Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

19 septembre 2016

Il était un petit navire...

Leur obsession, envahir l'Angleterre de Charles Turquin

envahir l'angleterre

Résumé :

Dans un lointain passé, Jules César et Guillaume le Conquérant ont réussi à envahir l'Angleterre. Mais au fil des siècles, l'entreprise devint plus difficile, avant de se révéler impossible. Après ces glorieux prédécesseurs, d'autres, tout aussi célèbres, comme Philippe II, Napoléon et Hitler, ont également rêvé de franchir la Manche et ont consenti à cet effet des préparatifs formidables : la Grande Armada, la flottille de Boulogne, l'opération Lion de Mer. Voici l'histoire de ces tentatives très longtemps ignorées, des moyens engagés, de leurs chances de succès et, surtout, des raisons de leurs échecs. Des siècles d'obstination et de frustrations !

Mon avis :

Y a pas à dire Charles Turquin est un conteur, parfois trop pointu, mais toujours avec une touche d’humour pas désagréable.

Leur obsession envahir l’Angleterre, est un livre très intéressant à lire, après un rapide topo, une mise en bouche sur l’histoire d’Angleterre et ses invasions réussites avec par exemple Guillaume le Conquérant, l’empereur Claude en 43, et quelques Vikings - dans l’ordre ça donne Claude, Vikings, Guillaume - et ses tentatives échouées comme avec César, Philipe IV … L’auteur rentre enfin dans le vif du sujet avec nos trois personnages présents sur la couverture. Hitler, Napoléon 1er, Philippe II d’Espagne.

Pourquoi seulement ces trois-là ? Je ne sais pas trop, mais je pense que leur énergie dépensée et idée fixe à vouloir la conquérir ne sont pas étrangères à ce choix ; parce que je vous jure que du temps, de l’argent et de l’énergie, ils en ont tous dépensé mais plus que les autres, c’est même fou à voir. Surtout quand on prend connaissance, qu’un échec cuisant n’empêche pas le renouveau de l’opération, très visible ici avec Philippe II d’Espagne. On pourrait limite croire qu’il n’avait que ça en tête, mais bon la persévérance c'est une qualité.

Outre le descriptif des opérations, qui est pour moi le seul point faible de ce livre car parfois trop détaillé dans la composition de la flotte et les plans de bataille, ce livre va aussi nous permettre d’aborder les différentes personnalités des commanditaires de l’opération « à l’assaut » et nous faire découvrir ainsi un Napoléon très têtu et très je n’écoute rien, mais aussi un Hitler pas si génie que ça. Alors pour ce dernier je ne sais pas trop si l’auteur dit vrai,  car personnellement j’ai toujours imaginé Hitler en génie du mal sachant ce qu’il faisait. Mais pourtant Charles Turquin va nous montrer comment Hitler voyait l’Angleterre et sa position dans la guerre, et d’après le livre il voyait tout faux ; puisque que l’Angleterre ne s’est pas montrée aussi défaitiste et pacifiste qu’il imaginait, le faisant ainsi agir sans réelle discernement et sans plan infaillible (même si l’Angleterre s’en prendra plein la poire quand même par la voix des airs).

Mais ces portraits essentiels ne sont pas les seuls bien sûr. Car ces combats contre l’Angleterre vont amener des combattants et des chefs sur le devant de la scène que l’auteur va nous faire découvrir. Et là on remarquera que le brouillard, les côtes anglaises et ses courants, ne vont pas être les seules responsables des échecs successifs, en effet les amiraux, les combattants qui ont le mal de mer, ne seront pas toujours les meilleurs des différentes marines. Et je ne parle pas du manque de vivre, des maladies qui eux aussi feront beaucoup de dégâts.

Bref ! En conclusion c’était un livre sympathique, très agréable à découvrir par son sujet, ce qu’il apprend et son écriture, mais hélas parfois un peu longuet sur les détails. Mais ça vaut bien un 3,5 sur 5.

 

Editions Jourdan.

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09 septembre 2016

"Les contes de la table" de Massimo Montanari

Les contes de la table de Massimo Montanari

Source: Externe

Résumé :

Présentation de l'éditeur

" Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. Les histoires vraies alternent avec les récits d'imagination, et nous les traiterons tous de la même manière : comme le miroir d'un monde, d'une société et d'une culture. Et maintenant, silence ! Place au récit ! " M. M.

Biographie de l'auteur

Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l'alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l'alimentation en Europe, La Faim et l'Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995, dans la collection "Faire l'Europe". Il enseigne à l'université de Bologne.

Mon avis :

Les contes de la table est écrit par un historien de l’alimentation qui enseigne à l’université de Bologne, ici il y aura donc que des histoires réelles ou fausses qui aborderont la nourriture à travers l’Histoire. Sujet quelque peu étonnant car je n’envisage pas l’histoire à travers la nourriture, et pourtant force est de constater que ce livre m’a permis d’approcher les mentalités, les traditions, les morales, du moyen-âge jusqu’à la renaissance et même un peu plus.

