Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

25 octobre 2017

"La fille du rivage" de P. Ananta Toer

La fille du rivage : Gadis Pantai de P. Ananta Toer

la fille du rivage

Résumé :

La jeune fille d'un pêcheur de la côte nord-est de Java (Gadis Pantai signifie " la fille du rivage " en indonésien) a été demandée en mariage par un aristocrate local, fasciné par sa grande beauté.
Elle a quatorze ans et, dans cette Java féodale du début du vingtième siècle, elle n'a guère le choix.
Ce mariage arrangé la fait passer sans transition d'une vie certes pauvre et rude, mais libre et naturelle, à une existence cloîtrée, dans la vaste demeure ceinte de murs de son époux, le Bendoro.
La jeune fille est intimidée et malheureuse, mais doit très vite s'adapter au langage et aux usages de sa nouvelle vie.
Grâce à une vieille servante, elle apprend à se comporter en maîtresse de maison, à se maquiller, à se purifier et à prier.
Puis, incrédule, elle découvre qu'elle n'est qu'une épouse à l'essai après bien d'autres.
Toutefois, elle ne se doute pas encore que son destin basculera cruellement lorsqu'elle donnera naissance à une petite fille quelque temps plus tard...
Gadis Pantai est le récit d'une vie volée.
D'une grande simplicité et d'une grande force, l'évocation de cette jeune fille abusée, de ce personnage de femme inoubliable, luttant pour rester libre jusqu'au bout, mais sans parvenir à maîtriser son destin, confirme la puissance narrative du romancier indonésien.

Mon avis :

La fille du rivage de Pramoedya Ananta Toer, parle d’une jeune fille mineure qui est « mariée » à un homme bien plus âgé qu’elle, et qui a eu déjà plusieurs concubines et plusieurs enfants.

Gadis Pantai, c’est son nom, âgée de 14 ans et venant d’un pauvre village de pêcheur, se retrouve donc du jour au lendemain prisonnière dans une maison riche de la ville, « mariée » à un homme qu’elle ne connaît pas et prisonnière d’une cage dorée où elle n’a plus qu’à subir sa situation.
Victime d’un con aux apparences bien noble, bien religieuse, bien propre, qui fait d’elle son esclave, sa chose, son rien… autant dire que sa vie n’est pas drôle et ne respire pas la joie de vivre. Mais comme elle n’a pas l’air de se plaindre, puisqu’elle tombe amoureuse de son bourreau, en tant que lecteur tu finis par vite passer sur cette situation immonde pour finalement péter un plomb devant la soumission de Gadis Pantai qui accepte son rôle de serpillière sans broncher.
Ok, l’époque ne s’y prête pas vraiment et le pays non plus probablement, mais putain ! les dialogues et certaines scènes donnent juste envie d’aller s’asseoir dans les orties parce que… parce que tu te sens obligée de trouver plus con que le livre pour te calmer. Et oui ! Et c’est là le hic ! Car à part sur la fin - les dix dernières pages à peu près - ce livre ne parle pas du tout d’une fille luttant pour rester libre comme l’indique la quatrième couverture. (Ce que je recherchais, hélas.) En effet, vu qu’elle subit la situation de bout en bout sans trop broncher, voire pas du tout, je dois avouer que du coup j’ai lu ce livre déçue et énervée, cherchant ce chant de liberté promis, qui se limite ici au souvenir du chant de la mer… (On ne va pas se mentir, y a mieux comme liberté.)

Oui, bon d’accord, ce livre cherche avant tout à mettre en avant ces histoires de vies volées des plus faibles par les plus forts et/ou les plus riches, ces vies parfois volées dans l’espoir d’une vie meilleure, mais c’était nécessaire de nous servir ce concept sans un minimum de révolte intérieure ? Avec une héroïne naïve et faible ? Et c’était nécessaire de devoir attendre la fin du roman pour voir une révolte de notre pitoyable héroïne ?, qui franchement aurait gagné à être moins pathétique pour le coup. D’accord elle est triste, mais quand même, un minimum de force n'aurait pas été mauvais, car là je l’ai trouvé pitoyable et sans caractère. Honnêtement, c’était vraiment un discours et des idées dignes d’une personne faible, qui en fin de compte va partir se cacher loin de son village pour ne pas subir le regard des autres...
Bref ! Ce livre ne raconte pas l'histoire d'une fille qui lutte pour rester libre jusqu'au bout.

