Flûte de Paon / Livre-sse livresque

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20 novembre 2017

"La source du bout du monde" De William Morris

La source du bout du monde De William Morris

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Résumé :

Rodolphe, le plus jeune fils du roi des Haults-Prés, s’enfuit de la maison paternelle pour partir en quête d’aventures et connaître la vie d’un chevalier errant. Chemin faisant, il apprend l’existence d’une source magique à l’eau miraculeuse et se met en devoir de la découvrir.

Son épopée le mènera par-delà les citadelles des hommes, les forêts enchantées et les landes arides. Le jeune aventurier y rencontrera un grand nombre de figures extravagantes qui bouleverseront sa vision du monde, du Bien et du Mal, et de lui-même : de fiers bergers-guerriers défiant l’ordre établi, des brigands justiciers plus joyeux que des ménestrels, un mystérieux Chevalier noir, un moine lubrique tout droit sorti des Contes de Canterbury, et une sorcière insoumise à la loi des hommes dont il tombera éperdument amoureux.

La Source au bout du monde paru en 1896, l’année même de la mort de son auteur, est l’œuvre d’un des esprits les plus créatifs de l’Angleterre victorienne : William Morris. À la croisée des œuvres de Walter Scott et du conte médiéval, son roman, a directement influencé deux des auteurs les plus emblématiques de la fantasy : J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis.

Mon avis :

La source du bout du monde ressemble à ces romans de chevalerie, qui savent montrer toute la fougue d’une jeunesse, son impatience, ses envies,  avec le côté religieux en moins ainsi que son côté chevaleresque. Pas que ces derniers soient absents, mais disons que la religion ne sert pour l’instant que de décor ou de rencontre, et le côté chevaleresque est présent mais pas avec son côté religieux qui lui est inséparable.
Oui notre héros sauve la jouvencelle et ne fait point de mal aux innocents, et comme dans ces légendes il y a l’aventure et la magie aussi, mais en plus ici, il y a la tristesse d’un amour perdu qui rend notre héros plus mature, tout un monde politique mis en place dans ce monde imaginaire, ainsi que la quête impossible. Certes la quête impossible s’apparente au Graal qui doit apporter la lumière divine à tous, mais La source du bout du monde est affaire plus personnelle et aussi affaire amoureuse, et comme elle paraît moins nébuleuse grâce aux rencontres point trop mystérieuses qui jalonnent la route de notre jeune héros, l’aventure en devient forcément plus passionnante et paraît moins vaine. Car aux dernières nouvelles le Graal est toujours recherchée par nos chers chevaliers de la Table Ronde. Reste à voir si notre héros la trouvera ou passera à côté comme Perceval avec le Graal, dans le tome suivant.

Je viens de raconter l’ambiance générale du livre, passion, larmes, aventures, mystères, écrivent ce livre, mais hélas, et même si c’est un livre très addictif avec un langage ancien comme j'aime, ce bouquin souffre de beaucoup de longueurs, notamment par exemple dans le discours de la Dame d’Abondance qui est certes très intéressant, mais parfois très répétitif comme sur la beauté de la Dame par exemple.
Oui ces longueurs nous plongent vraiment dans le roman et ce monde ancien, mais parfois c’est un peu indigeste et limite ça peut rendre le personnage un peu insupportable, sans compter que ça allonge un peu inutilement des situations qui ne sont pas très intéressantes et sont sans grand intérêt à part pour mieux découvrir un personnage (qu'on n'est pas toujours sûr de revoir cependant).

Mais malgré cela, j’ai adoré ce classique anglais, cette histoire qui ne dira sa fin que dans un autre livre et que j’ai hâte de découvrir. Ces paysages, son histoire, beaucoup de ses personnages ont quelque chose d’intéressant à suivre, à voir ou à entendre.

Merci aux éditions Libretto et Babelio.

 

Posté par Florell à 17:24 - Les classiques - Commentaires [0] - Permalien [#]
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