Histoires réelles ou fausses, mais toutes racontées avec la touche du possible, j’ai apprécié ce livre pour m’avoir fait découvrir le langage de la nourriture, pour tout ce qu’elle peut raconter sur les époques en abordant famines, jours gras, jours de fête, lois, et sur tout ce qu’elle peut avoir de révélateur avec les messages qu’elle peut faire passer, la première, celle sur Charlemagne pour ça est très explicite. (Et maintenant que j’y réfléchis ça ne me parait pas si absurde que ça que la nourriture parle, après tout il suffit de regarder aujourd’hui pour éclairer un peu quelques une de nos habitudes contemporaines.)

Cela étant si j’ai beaucoup goûté ce livre, je dois dire que certaines histoires - mais très peu – m’ont moins emballée comme la dernière sur le pays de cocagne que j’ai trouvé trop imaginaire, ou encore d’autres parce que l’histoire n’était pas aussi intéressante que ça.

Mais les histoires ne sont pas tout, en effet les personnages qui ont animés ces dernières étaient parfois aussi intéressants à suivre que le côté historique. Vraiment, certains personnages valaient leur pesant d’or par leur sarcasme, leur inventivité, leur génie, leur conduite, comme par exemple celle de l’étudiant en droit que j’ai trouvé magnifique. Ca c’est du répondant !A ce niveau c'est même de l'art !

Quoi qu’il en soit c’était une lecture très nourrissante pour l’esprit, il y avait de la découverte, mais aussi des personnages qui valait leur pesant d’or. Lecture que je conseille pour apprendre mais aussi appréhender l'histoire autrement.

 

Merci aux éditions Seuil

 

20 août 2016

Je n'm'enfuis pas je vole. Comprenez bien je vole.

Je partirai pour les terres lointaines de Paul Couturiau

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Résumé :

Le 23 novembre 1923, Philippe, fils de Léon Daudet, fondateur de L'Action française, journal royaliste, antisémite et antimaçonnique, fugue. L'adolescent est coutumier du fait. Cette fois-ci, pourtant, il part avec l'intention de s'embarquer pour le Canada et la grande aventure. Devant l'impossibilité de mener à bien son projet, il regagne Paris où il va, sous un nom d'emprunt, frapper à la porte du Libertaire, journal anarchiste. Il annonce aux rédacteurs vouloir tuer le président de la République, Millerand ou son prédécesseur, Poincaré ou encore… Léon Daudet ! Quatre jours plus tard, il est retrouvé sur le siège arrière d'un taxi, une balle dans la tête. Suicide ? Meurtre à caractère politique ? La question reste ouverte.

Mon avis :

Je partirai pour les terres lointaines est un roman qui raconte la courte vie de Philippe Daudet, fils de Léon Daudet grand activiste de l’Action Française. Raconté par Marie-Sarah une prostitué a qui Philippe se confit avant sa mort, l’auteur a fait le choix de romancer la vie de ce jeune homme et de privilégier la version officielle de sa mort, donnant de ce fait un petit côté trompeur au résumé qui à travers les mots « énigme judicaire » laisse plus supposer autre chose dans le genre enquête.

Cela étant même si je ne suis pas tombée entièrement sur ce que pensais le livre bien raconté m’a assez plu et je l’ai lu même avec plaisir. Mais ceci plutôt grâce au côté touchant, émotionnel de l’écriture et du cœur de Marie-Sarah, qui met dans sa version de l’histoire beaucoup de pudeur et de compréhension et tente de rétablir certains faits contradictoires par rapport aux écrits de l’époque ; que grâce au personnage principal qu’est Philippe Daudet.

Un jeune homme doux-dingue, doux rêveur, très idéaliste et à côté de la plaque. Certes l’antisémitisme qu’il abhorre est tout à fait normal (et aujourd’hui comme hier je ne le comprends pas), mais de là à oublier dans son jugement que c’est le propre de la nature humaine d’aimer ET de détester (pas une personne au monde aime tout le monde, ça n’existe pas) ça me l’a rendue tellement immature que je l’ai trouvé un peu soûlant à suivre. Pour moi c’était au final plus un ado qui faisait une crise d’adolescence, qu’autre chose. Un ado qui avait parfois des bonnes convictions mais ne réflechissez pas beaucoup. D’ailleurs petite question, qui sommes-nous pour juger les sentiments d’autrui ? Juger des actes oui, mais des sentiments et les raisons bonnes ou mauvaises de ces sentiments, c’est autre chose - et si c’est faisable ça demande un peu plus que de la simple conviction. Bref, Philippe ne m’a pas inspiré autant de sympathie que j’aurais voulue.