Outre cela, et même si je suis contente d’avoir découvert un auteur indonésien, j’avoue que je n’ai pas été fan de l’écriture. C’est très simple, banal, rien de bien recherché. En résumé, un livre, vite lu, vite oublié. Pas extraordinaire.

Merci à Babelio et Folio.

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28 novembre 2016

"Les 7 et 1 erreurs dans l'art" de Marie-Fred Dupré

Les 7 et 1 erreurs dans l'art de Marie-Fred Dupré

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Résumé :

Non pas 7 mais 8 erreurs sont à retrouver dans chaque double page de ce classique du livre-jeu !

De la fresque égyptienne aux Tahitiennes de Gauguin en passant par Vermeer, 17 œuvres ou autant d'occasions pour petits et grands d'explorer en détails l'histoire de l'art.

Mon avis :

Un livre pour enfant qui a pour but de leur faire découvrir la peinture par un jeu des 7 erreurs + 1. Traversant toutes les époques depuis l’antiquité ce livre offre un bon moment de divertissement aux enfants par l’aspect ludique qu'il propose, cela étant je note un petit bémol dans le côté éducatif puisque je n’ai pas trouvé l’idée de faire découvrir la peinture aux enfants si bien approfondie.
En effet si le livre donne le titre de la peinture et le nom de l'artiste (quand ils sont connus), il ne donne pas, et c’est dommage, d’explication sur ce qu’il représente. Sans faire de grand discours - car c’est pour des enfants - je pense qu’un minimum d’explication sur l’œuvre et/ou le courant aurait été la bienvenue, car parfois on peut se demander qu’est-ce que ça représente. En effet, on ne fréquente pas tous les musées et si vous ne connaissez pas l’histoire ou l’esprit qui a inspiré l’œuvre ben vous risquez de vous demander longtemps ce que ça veut dire, par exemple pour Les sabines (1799) de Jacques-Louis David si vous ne connaissez pas l’histoire de la création de Rome ben vous allez regarder le tableau sans rien comprendre, idem pour d’autres tableaux où la culture générale ne vous aidera pas spécialement, je pense notamment à Evènement doux de Vassily Kandinsky.
Après, certes, y a des tableaux ça coule de source mais ce n'est pas le cas de tous et il y aurait fallu penser à ça.

Bref, l’idée est vraiment sympa et on passe un bon moment mais ce n'est pas assez approfondie hélas. Note 3/5.

Merci aux éditions Palette et Babelio.

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09 octobre 2016

"Chroniques de Renaud parues dans Charlie Hebdo (et celles qu'on a oubliées)" de Renaud

"Chroniques de Renaud parues dans Charlie Hebdo (et celles qu'on a oubliées)" de Renaud

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Résumé :

"Ecrire et faire vivre les mots sur la feuille et son blanc manteau, ça vous rend libre comme l'oiseau, ça vous libère de tous les maux."
Je sais, j'me cite, j'me la pète un p'tit peu, mais quel bonheur de lire, relire et d'éditer ces chroniques parues dans Charlie Hebdo entre 92 et 95 et demi (je tiens au demi: patron, encore un d'mi!)
Des chroniques aujourd'hui indisponibles, épuisées, que je vous offre ici, agrémentées de quelques autres oubliées.
Quel bonheur de vous en faire cadeau (quoique 14, 90 euros, quand même, ça se trouve pas à tous les coins de ma ZUP, ni sous le sabot d'un cheval à bascule ou d'un quelconque étalon de manège au parc Montsouris, dans le quatorzième sud -- comment vivre ailleurs ?) !
Bonne lecture, mes aminches ! Découvrez, redécouvrez mes chroniques, ces écrits aléatoires et à travers mais rédigés d'une plume que j'espère toujours vivante, toujours debout, comme dit la chansonnette...

Renaud

Mon avis :

J’adore Renaud depuis que je suis gamine, et ce même si je ne suis absolument pas gauchiste. Y a en effet un côté sectaire et idiot généreux chez eux que je ne peux pas me pifer, et que j'ai donc forcément retrouvé dans ces pages. Que ça soit clair, je ne pense pas que leurs idéaux soient tous à jeter mais ils n’ont pas la raison et l’intelligence, qu’on peut trouver ailleurs – parfois mais souvent.

Bref, comme je le disais depuis gamine j’aime bien Renaud… sauf que je vous raconte n’importe quoi vu que depuis Boucan d’enfer, que je n’ai pas aimé, j’ai totalement décroché.

