Flûte de Paon / Livre-sse livresque

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09 décembre 2015

"J'ai vu la fin des paysans" de Eric Fottorino

J'ai vu la fin des paysans de Eric Fottorino

 

Source: Externe

Résumé :

«L'agriculture fut la première grande rubrique qu'on me confia au Monde au milieu des années 1980. J'y ai appris la France vue du sol, avec ses traditions et ses élans de modernité, ses gestes ancestraux et ses révolutions silencieuses, ses bouleversements profonds alliant L'exode rural à une productivité si performante qu'elle fit craindre pour l'environnement.
Au moment de publier ce recueil de textes, je suis saisi d'une sensation particulière face à des événements qui se répètent à l'identique, comme si le monde agricole avait le secret du temps qui ne passe pas. Le sociologue Henri Mendras avait fait scandale, en 1967, en annonçant La Fin des paysans. J'ai vu s'accomplir cette prédiction. De crise du lait en crise du porc, c'est un certain visage de la France qui s'évanouit, tandis qu'une agriculture industrielle et financière supplante un ordre éternel des champs désormais révolu.»

Mon avis :

Je ne sais pas vraiment ce que j’ai retenu de cette lecture, en fait j’ai pas dû en retenir grand-chose parce que ben voilà la question paysanne je ne la connais pas vraiment. Du coup vous devez vous demandez pourquoi je l’ai choisi ? Ben en fait parce que je ne m’attendais pas à un documentaire sur la question paysanne mais plutôt à une espèce de série de portrait de plusieurs paysans.

Cela étant même si je ne crois pas en voir retenu grand-chose, je pense que j’ai quand même saisi ce qui avait à saisir, à savoir, que la question paysanne reste sans solution. (C'est vraiment comme ça que je le vois.)
Blague à part, en lisant ce livre je me suis quand même rendue compte d’un tas de chose que je n'aurai jamais imaginé dans ce monde, déjà j’ai un peu mieux compris la raison des quotas. Oui il y avait qu’une conne qui ne l’avait pas compris c’était moi. J’ai mieux saisi aussi le poids de la communauté internationale dans la question paysanne en Europe. Oui on ne peut pas toujours s’opposer efficacement face à de puissant pays. La difficulté pour le monde paysan de s’adapter à la mondialisation du marché fermier, d’élargir leur récolte, mais aussi à survivre et à transmettre leur patrimoine.
Bref, il y a quand même des sujets abordés qui aident à mieux comprendre les crises paysannes.

A côté de cela j’ai quand même découvert qu’on pouvait espérer des paysans autre chose que de labourer la terre, pour d’une part faire vivre le village mais aussi les faire vivre, et d’autre part pour éviter aussi que les terres en friches si aimables aux braises ne se transforment en catastrophe écologique, et tout cela vous l’aurez compris, en nettoyant les campagnes des ronces, des friches, en gardant les chemins accessibles….
Alors très franchement je ne sais pas si ça se fait, je crois me souvenir que c’était des hypothèses avancées plus qu’autre chose, mais en tout cas j’ai trouvé qu'il y avait de l’idée qui permettait d’envisager la fonction paysanne autrement.

Bon tout cela est très bien, mais ce que j’ai apprécié découvrir c’est surtout le rapport entre la terre et le paysan. Le rapport entre le paysan et sa manière de voir son métier. Et là-dessus je n’ai qu’un regret c’est que ça n’ait pas été plus développé, car au fond c’était ce que je recherchais. Mais bon ça n’en fait pas un livre mauvais pour autant.

En résumé je vous dirais bien que c’est un livre à lire pour comprendre un peu mieux la question paysanne, mais à part des politiques, des étudiants en géographie je ne vois pas qui ça peut intéresser au fond.

Je remercie cependant les éditions Denoël

Collection : Hors collection Série : Carte de presse
Paru le 15/10/2015

 

Posté par Florell à 15:45 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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