Enfin, sur le déroulement de l’histoire et les autres personnages secondaires là j’ai été par contre plus  enchantée. Déjà par les diverses rencontres comme celle de Marcelle ou encore de Provis, deux personnages très simples et doux, et ensuite par le fait que l’auteur a retranscrit visiblement fidèlement (d’après ce que j’ai pu voir sur le net) l’itinéraire de ce jeune homme perdu.

En conclusion, malgré un personnage principal qui m’a laissé assez indifférente, j’ai apprécié lire ce livre pour Marie-Sarah, l’écriture (même si les nombreuses citations peuvent parfois être dérangeante), pour certaines personnages secondaires et pour ce qu’il raconte. Une affaire qui marqua le temps d’une rose son temps. 

 

Merci aux édition Jourdan.

18 août 2016

Suivons les pas des amants désunis

Romanesque de Tonino  Benacquista

Source: Externe

Résumé :

Un couple de Français en cavale à travers les États-Unis se rend dans un théâtre, au risque de se faire arrêter, pour y voir jouer un classique : Les mariés malgré eux. La pièce raconte comment, au Moyen Âge, un braconnier et une glaneuse éperdument amoureux refusent de se soumettre aux lois de la communauté.
Malgré les mille ans qui les séparent, les amants, sur scène comme dans la réalité, finissent par se confondre. Ils devront affronter tous les périls, traverser les continents et les siècles pour vivre enfin leur passion au grand jour.
Tonino Benacquista livre ici un roman d’aventures haletant et drôle qui interroge la manière dont se transmettent les légendes : l’essence même du romanesque.

Mon avis :

Romanesque : le titre sied à merveille au contenu de ce livre. Ce livre mes amis, quel livre ! Quelle aventure ! Quelle inventivité ! Quelle lecture ! Sans pour autant être un coup de cœur – mais pas loin –, ce livre m’a enchantée par son histoire hors du commun et ô combien riche en trouvailles, évènements, surprises, et j’en passe.

Nous suivons l’histoire de deux amants qui dérangent par leur façon de vivre et de penser leur amour, punis sur terre comme au ciel et enfin aux enfers, ils devront traverser plusieurs épreuves qui calmeront la colère de dieu et le désarroi du diable devant son échec à les séparer.
Mais les épreuves stressantes et terribles de nos amants, qui traversent le temps et les continents avec ruse et force, n’est pas le seul point positif de ce livre. En effet, ce dernier m’a énormément plu par son côté légendaire. J’ai aimé voir comment l’imaginaire de l’auteur a pu concevoir la transcription des légendes qui peuplent notre terre. J’y ai trouvé un côté enfantin et très nouveau. Car on n’imagine pas les légendes s’écrire ainsi avec un parcours aussi fou.

Outre ceci, et dans cette chance que nos amants ont eu à parcourir le temps, j’ai aussi goûté cette petite critique de l’incertitude historique que l'auteur glisse par-ci par-là. Cette avance que les amants avaient sur elle et qui leur permettait de critiquer certaines choses était en effet sympathique à suivre pour l'étudiante en histoire et histoire d'art que je suis. Car cela montre qu'on ne peut pas tout savoir et que parfois l'Histoire comme les légendes s'écrivent avec des lambeaux d'histoire et de l'imagination, ce qui ne les rend pas forcément très fiables. Et ceci c'est un sentiment que je ressens souvent dans mes études, du coup comme ça me parlait, ben forcément j'ai apprécié.

Enfin, pour finir, je dois dire que l’élégance du livre vient aussi de nos deux amoureux. Alors certes, c’est un peu beaucoup niais une histoire d’amour, mais malgré cela j’ai trouvé du charme dans cette histoire. Nos deux tourtereaux qui s’aiment mal pour l’opinion et envers et contre tout sans pour autant être écœurant d’amour, sont attachants par cette envie de vivre simplement ensemble et la persévérance qu'ils y mettent.
De plus, d’un point de vue du caractère je les ai trouvé surprenants ; ils sont débrouillards, ne se démontent pas face à l’hostilité des vents ou des hommes, et surtout, ils savent ce qu’ils veulent. L’auteur ne remplit pas des pages en les faisant jouer la girouette, là ça reste un but, une idée et pas autre chose, et je dois dire qu’en plus des épreuves incroyables qu’ils traversent, ce but à atteindre qui ne varie pas d’un point et ce qui fait que j'ai été happée par le récit. Car je n'avais qu'une question en tête de toute ma lecture.

Malgré cet avis un peu dithyrambique, je le rappelle ce livre n’est pas un coup de cœur parce que certains passages à l’époque contemporaine ne m’ont pas emballée autant que ça, mais malgré tout, cette histoire d’amour servie à la fois par une plume commune, délicate et poétique, et qui nous propose de suivre des personnages hors du commun dans des épreuves hallucinantes, est une perle. C’est un livre de cette rentrée littéraire à ne pas rater. C’est du roman, de la nouveauté comme on aime. C’est Romanesque !