Recommençons.

Bon ! Parce que Renaud, parce que Charlie Hebdo, ce livre je ne pouvais passer à côté, même si j’avais une idée de ce que je trouverai dedans niveau politique et spectacle.

Ca y est j’y suis arrivée !

Ben oui, il suffit de connaître ses chansons pour avoir une idée de ce qu'il allait raconter dans ces billets destinés à Charlie.

Appelez-moi, Sherlock-Poirot-Adamsberg

Et je dois dire que malgré son défaut gauchiste, son parti-pris dans les chroniques (la dernière le montre, les nazillons gauchistes ça existent vraiment et ça a toujours existé), j’ai pris du plaisir à lire ces dernières.
Tout d’abord parce qu’elles sont un mélange de sérieux et de légèreté. Ensuite parce qu’elles racontent souvent rien du tout à part des choses personnelles et aussi régulièrement des choses sérieuses. Et enfin parce qu’elles ont une pointe d’humour derrière cette apparence simpliste vraiment sympathique.

Toutefois, j'ai beau avoir apprécié cette lecture, je ne vais pas parler plus des ces billets de Charlie Hebdo, car se sont des chroniques et passer dessus une par une, ça serait vraiment chiant pour vous comme pour moi, et ensuite parce que vous savez déjà ce qu'elles racontent vu que les chansons sont du mêmes auteurs. Néanmoins rien de tout cela doit vous empêcher d'ouvrir et de lire ce livre, car il y a là un côté naturel qu'il n'y a pas dans les chansons plus construites.


Merci à Lecteurs.com et aux éditions Helium.

18 août 2016

Suivons les pas des amants désunis

Romanesque de Tonino  Benacquista

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Résumé :

Un couple de Français en cavale à travers les États-Unis se rend dans un théâtre, au risque de se faire arrêter, pour y voir jouer un classique : Les mariés malgré eux. La pièce raconte comment, au Moyen Âge, un braconnier et une glaneuse éperdument amoureux refusent de se soumettre aux lois de la communauté.
Malgré les mille ans qui les séparent, les amants, sur scène comme dans la réalité, finissent par se confondre. Ils devront affronter tous les périls, traverser les continents et les siècles pour vivre enfin leur passion au grand jour.
Tonino Benacquista livre ici un roman d’aventures haletant et drôle qui interroge la manière dont se transmettent les légendes : l’essence même du romanesque.

Mon avis :

Romanesque : le titre sied à merveille au contenu de ce livre. Ce livre mes amis, quel livre ! Quelle aventure ! Quelle inventivité ! Quelle lecture ! Sans pour autant être un coup de cœur – mais pas loin –, ce livre m’a enchantée par son histoire hors du commun et ô combien riche en trouvailles, évènements, surprises, et j’en passe.

Nous suivons l’histoire de deux amants qui dérangent par leur façon de vivre et de penser leur amour, punis sur terre comme au ciel et enfin aux enfers, ils devront traverser plusieurs épreuves qui calmeront la colère de dieu et le désarroi du diable devant son échec à les séparer.
Mais les épreuves stressantes et terribles de nos amants, qui traversent le temps et les continents avec ruse et force, n’est pas le seul point positif de ce livre. En effet, ce dernier m’a énormément plu par son côté légendaire. J’ai aimé voir comment l’imaginaire de l’auteur a pu concevoir la transcription des légendes qui peuplent notre terre. J’y ai trouvé un côté enfantin et très nouveau. Car on n’imagine pas les légendes s’écrire ainsi avec un parcours aussi fou.

Outre ceci, et dans cette chance que nos amants ont eu à parcourir le temps, j’ai aussi goûté cette petite critique de l’incertitude historique que l'auteur glisse par-ci par-là. Cette avance que les amants avaient sur elle et qui leur permettait de critiquer certaines choses était en effet sympathique à suivre pour l'étudiante en histoire et histoire d'art que je suis. Car cela montre qu'on ne peut pas tout savoir et que parfois l'Histoire comme les légendes s'écrivent avec des lambeaux d'histoire et de l'imagination, ce qui ne les rend pas forcément très fiables. Et ceci c'est un sentiment que je ressens souvent dans mes études, du coup comme ça me parlait, ben forcément j'ai apprécié.

