j’apprécie de voir que derrière ses livres il y a cet idéal, même si ses portraits manquent d’objectivité.

En conclusion, c’était un livre fort sympathique à lire, qui ne manque pas d’émotion, mais parce que trop court pour une vie de Charlemagne je n’en fais pas un coup de cœur. Mais si vous voulez décanter le personnage c’est un bon début, allez-y.

 

Merci à XO éditions.

Posté par Florell à 21:47 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

07 février 2016

"La Bible racontée comme un roman" de Christine Pedotti

La Bible racontée comme un roman de Christine Pedotti

la bible racontée comme un roman

Résumé :

Racontée par Christine Pedotti, la Bible devient une véritable saga. Rien n’a été inventé, tout vient de ce texte sacré. Le résultat est lumineux :  des histoires que l’on croyait connaître, comme celles de Noé, Adam et Ève, Sodome et Gomorrhe, dont on découvre le vrai sens, et d’autres, enfouies dans les pages de la Bible, qui surgissent pour notre plus grand bonheur :  la ruse de Rébecca, le coup de foudre pour Rachel, la jalousie des frères de Joseph…

Pour les croyants, la Bible est la Vérité qui décrit la relation entre Dieu et les hommes. Mais elle est aussi le miroir de l’humanité, dans sa bonté comme dans ses côtés les plus sombres.

Mon avis :

Si la Bible était aussi agréable que cela à lire, y a longtemps –malgré mon mépris des religions- que le l’aurai lu, mais comme ce n’est pas le cas elle attend depuis des années sur mes étagères. Heureusement cependant que ce livre est là, afin de réparer en partie cette erreur.

Bien sûr il n’est pas question de découvrir toute la Bible d’un coup, il est en effet impossible de la résumer en 350 pages, voilà pourquoi l’auteure réduit le texte à son essentiel, ne s’attarde que sur les personnages et les scènes majeures, et s’arrête dans cette partie à la mort de Moïse ; mais malgré ces raccourcies et même si on n’a pas la suite, ce livre n’en reste pas moins extrêmement agréable à lire, et l’histoire de l’ancien testament un bonheur à découvrir ou à redécouvrir. En effet, Christine Pedotti a un don de conteuse incroyable, j’ai rarement vu des livres racontés de manière si réelle.
C’est simple quand elle raconte l’histoire on s’y croit. Mais ce n’est pas qu’on s’y croirait presque, on s’y croit carrément. On se sent dans le désert avec cette caravane de marchand qui chaque soir écoute un morceau de cette histoire autour d’un bon feu, on se croit en Canaan, en Egypte, dans le désert et on vit l’histoire de cet ancien testament comme si on la voyait se dérouler sous nos yeux. Bref ! On est totalement immergé dans cette histoire biblique.

Autre chose d’agréable dans ce livre c’est la découverte des personnages. Certes on les connait tous plus ou moins, mais pour celui ou celle qui n’en connait que le minimum - ce qui est mon cas pour certains – c’est amusant et sympathique de ne pas les voir comme on les imagine, pour ma part genre « trop bon, trop con ». (Comme c’est l’idée que j’ai de la religion chrétienne c’est forcément l’idée que j’ai des personnages fondateurs de celle-ci quand bien même qu’ils fassent parties de l’ancien testament.) En effet, ici on les découvre rusés, un peu sadiques comme Joseph, jaloux, plein de fiel, menteurs aussi, bien-sûr ils ont aussi leurs bons côtés, mais ce que j’ai apprécié avant tout c’est de voir que ces gens, quand bien même proches de Dieu, n’étaient pas parfaits, ils avaient leurs défauts et ma foi de dieu (bon ok j’arrête avec ça) que IL s’en contentait, lui-même ne se sachant pas parfait au demeurant.

Petite précision pour ceux qui en ont besoin en lisant la biographie de l’auteur ; Christine Pedotti, bien que visiblement croyante, ne véhicule pas le message cul-cul que l’on peut attendre de la Bible, tout comme elle n’essaye pas d’endoctriner les gens en disant « la religion c’est la vie ». En tout cas elle ne m’a pas laissée cette impression, même dans les commentaires de la fin, où elle donne des réflexions, des renseignements, sur le rapport entre la Bible et le croyant, la Bible et l’Histoire. Alors si vous aviez peur de ce genre de dérive, n’ayez crainte car il n’y en a pas.
Par contre j’avoue que même si ça été un coup de cœur, que je n’ai pas pu m’empêcher de rire devant cette fable, et je me demande vraiment comment on fait pour croire à cela. Aujourd’hui comme hier - et sincèrement c'est une vraie question que je me pose.

En résumé, ce fut une lecture coup de cœur que je recommande pour le plaisir de ce « culturer » un peu et pour le bonheur de la lecture que ce livre promet, et personnellement j’ai envie de dire vivement la suite.

 

Merci à XO éditions.

Posté par Florell à 21:59 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,