Merci à Babelio et aux éditions Gallimard.

 

Extraits :

"Vexés par l'insubordination des amants, les fâcheux s'en sont allés, mais déjà une ombre morbide et souveraine plane sur la scène. L'insolence s'efface par pudeur, l'heure n'est plus à la farce : on se meurt."

"Temps,
Toi qui m'oppresses depuis mon premier jour, toi qui me rappelles à chaque instant que tu m'octroies combien je suis mortel. Sache que dorénavant je serai lent quand tu voudras me hâter, et je perdrai plus mes heures à t'attendre quand je voudrai me hâter. J'ai depuis ce jour bien plus de temps que tu n'en auras jamais. J'ai depuis ce jour bien plus de temps que tu n'en auras jamais."

02 juillet 2016

"Duchesses rebelles tome 1 : L'intrépide cousine du roi" de A.M. Desplat-Duc

Duchesses rebelles tome 1 : L'intrépide cousine du roi de Anne-Marie Desplat-Duc

Source: Externe

Résumé :

La duchesse de Montpensier raconte ses souvenirs de l'époque de la Fronde, partagés entre aventures intimes et tribulations politiques.

Mon avis :

Anne-Marie d’Orléans fut une femme exceptionnelle, d’une part de par son immense fortune, mais aussi de par son action sous la Fronde où elle s’opposa à son cousin Louis 14 afin de faire tomber Mazarin.
C’est donc ce destin singulier qu’Anne-Marie Desplat-Duc nous propose de découvrir. Ce destin de femme, d’une femme qui a osé se révolter contre le pouvoir royal, contre son cousin le roi Louis 14 et contre son parrain Mazarin et même contre l’autorité paternel.

Ce livre ne raconte cependant pas que les hauts faits de cette Grande Mademoiselle, même très peu en fait. En effet l’auteure va avant tout mettre en avant le côté sentimental du personnage, c’est-à-dire toutes les déceptions, les contrariétés qui feront suite aux échecs des divers projets matrimoniaux (et y en a eu une pelle !), mais aussi dues aux piques venant de la cour et de la famille. Mais cela n’est pas tout, on va aussi percevoir à travers ses mémoires le caractère de ce personnage, et on va notamment découvrir qu’elle a une haute opinion d’elle-même - mais vu son rang ce n’est probablement pas anormal - et aussi un caractère assez marqué. Effectivement, comme l'auteure va nous le montrer, cette jeune fille n’est pas pliable à volonté même si elle est sensible, et la reine  mère Anne d'Autriche et quelques autres vont en faire un peu les frais. Certes c’est un roman jeunesse, mais je pense que cela est parfaitement crédible vu le personnage, maintenant pour vraiment savoir faudrait que je lise ses mémoires mais je ne vous cache pas que ce n'est pas d'actualité.

Enfin pour finir, le deuxième et dernier point intéressant de ce livre est le côté historique. Alors comme je le disais l'auteure ne s'est pas particulièrement étalée sur l'action politique de cette intrépide Grande Mademoiselle lors de la Fronde ; cela étant tout le long l'Histoire va nous accompagner, soit par les révoltes parisiennes, nobiliaires, parlementaires, ou soit par les arrestations, les quelques fuites, les faits d'armes et aussi fatalement par les conséquences de la Fronde sur les frondeurs qui verra notre héroïne s'exiler et voir ainsi sa réputation ruiner.
En fait, après lecture de ce livre et vu que la politique est très présente, j'ai plus l'impression que l'auteure voulait aborder la Fronde et la politique de l'époque plutôt que les personnages féminins. Bien sûr elle parle de la vie privée de cette jeune fille, mais j'ai finalement trouvé cela assez secondaire par rapport à la Fronde qui tient une grande place, bon après c'est l'époque qui voulait ça mais c'est un fait le portrait a parfois été un peu éclipsé pour l'Histoire. Personnellement ça ne me gêne pas, mais est-ce que des ados vont en dire autant ?

En tout cas j'ai vraiment apprécié ce roman parce qu'il met en avant des femmes et leur donne une place dans l'Histoire, de plus la couverture et l'objet livre sont justes magnifiques ! Je ne suis pas fan du rose en temps normal mais je trouve ce livre quand même très beau. Bref ! Pour cet été, c'est un livre à tenter au près des ados et moi j'ai hâte de voir la suite.

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse.