Enfin, pour finir, je dois dire que l’élégance du livre vient aussi de nos deux amoureux. Alors certes, c’est un peu beaucoup niais une histoire d’amour, mais malgré cela j’ai trouvé du charme dans cette histoire. Nos deux tourtereaux qui s’aiment mal pour l’opinion et envers et contre tout sans pour autant être écœurant d’amour, sont attachants par cette envie de vivre simplement ensemble et la persévérance qu'ils y mettent.
De plus, d’un point de vue du caractère je les ai trouvé surprenants ; ils sont débrouillards, ne se démontent pas face à l’hostilité des vents ou des hommes, et surtout, ils savent ce qu’ils veulent. L’auteur ne remplit pas des pages en les faisant jouer la girouette, là ça reste un but, une idée et pas autre chose, et je dois dire qu’en plus des épreuves incroyables qu’ils traversent, ce but à atteindre qui ne varie pas d’un point et ce qui fait que j'ai été happée par le récit. Car je n'avais qu'une question en tête de toute ma lecture.

Malgré cet avis un peu dithyrambique, je le rappelle ce livre n’est pas un coup de cœur parce que certains passages à l’époque contemporaine ne m’ont pas emballée autant que ça, mais malgré tout, cette histoire d’amour servie à la fois par une plume commune, délicate et poétique, et qui nous propose de suivre des personnages hors du commun dans des épreuves hallucinantes, est une perle. C’est un livre de cette rentrée littéraire à ne pas rater. C’est du roman, de la nouveauté comme on aime. C’est Romanesque !

Merci à Babelio et aux éditions Gallimard.

 

Extraits :

"Vexés par l'insubordination des amants, les fâcheux s'en sont allés, mais déjà une ombre morbide et souveraine plane sur la scène. L'insolence s'efface par pudeur, l'heure n'est plus à la farce : on se meurt."

"Temps,
Toi qui m'oppresses depuis mon premier jour, toi qui me rappelles à chaque instant que tu m'octroies combien je suis mortel. Sache que dorénavant je serai lent quand tu voudras me hâter, et je perdrai plus mes heures à t'attendre quand je voudrai me hâter. J'ai depuis ce jour bien plus de temps que tu n'en auras jamais. J'ai depuis ce jour bien plus de temps que tu n'en auras jamais."

01 août 2016

"Deux gouttes d'eau" de Jacques Expert

Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

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Résumé :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s'appelle Élodie, et l'enregistrement d'une caméra de surveillance permet d'identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l'arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s'obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d'avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d'eau.
 
Une construction rigoureuse et implacable qui fait vaciller nos certitudes jusqu’à la dernière page. Nathalie Dupuis, Elle.
 
Redoutablement efficace. Jean-Christophe Buisson, Le Figaro magazine.
 
Un impeccable thriller psychologique. Élise Lépine, Tranfuge.

Mon avis :

Je lis très peu de roman policier même si c’est un genre que j’aime beaucoup, par chance ils sont généralement bons et bien Deux gouttes d’eau de Jacques Expert ne fait pas exception.

Alors, je suppose que des romans policiers avec des histoires de jumeaux sont assez monnaie courante, mais comme j’en lis peu et n’en ai lu je crois aucun avec ce thème, celui-là a eu l’heur de me plaire par son sujet, son développement et sa fin. En effet, pour moi tout était assez nouveau, et ceci malgré quelques clichés comme le flic bourru, le subalterne qui n’en fait qu’à sa tête et j’en passe.
Cela étant, malgré cela et quelques passages qui m’ont fait rire parce qu’ils me paraissaient absurdes, comme par exemple les parents qui psychotent au tout début de la naissance des jumeaux à cause des bracelets (j’ai trouvé ça quand même gros), j’ai lu ce livre avec plaisir. Premièrement parce que l’auteur arrive à maintenir un suspense jusqu’à la dernière page, deuxièmement parce qu’il a su donner un passé à ses personnages, notamment aux jumeaux, sans alourdir le récit, et troisièmement parce qu’il a su faire une fin surprenante. Une fin que personne n’attend, une fin inquiétante au demeurant, une fin qui te laisse comme deux ronds de flan. Ouais !

Enfin là je parle de la fin, mais en fait, c’est tout le récit qui surprend par ses innombrables rebondissements et son développement, et je pense que très peu de lecteurs pourront deviner ce qui se passera à la fin tellement c’est original. Bon, après peut-être que je me trompe mais pour moi qui en lis peu c'est ce que je pense.^^

Bref. Ce n’est pas un policier qui marquera l’histoire du genre, mais il a cette touche agréable et fraîche qui fait qu’on le lit avec plaisir. Pour ma part c’était la première fois que je lisais cet auteur et je pense qu’un jour j’en tenterai d’autres.