27 juin 2016

"La curieuse et amusante histoire de l'automobile" de Christain Vignol

La curieuse et amusante histoire de l'automobile de Christain Vignol

 

Source: Externe

Résumé :

Des débuts héroïques et balbutiants de l'automobile (ses faux inventeurs et ses nombreux papas), où les voitures roulaient moins vite que les piétons, jusqu'à l'auto de demain (électrique ? à l'hydrogène ? à l'eau de mer ?), découvrez les curieuses histoires de l'évolution de l'Automobile. Entre autres : Quand les conducteurs devaient se faire précéder d'un homme courant en agitant un drapeau ; Les premiers permis de conduire ; Les premiers excès de vitesse au-dessus de 9 km/h ; Les rencontres qui ont fait sortir l'auto de ses couches-culottes : quand Dion rencontre Bouton, quand Panhard rencontre Levasseur, quand Rolls rencontre Royce ; L'impossible "mur" des 100 km/h ; Les premières courses automobiles ; Les inutiles mais héroïques taxis de la Marne ; Le vétérinaire qui invente le pneu ; Hitler qui promet la VW pour tous ; Ford et la production en série ; Les magiciens de l'automobile : Bugatti, Ferrari, Maserati, Lamborghini ; La fin programmée du moteur à explosion.

Avis :

Je ne m’attarderai pas à faire un résumé de ce livre, le titre en disant bien assez. Cependant je vais vous en parler car ce livre m’a gentiment était offert par les Editions Jourdan, mais aussi parce que j’ai découvert plein de petites choses amusantes ou étonnantes.

Je ne suis pourtant pas fan des voitures, et j’avoue que les quelques passages mécaniques me sont passés au-dessus de la tête - oui je n’y ai pas compris grand-chose -, mais malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’évolution de la voiture à travers l’Histoire et ses grands évènements, mais aussi tout ce qui fait son univers à savoir, la circulation, le permis, les courses, les inventions propres à la voiture comme le pneu (inventé par un vétérinaire !), les grands noms de la voiture comme Ford par exemple.

D’ailleurs outre la succession d’anecdotes dont certaines sont très amusantes et l’échelle de l’évolution automobile, ce que j’ai aussi apprécié c’est que ce livre ne raconte pas que l’histoire de la voiture, il est aussi une projection dans l’avenir. Certes une projection superficielle, mais qui montre quand même les défis que l’avenir va devoir relever à ce niveau (et ce n’est pas gagné).
Petit plus là-dessus, l’auteur va aussi et avec le plus grand sérieux du monde, poser les problèmes que la voiture volante, la voiture imaginaire par excellence depuis décennies, pourra poser. Alors certes ce dernier sujet est plutôt du genre science-fiction, mais ce qui est bien c’est que l’auteur envisage toutes les possibilités de la future voiture.

Autre point très appréciable du bouquin ce fut de découvrir aussi que la voiture et son mode de construction ont mis en place les modes de production moderne, comme le travail à la chaîne. Bien sûr, le travail à la chaîne n’est pas né avec la voiture, mais c’est bien ces usines qui ont clairement mis en place  ce mode de production. Et d’ailleurs il est étonnant de voir que ce mode là – du moins chez Ford – a permis en plus de favoriser la vente de voiture de moins en moins chère, l’augmentation des salaires et la baisse de la journée de travail ; même si les ouvriers se plaindront du travail peu intéressant par la suite.
Et puisque je parle de Ford je vous conseille de lire ce livre pour voir le genre d’homme qu’il était et ceci même si tout n’est probablement pas dit ici. Personnellement, je ne pensais pas dire cela un jour mais oui la personnalité d’un homme du monde automobile est arrivée à m’intéresser. Et dans ce livre il était le portrait le plus captivant. C’était vraiment un homme étonnant et paternel.  

Bref !

Quoi qu’il en soit ce livre va aborder la voiture sous toutes ses coutures, et que vous vous y intéressez ou pas, y a des choses sympathiques à apprendre dedans. Donc faite vous plaisir.

 

Merci aux éditions Jourdan.

 

23 juin 2016

"Reine de Palmyre" de A.B. Daniel

Reine de Palmyre de A.B. Daniel

reine de palmyre

Résumé :

Avec la reine Zénobie, A.B. Daniel ressuscite les jours somptueux de Palmyre, perle de Syrie aujourd’hui menacée.

La nuit où Zénobie vient au monde, au IIIe siècle de notre ère, dans le désert de Syrie, non loin de Palmyre, une boule de feu déchire le ciel pour venir frapper la terre, faisant jaillir l’eau du sable et amenant l’opulence à sa tribu. Au même moment, un jeune officier romain, Aurélien, remporte victoire sur victoire, menaçant l’ascension de la princesse du désert.

Ainsi naissent les destins croisés de ceux qui, bientôt, se livrent un combat acharné pour le pouvoir suprême. Zénobie, reine de Palmyre, vénérée comme une déesse dans tout l’Orient, et Aurélien, Dux Majorum, qui ambitionne de devenir un grand empereur guerrier.
L’histoire d’une lutte passionnée et splendide.