Merci à Lecteurs.com.


10 mai 2016

"Le petit bonhomme de pain d'épice" de Anne Royer

Le petit bonhomme de pain d'épice de Anne Royer

Source: Externe

Résumé :

Dans une petite maison vit une vieille dame. Un jour, elle cuisine un bonhomme de pain d épice, qui, lorsqu 'elle ouvre son four, devient vivant et s' enfuit. Vont ainsi se lancer à sa poursuite la vieille dame, son mari, un chat, un cheval, deux enfants, une vache. Heureusement, un renard vient en aide au petit bonhomme de pain d' épice. Mais le renard n' aurait-il pas autre chose en tête ?

Mon avis :

Mamie fait un gâteau et il reste un peu de pâte. Pour finir sa pâte, voilà qu'elle confectionne un p'tit biscuit de pain d'épice qui va mystérieusement prendre vie.
Le voilà qui part de la maison et fuit à travers la campagne afin d'échapper à quelques estomacs gourmands.
Plus il court, plus la liste des poursuivants s'allonge ; et plus on défile dans ces pages colorées et toutes mignonnes de dessin, même s'il est regrettable d'avoir cette sensation de tourner en rond avec les dialogues.
Mais hélas. Hélas pour notre p'tit bonhomme, après une course poursuite intense un rusé renard aura raison de lui...
Cessant ainsi pour les enfants qui savent écouter et regarder l'histoire et la plongée dans ce monde merveilleusement dessiné et inventif.


Merci à Babelio et aux éditions Lito.

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06 avril 2016

"L'amie prodigieuse" de Elena Ferrante

L'amie prodigieuse enfance et adolescence tome 1 de Elena Ferrante

l'amie prodigieuse

Résumé :

Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

Mon avis :

L’amie prodigieuse est un roman que Daniel Pennac offre à tous ces amis d’après le blurb sur le livre. Pour ma part je n’irai pas jusqu’à là, mais je comprends l’engouement autour de ce livre qui nous plonge dans une Italie pauvre et plus particulièrement dans un quartier où tout le monde se connaît, se surveille, et où les hostilités comme les alliances se forment comme si rien d’autre n’existait en dehors de ce périmètre.

Cependant dans ces pages nous suivons plus particulièrement l’histoire de Lila et Elena, amitié étrange entre une fille effacée et une fille qui dégage une assurance et un tempérament vif. De leur enfance à l’adolescence, l’auteure nous fait partager leurs jeux, leur esprit conquérant, leurs déboires, leurs rêves. Mais bien au-delà de ces simples faits, elle nous fait aussi partager leur manière de voir le monde, à travers d’abord leurs yeux d’enfant puis d’adolescente. Et ce dernier point est, je l’avoue, le plus agréable à lire, car Elena Ferrante nous montre le cheminement de l’enfance à l’âge adulte, où la réalité des choses finit par rattraper les rêves, le besoin les chimères, montrant ainsi pourquoi les gens vieillissent. Pourquoi les amis s’éloignent...

Mais dans ce roman et bien que la narratrice soit Elena, nous suivons aussi à travers ses yeux toute la vie de ce quartier italien, où malgré une ambiance fermé, il existe un véritable bouillonnement d’idée, de personnalité, de vie, de fait. Jamais dans ces pages on ne s’ennuie. A chaque page quasiment, l’auteure nous subjugue par un évènement ou une idée - souvent quelconque faut bien le dire -, mais qu’elle arrive pourtant à rendre important, soit pour l’histoire soit pour la psychologie des personnages. Bref. Rien n’est vain dans ces pages, on ne perd pas son temps à lire des choses qui ne servent à rien, même si le récit souffre de quelques longueurs.
Mais dans le fond le tour de maître est sans doute là, car pour moi ce roman est un miroir de la vie humaine, étant donné que c’est bien ces petites idées, ces petits évènements, qui sont importants à nos yeux. Alors bien sûr ça peut paraître naïf car la narratrice est enfant puis adolescente, donc elle a des problèmes de son âge et ses amis aussi, mais pourtant même en vieillissant je ne pense pas qu’on change là-dessus. C’est bien ces choses quotidiennes qui font nos soucis et nos joies, qui forgent nos vies. Pour moi ce roman est une description de la vie.

En conclusion j’ai beaucoup aimé ce roman, même si je n’en fais pas un coup de cœur à cause des quelques longueurs et du trop grand nombre de personnage (je me suis un perdue), mais si vous cherchez un bon roman, c'est à tenter. Et en ce qui me concerne dès que je peux je lirai la suite.

 

Merci aux éditions Folio et Lecteurs.com

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05 avril 2016

"Un regard en arrière" de Edward Bellamy

Un regard en arrière de Edward Bellamy

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Résumé :

Julian West, un jeune et riche Bostonien, s’endort un soir de mai 1887 et se réveille en l’an 2000. Grâce à son hôte le Dr Leete, il découvre, incrédule et émerveillé, une Amérique radicalement différente. Plus de riches, plus de pauvres, plus de problèmes matériels… plus de décisions à prendre : une société-mécanique où chaque rouage est à sa juste place.

Mêlant engagement radical et imaginaire visionnaire, Bellamy accompagne son héros dans une fable politique, décrivant un futur à la fois sombre et lumineux. Anticipation rétro, Un regard en arrière ne peut que surprendre le lecteur du XXIe siècle, qui trouvera dans le rêve de perfection de Julian West une utopie glaçante aux relents totalitaires.

Mon avis :

Un regard en arrière, est le deuxième livre le plus vendu aux Etats-Unis au 19ème siècle après La case de l’oncle Tom de Harriet Beecher Stowe, mais pour ma part, je n’ai pas franchement aimé.

D’une part parce qu’il y a un fort écho de propagande socialiste-communiste, dans le système de fonctionnement de ces sociétés que notre personnage principal découvre par le biais des gens qui l’ont accueilli ; et d’autre part parce que ce livre ne ressemble pas à un roman, mais à un programme politique. Ni plus ni moins.
En effet, outre le fait qu’on ne découvre dans ces pages que les bons côtés de ce régime politique, jamais les mauvais côtés (!), Bellamy nous décrit en plus par le menu le système de fonctionnement de ce régime. Rien n’est oublié. Comme dans un vrai programme idéologique politique, on a toutes les données en main pour le mettre en place. Avec en plus le dénigrement des autres systèmes de pensé, pour bien mettre en avant la perfection du régime qu’il défend. Si ceci n’est pas politique tapez-moi !

A côté de cela, l’autre point qui dérange, et qui me dérange vraiment et plus que le reste, c’est que ce livre va encore plus loin qu'un exposé de programme politique, car 100 ans après le 19ème siècle, la totalité de la population a subit un véritable lavage de personnalité suite à l’avènement de cet ordre nouveau. Les personnalités toutes différentes qui font le charme et le malheur de notre 21ème siècle, ont ici toutes disparues ! Annihilées par un formatage où ressortent des robots humains tous identiques, qui se pensent parfait et pensent leur système parfait ; et là, y'a pas à dire on est quand même loin des dictatures passées, où il y avait toujours une part de la population qui refusait ces dernières. Triste monde, ici plus personne ne se révolte.

Alors on va me dire que c'est normal si personne se révolte, qui de sensé peut trouver mal de lutter contre la pauvreté, l’égalité des sexes, le gâchis, etc... mais vraiment, il ne pouvait pas imaginer son monde égalitaire autrement ? Il ne pouvait pas dénoncer son époque autrement que par un programme politique qui en a inspiré plus d'un ?!

 

Je me rends compte que dit comme ça, ce livre a l’air passionnant car il soulève des problèmes réels en dénonçant les sociétés inégalitaires et capitalistes de l’époque -qui gardent un écho actuel- tout en apportant une solution horrible, mais le hic c’est que c’est aussi ennuyeux à lire qu’un programme politique. C’est morne, c’est technique, c’est chiant. De plus ce côté « tout parfait » est épouvantable à supporter. J’ai perdu pour ma part mon sang froid plus d’une fois, même si le thème de la méritocratie était sympathique à suivre.

En résumé je comprends très bien l’engouement de l’époque pour ce livre qui apporte une vision totalement différente du monde, en mettant en avant un programme politique pour l’égalité des classes sociales, des sexes, propose de lutter contre le gâchis, l’anarchie du marché, et qui vulgarise le système financier de l'époque, mais vu comme s'est raconté je ne conseille pas la lecture de ce livre pour un moment de lecture agréable, cependant je le conseillerais pour découvrir un classique et aussi pour mieux comprendre l'influence que ce livre a pu avoir dans les programmes politiques passées. (Et aujourd'hui ?)