Sous le nom d’A.B. Daniel, le romancier Jean-Daniel Baltassat, avec Bertrand Houette son complice chargé des recherches historiques, nous offre un grand roman de passion et d’aventures fondé sur des éléments historiques très fouillés. Leur précédent défi romanesque INCA (XO Editions) a été un immense succès mondial, plus de 500 000 exemplaires vendus en France et une parution en 25 langues.

Mon avis :

Il y a des rappels parfois tristes, Palmyre fait partie de ceux-là. Pas inconnue mais lointaine par rapport à Rome, Palmyre un peu ignorée fut pourtant une cité antique resplendissante par ses paysages, sa richesse, son histoire, ses contes et ses légendes, dont Zénobie fait partie. Mi-réelle mi-légendaire, l’auteur va nous faire partager sa vie, mille fois écrite et inventée, où Zénobie trouvera ici une vie à la hauteur de sa naissance. Une vie de combat, de drame, de déception et d’attente, pour cette femme tantôt fille, tantôt guerrière, tantôt mère ou reine. Une vie qui se suit avec passion, quand bien même elle rajoute des contes à la légende.

Mais tout n’est pas que Zénobie, en face nous suivons la vie de celui par qui viendra sa chute, Aurélien bientôt empereur mais pour l’heure simplement au service de Rome. Aurélien grand vainqueur des barbares, homme plus sensé que d’autre, mais qui n’est pourtant pas toujours bien entouré. En effet en suivant son histoire c’est aussi les assassinats romains, les embrouilles politiques que l’on suit ; et même si l’auteur prend des libertés avec sa vie et notamment avec sa mort, il faut dire qu’elle rajoute vraiment quelque chose d’intense à l’histoire en mettant en cause le christianisme qui est abordé tout au long du livre soit dit en passant.

Histoire chrétienne que l’auteur aborde plus particulièrement  avec l’homme devenu Simon et qui connaît Zénobie depuis toujours. Homme plutôt désagréable, tout comme son courant religieux et ses actions d’ailleurs, mais il faut pourtant bien dire que sans lui l’histoire n’aurait pas été la même, vu qu’il sera ici en partie responsable de la chute de Zénobie, alors qu’elle, jamais elle ne l’aurait trahi… Et c’est d’ailleurs à la fin que j’ai trouvé Simon extrêmement insupportable, comment ose-t-il lui faire le discours qu’il lui tient alors qu’elle n’en demandait pas autant ?!!! Pour qui il se prend ?!!! Vraiment si au début je pouvais avoir une vague sympathie pour cet homme, après j’aurai voulu le voir mort.

Bon, là je parle des principaux personnages mais les personnages secondaires sont tout aussi bien écrits que les premiers. Ils ont tous leur personnalité propre qui fait qu’on les apprécie ou pas. Une personnalité qui donne par moment de beau passage secondaire, et le tout servi par une plume fluide et sans manière.

Autre petit plus, les quelques photos qui accompagnent ce livre et qui permettent de voir Palmyre hier et aujourd’hui. Mais malgré la fureur de quelques débiles bêtes à manger du foin, Palmyre restera Palmyre la resplendissante.

En conclusion et malgré l’épaisseur, c’était une lecture prenante, chargée d’émotion et de colère. A lire pour que vive toujours Palmyre.

 

Merci à XO éditions.

 

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08 juin 2016

"La bête du Gévaudan et autres histoires vraies" de Jean-Claude Bourret

La bête du Gévaudan et autres histoires vraies de Jean-Claude Bourret

la bête du gévaudan

Résumé :

Sous le règne de Louis XV, de 1764 à 1767, une créature monstrueuse sème la terreur dans le Gévaudan, tuant 52 personnes. Une bête, certes, mais que nul n’avait jamais vue. S’agit-il d’un loup ? D’un monstre ? Ou bien d’un homme ? Le mystère demeure…
À Paris, au XIXe siècle, on dit voir une silhouette rôder dans les cimetières, s’acharner sur les morts – et surtout les mortes. Crimes de sorcellerie ou pervers sexuel ?
En 1977, à Uruffe, commune de Lorraine, une femme est retrouvée calcinée dans son appartement, qui pourtant demeure intact. Comment est-ce possible ?
La Bête du Gévaudan, les possédées de Loudun, le vampire de Montparnasse, les fantômes du Trianon et les combustions spontanées d’Uruffe : les faits ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être. Jean-Claude Bourret nous invite à un voyage à travers le temps – et à travers la raison – pour réexaminer des affaires encore mystérieuses qui demeurent à ce jour des énigmes scientifiques.

Mon Avis :

Au premier abord on pourrait croire que ce livre est un peu farfelu, il n’en est pourtant rien ! Sous des dehors qui paraissent être amusant, il y a bien du mystérieux, de l’étrange, de l’incompréhension qui règne dans ces pages. Et Jean Claude Bourret avec l’art de celui qui sait prendre ses distances et sait chercher, va nous le prouver en mettant plus d’une fois notre raison à l’épreuve.
Bien sûr derrière quelques histoires comme celle des Possédées de Laudun où le Vampire de Montparnasse, le mystère trouve une raison toute rationnelle, mais pour les autres le rationnel est un peu plus dur à trouver, Bête du Gévaudan à part.