 

Merci à Libfly et aux éditions Aux Forges Vulcain

 

11 mars 2016

"Femmes d'exception, femmes d'influence : une histoire des courtisanes au 19ème s." de Catherine Authier

Femmes d'exception, femmes d'influence : une histoire des courtisanes au 19ème s. de Catherine Authier

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Résumé :

Puissante figure de l’imaginaire, la courtisane est une actrice essentielle de l’histoire du XIXe siècle. Le Paris de cette époque, en pleine croissance, offre un cadre idéal à ces femmes, dont la journée s’organise autour des cafés, restaurants, bals, casinos, courses hippiques, promenades au Bois et, à la belle saison, des escapades en Normandie ou sur la Côte d’Azur. Financées par des clients richissimes issus de la noblesse, de la haute bourgeoisie, des milieux d’affaires et de la presse, elles parviennent à amasser des fortunes considérables et vivent avec une liberté et une indépendance exceptionnelles dans un XIXe siècle qui cantonne encore la plupart des femmes à la maternité, à des tâches domestiques ou à des positions subalternes.
Comment ces prostituées « insoumises », grisettes, lorettes ou filles passées par des maisons closes sont-elles devenues des courtisanes millionnaires, des femmes d’influence et de pouvoir qui ont dominé leur époque ? Issues le plus souvent de milieux pauvres ou travaillant dans le monde artistique du théâtre, de la danse ou du café-concert, comment ont-elles opéré leur métamorphose pour devenir des icônes de leur génération, des femmes qui envahissent la presse et les images de leur temps ? Intelligentes et audacieuses, libres dans leur art de vivre, leur manière de s’habiller ou de se maquiller mais aussi de voyager de par le monde ou de tenir salon à leur guise, elles apparaissent comme des pionnières en matière d’émancipation et de droits de la femme.
À travers le parcours des plus célèbres horizontales du XIXe siècle, Catherine Authier nous ouvre les portes de ce monde mystérieux dans un ouvrage abondamment illustré et fourmillant d’anecdotes. Elle fait revivre avec bonheur ce mythe qui continue encore à fasciner notre société moderne.

Mon avis :

Ce livre, Femmes d’exception, femme d’influence : une histoire des courtisanes au 19e siècle, est un livre exceptionnel. D’une part pour ses histoires de courtisane qu’il partage et d’autre part pour cette vision qu’il nous donne sur le 19e siècle.

Au premier abord, on pourrait penser que cet ouvrage est superficiel, l’histoire des courtisanes, leur vie dissolue et entretenue, leurs recettes de beauté, leurs conquêtes amoureuses, ne sont pas ce qu’on peut appeler des sujets sérieux, pourtant loin de s’arrêter à ces domaines, ce livre va nous montrer la société au 19e siècle et nous faire découvrir ainsi la place de la courtisane dans ce siècle de révolution, où elles-mêmes, et à leur manière, y ont participé.
En effet, ce n’est pas peu dire de dire de ces courtisanes qu’elles ont marqué le siècle avec leur manière de vivre. Femmes libres, femmes riches, femmes d’exception, femmes joueuses, elles font en effet figure de pionnières dans le féminisme et dans l’émancipation de la femme, et ceci malgré le fait qu’elles aient souvent véhiculée l’image condamnable de la Eve tentatrice.

De là à dire qu’elles ont eu la vie facile, il ne faut pas exagérer. Car comme va nous le démontrer Catherine Authier pour ces femmes rien n’était gagné, rien n’était acquis, rien n’était facile. Et ceci la Nana de Zola ou La dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, nous l’ont déjà appris. En effet, en retraçant leurs parcours l’auteure va nous expliquer que devenir demi-mondaine était un chemin semé d’embûche et dégradant, et que le rester n’était pas non plus chose aisée. En outre on découvrira qu’il y avait toujours derrière ce mode de vie une idée de vengeance sur la gente masculine. Les raisons ? Je vous les laisse découvrir...