Et si je mets cette dernière à part, c’est bien parce qu’on sait qu’une bête meurtrière a existé même si elle a servi de couverture à quelques viols et meurtres. Quelle bête ? Ca on ne saura jamais vraiment, même si l’auteur y apporte une hypothèse. D’ailleurs puisque je parle de cette bête, faut savoir que c’est l’histoire la plus développé du livre. Un peu trop d’ailleurs. En effet l’auteur prend beaucoup de temps à énumérer les attaques, ce qui fait à la longue un peu long, même si elle n’en reste pas moins intéressante.

Pour en revenir aux autres histoires fabuleuses ou presque, elles ont été toutes aussi passionnantes que La bête du Gévaudan, voire même plus car déjà un peu plus courtes mais aussi moins connues, personnellement je ne connaissais pas l’histoire du Petit Trianon ou du Vampire de Montparnasse, et c’était un plaisir du découvrir. Quant à la combustion spontanée je connais comme tout le monde mais là j’ai par contre révisé mon jugement. En effet, j’ai toujours cru fermement que ces combustions étaient des légendes mais là un petit doute s’est insinué en moi, parce que oui c’est quand même étrange et peut-être un peu flippant.

Alors ça c’est pour les histoires, un petit mot rapide sur le reste maintenant. L’écriture est classique, les chapitres sont bien découpés en sous-parties ce qui facilite la lecture, et en plus ils sont aussi accompagnés de petite illustration pour parfaire le tout. Un seul regret j’aurais aimé plus.

En conclusion c’était une lecture fort sympathique et mystérieuse. Je recommande.

 

Merci aux éditions l'Archipel.

19 mai 2016

"Charmer, s'égarer et mourir" de Christine Orban

Charmer, s'égarer et mourir de Christine Orban

marie antoinette orban

Résumé :

« C’est Marie-Antoinette que je voulais écouter. L’écouter comme si j’avais été sa confidente. Sa voix résonne dans sa correspondance, dans ses silences, dans les mots effacés et retrouvés. Je l’ai entendue. Les lignes tracées de sa main sont comme des notes sur une partition de musique. Je perçois l’incertitude de son timbre, sa sensualité, je perçois des sons graves et légers comme l’eau d’une rivière, une rivière de larmes. »  Christine Orban

Mon avis :

Charmer, s’égarer et mourir, se présente comme un roman plus psychologique qu’historique sur Marie-Antoinette. Avec force d’image, de répétition, d’insistance, Christine Orban va nous dévoiler dans ces pages une Marie-Antoinette, frivole, qui souffre, qui se perd, qui se révolte mais qui restera en fin de compte une victime. Victime de sa condition, victime de sa mère, victime d’une étiquette trop rigide et indiscrète dans une prison dorée, victime de la Révolution.
Par ces effets de style Christine Orban réussit plutôt bien son pari, qui est de nous faire ressentir Marie-Antoinette comme elle a ressenti. En effet jamais Marie-Antoinette n’a paru aussi bien racontée et aussi bien comprise.

Pour autant je n’irai pas dire que ce livre fut sans défaut, pour ma part j’en ai trouvé deux. Premièrement les répétitions, assurément Christine Orban insiste beaucoup trop sur l’état d’esprit et le réveil à la vie de Marie-Antoinette, et deuxièmement la psychanalyse. Comme vous le savez, ou pas, je méprise profondément cette pseudo science qui a envoyé une partie de l’humanité dans le mensonge par son délire, par conséquent c’est tout naturellement que les rapprochements psychanalytiques de l’auteure m’ont plus d'une fois exaspérée, d’une part parce que je les trouve franchement douteux (ch l'histoire du chien) et d’autre part parce qu’ils ont servi à surenchérir le côté tragique de l’histoire. Et cela, plus les répétitions, plus les images, plus l’écriture parfois un brin poétique, je vous assure que ça faisait un peu trop.
Mais pourtant, malgré cela, j’ai quand même savouré cette lecture qui d’un point de vue historique est tout à fait appréciable, mais aussi pour ce portrait intime de la reine. En effet même si je n’ai pas marché dans certains raisonnements douteux de l’auteure, supporté difficilement la surenchère de pathos, j’ai malgré tout ressenti une grande proximité avec cette reine. J’avais vraiment l’impression de vivre les évènements avec elle, et je n’ai pu m’empêcher de ressentir de l’injustice et de la peine pour cette femme courageuse. D'un courage a couper le souffle.

En fin de compte et vu comme ça on comprend pourquoi Marie-Antoinette fascine, et il n'est pas exagéré de dire qu'elle a probablement été jugée trop sévèrement.