Cependant, au-delà de cette description détaillée du chemin des insoumises, où on les découvre filles de maisons closes, à maîtresses d’hôtels particuliers, exerçant les métiers du spectacle et de l’écriture, l’auteure va nous offrir aussi la possibilité de les découvrir dans des mondes où on ne les attendait pas comme celui des puissants. Certes, leurs rôles seront minimes, pourtant ils furent parfois assez important pour soulever une révolte, servir des tractations secrètes ou conduire au poteau d’exécution (même s’il est vrai que pour Mata Hari le rôle ne fut pas aussi important que l’on l’imaginait alors).
A savoir aussi, que ces femmes, contrairement à ce qu’on peut penser, n’étaient pas non plus des écervelées, elles tenaient en effet dans leur salon des conversations littéraires et artistiques, et faisaient aussi montre d’un sens certain des affaires en se « vendant » à prix d’or, même si au final beaucoup finiront ruinées sans que cela les dérange pour autant. Il est cependant étonnant de voir comment certaines ont fini leur vie…

A côté de tout cela, et je suis loin d'avoir tout abordé ici, il a été très intéressant de voir ce 19e siècle en évolution qui a su se libérer peu à peu de ses carcans. Bien sûr, le 19e siècle n’est pas aussi libertin que le 21ème siècle, mais il est intéressant de découvrir ce Paris fou qui prend une place particulière dans la pensée collective du monde. Ce Paris où on claque son fric, où l’on donne cours à tous ses fantasmes, et qui semble ne connaître aucune limite dans la débauche et la dépense, et qui faut bien le dire la courtisane représente si bien.
En plus de ceci, il est aussi intéressant de découvrir la naissance de cette mentalité futile sur des sujets mondains, de voir cette qui "peoplisation" qui apparaît sur des personnages superficiels, ce qui n’existait pas de cette manière avant. Ce qui montre, du moins je trouve, la naissance d’une société nouvelle qui se met maintenant à chercher du rêve et qui annonce la nôtre.  

En conclusion, ce livre bien documenté, fait à partir d’innombrables sources, est très agréable à lire même si parfois un peu long. Travail sérieux et illustré, il va nous donner une autre vision de ces femmes qui ont marqué leur époque, en étant un véritable phénomène de société, et qui aujourd’hui encore nous font rire car on a du mal à imaginer cela possible. Du moins pour ma part.

Je remercie les éditions Armand Colin et Babelio pour ce partenariat.

01 novembre 2015

"D'art d'art tome 3" de Frédéric et Marie-Isabelle Taddeï

"D'art d'art tome 3" de Frédéric et Marie-Isabelle Taddeï

Source: Externe

Résumé :

Dans ce troisième volume de D'art d'art, découvrez de nouvelles œuvres expliquées à tous. Retrouvez tout l'esprit de l'émission désormais culte de France 2 : de l'humour et une foule d'anecdotes pour tout savoir des plus grandes œuvres d'art ! Manet, Renoir, Canaletto ou Doisneau, les plus grands artistes dévoilent ici leurs histoires, pour l'amour de l'art !

Mon avis :

Une double page, une œuvre. Une pour le tableau et une pour l’explication. Voilà le schéma du livre, ce qui en fait, vous vous en doutez, un livre à lire sérieusement ou à picorer au gré des envies.

Ca c’est pour l’ambiance générale du livre, pour en venir un peu plus au contenu qui se place par rapport à mon point de vue, je dois avouer là par contre - et même si j’applaudis la variété des œuvres et des époques- que tout n’était pas dans mes goûts et que j’ai même trouvé certaines choses de mauvais goût. Ce qui me fait forcément penser que l’on appelle parfois n’importe quoi de l’art, un exemple ? Les étagères de Donald Clarence Judd.  Un autre ? Lullaby de Maurizo Cattelan. (Désolée je n’appelle pas cela de l’art malgré ce que cela raconte.) Une dernière ? La nuit de Diane de Jan Fabre.

Ca dit et même si toutes les pages ne m'ont pas enchantée, et même si parfois je me demande ce qui fait dire certaines choses sur certains tableaux, ce livre reste agréable à lire car il n’assomme pas de détail et qu’il approche toutes les formes d’arts, ce qui est sympathique pour ce culturer un peu sans trop s'embêter. Surtout que chaque oeuvre est accompagné d'une petite biographie de l'auteur.

En résumé ce fut un livre très agréable à lire, à regarder, même si visiblement et par moment je ne comprends rien à l’art ! (Y a pas à dire mes études d'histoire d'art sont bien parties...^^)

Merci aux éditions du Chêne et Babelio.

 

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