Je remercie les éditions Albin Michel et Gilles Paris.

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02 mai 2016

"Zazous" de Gérard de Cortanze "Voila l'Zazou, voila l'Zazou"

Zazous de Gérard de Cortanze

Source: Externe

Résumé :

On n’est pas sérieux quand on a quinze ans – même en pleine Occupation. Chaque jour, au café Eva, une bande de zazous se retrouve pour écouter du jazz. Josette, Pierre et Jean sont lycéens, Sarah est coiffeuse, Charlie trompettiste, Marie danseuse, Lucienne apprentie mannequin. Dans un Paris morose, ils appliquent à la lettre les mots d’ordre zazous : danser le swing, boire de la bière à la grenadine, lire des livres interdits, chausser en toutes circonstances des lunettes de soleil et enfiler de longues vestes à carreaux.
À mesure que les Allemands montrent leur vrai visage, ces jeunes gens qui ne portent pas encore le nom d’adolescents couvrent les murs de Paris du « V » de la victoire, sèment la panique dans les salles de cinéma et les théâtres, déposent une gerbe le 11 novembre sous l’Arc de Triomphe, arborent, par solidarité et provocation, l’étoile jaune. Traqués par les nazis, pourchassés par les collaborateurs, rejetés par la Résistance, les zazous ne veulent pas tant « changer la vie » qu’empêcher qu’on ne leur confisque leur jeunesse.
 
Dans cet ample roman aux accents de comédie musicale, Gérard de Cortanze nous plonge au cœur d’un véritable fait de société trop souvent ignoré, dans le quotidien d’un Paris en guerre comme on ne l’avait encore jamais vu, et nous fait découvrir la bande-son virevoltante qui, de Trenet à Django Reinhardt, sauva une génération de la peur.

Mon avis :

On connait tous l’expression « faire le zazou », mais au final on est très peu à connaître l’histoire de ces zazous, et plus particulièrement sous l’occupation allemande à Paris.
Mais voilà un vide que Gérard de Cortanze s’apprête à combler avec un sens du détail et de l’Histoire époustouflant. D’ailleurs je ne sais même pas pourquoi je dis cela, vu que les deux ne vont pas l’un sans l’autre. En effet par le détail du Paris occupé, en nous racontant la presse, les arrestations, les fusillades, les décrets anti-zazous, les actions zazous, les lois antisémites, le lien trouble entre musulmans et nazi (d’ailleurs j’ai découvert ici la branche SS musulmanes), l’épuration d’après-guerre, etc., l’auteur nous raconte l’Histoire avec un grand H ; nous plongeant ainsi réellement dans le quotidien difficile du Paris occupé et donc de nos personnages.

Qui eux sont certes imaginaires, mais comme ils sont placés dans un monde réaliste et décrivant une jeunesse réelle, on pourrait les croire réels. Surtout que l’auteur ne les épargne pas dans le malheur, puisque chacun à leur manière nos personnages vont subir cette guerre.

Et puisque je parle des personnages… c’est le moment de faire un point sur eux.

Porter par une plume simple mais prenante, nous allons donc suivre ici tout un groupe de jeune adolescent, qui aime le swing, le style anglais, et affiche à l’égard de la guerre un « j’m’en foutiste » patent, avec cette ritournelle en fond sonore qui dit « que la jeunesse ne doit pas mourir à cause de la guerre ». Pourtant malgré leur refus des grandes actions de résistance, leur refus de s’engager réellement et de juste se « contenter » de quelques petites actions marquantes, comme le port d’une étoile jaune détournée, de déranger les séances de cinéma, etc., nos héros vont devoir s’engager plus qu’ils ne le voudraient. Pour les amis, pour eux, pour leur pays, ils devront cacher des vérités et parfois frôler la collaboration par intérêt ou par amour.

Tout ceci aura forcément des répercutions sur leurs liens, parfois la tension montera entre les personnages, mais ça n’ira jamais vraiment plus loin que quelques brouilles car l’amitié est plus fort que tout. Et c’est là un peu le bug du livre, ça fait franchement pas très convaincant de ne pas voir les liens cassés davantage, alors qu’à côté le livre ne manque pas de réalisme. Franchement, est-ce qu’une amitié peut survivre à une guerre et dans ce contexte à des comportements opposés aux autres, opposés à nos engagements ? Personnellement j’ai des doutes…
Bon tout cela n’est finalement que détail, car la fin de Josette rattrape cela. En effet, par ce personnage l’auteur nous présente vraiment ces humains en morceaux qui ne savent plus comment vivre après une guerre qui bouleversa l’Histoire et leur vie.

En conclusion c’était une lecture historique agréable et enrichissante que je recommande vivement malgré quelques longueurs.

 

Merci aux éditions Albin Michel. (Et Gilles Paris)

Posté par Florell à 21:52 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
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