Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

13 octobre 2015

"Le renversement des pôles" de Nathalie Côte

"Le renversement des pôles" de Nathalie Côte

Source: Externe

Résumé :

Deux couples d'une quarantaine d'années ont loué des appartements voisins sur la Côte d'Azur. Ils veulent en profiter pour s'occuper de leurs enfants, se reposer et faire de nouveaux projets. Mais les vacances font surgir les problèmes, les rancoeurs et les non-dits.

Mon avis :

Au premier abord le résumé n’est pas très engageant, et j’avoue que sans Babelio je ne l’aurais jamais lu, ce qui aurait été une grosse erreur. Pas que ça soit un coup de cœur, pas que ça soit le livre du siècle ou de cette rentrée littéraire, mais c’est un petit livre qui se lit très vite du fait qu’il soit bien raconté et assez réaliste.

Dans ce livre nous suivons donc deux couples en vacances dans le sud de la France, l’un des couple va très mal et est au bord de la rupture, l’autre un peu plus plan plan subit quelques orages mais ça s’arrête-là.
Après ce bref topo, vous pensez sûrement : « pffff voilà un énième livre avec des couples qui vont mal, rien de neuf ! Je passe. ». Et c’est vrai que c’est un peu du déjà vu… mais il y a pourtant un petit plus. En effet, comme l’indique le résumé, chacun a un rêve, un secret espoir, chacun voudrait voir sa petite vie bien réglée se transformer en quelque chose de plus beau par l’amour ou par l’argent ; et si cela nous fait sourire, parce que c’est d’un ridicule énorme, je dois tout de même admettre que c’est justement ce côté du livre qui est intéressant à suivre. Car à travers ces deux couples, l’auteur critique d’une part, cette société matérialiste où beaucoup croit que le m’as-tu vu et l’argent tiennent la première place du bonheur, et d’autre part ces lâchetés qui fait que beaucoup préfère rester dans leur vie même si elle n’est pas heureuse parce qu’ils ont peur de la solitude ou refuse de voir que tout va mal. Tout en se gavant à côté de ces pseudos recettes de bonheur que l'on trouve dans les magazines ou les bouquins du genre. Curieux comme comportement.

Tout  cela ne rend bien sûr pas les personnages forcément sympathiques, on a plus envie de les plaindre voire de les claquer comme Arnaud avec son chantage, cela étant ils sont tellement humains et tellement stupidement formatés que l’on suit avec délice leurs petites mésaventures, leurs petites angoisses, leurs petits rêves. Et en rigolant pour ma part car ça me confirme bien que mes choix de vie sont meilleurs que ceux-là. Mais petite précision, je ne rejette pas tout chez ces personnages non plus, certaines idées, certains choses sont défendables.

Bref, c’était une lecture rapide et fort sympathique.

 Extrait : "Virginie parle pour deux, c'est vrai qu'à la préfecture elle en voit de toutes les couleurs. Elle se fait régulièrement insulter par des étrangers qui n'obtiennent pas leur titre de séjour, quand ce ne sont pas des menaces de mort. Evidemmet, on n'en parle jamais à la télévision, on nous rabâche que c'est la crise, que la Sécu est en déficit, mais on soigne gratuitement des entrés illégalement sur le territoire. Vous trouvez ça normal ?" page 61.

Merci aux éditions Flammarion et babelio pour ce parte.


05 octobre 2015

Livres d'anniversaire !

 

Plus de deux mois après voici enfin en photo les livres que j'ai reçu pour mon anni en juillet. ^^

 

S7301952

De plus près :

S7301951

S7301950

Et le dernier arrivé car problème de doublon :

P05-10-15_20

 

Contes des sages de Bretagne de Jean Muzi

Traité d'athéologie de Michel Onfray (pas sur ma liste mais j'ai vraiment hâte de le lire !)

Les druides ; des philosophes chez les barbares de Jean-Louis Brunaux

Qu'est-ce-que la féodalité ? de François L. Ganshof

La civilisation de l'Occident médiéval de Jacques La Goff

L'arbre à soleil de Henri Gougaud

Le rire de l'ange de Henri Gougaud

Dans le pavillon rouge de Pauline Chen

Soumission de Michel Houellebecq

La légende dorée des dieux et des héros de Mario Meunier

Le donjon de Naheullbeuk de John Lang

Les combats de l'église au Moyen-âge de Pierre Riché

 

Voili, voilou enfin le bilan anniversaire, à bientôt pour le bilan août et septembre.

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04 octobre 2015

"Une peur bleue" & "Drôles d'idées" de Erwin Morser

"Une peur bleue" & "Drôles d'idées" les aventures de Marius le chat de Erwin Morser

marius le chat une peur bleue

 Résumé :

Le héros de la nouvelle série qui porte son nom, Marius, est un chat très sympathique qui habite dans une maison à la campagne. Ingénieux, curieux, malicieux, ouvert aux autres, Marius vit de petites aventures (ou mésaventures) qui s’achèvent souvent sur une chute aussi amusante qu’inattendue. Il est entouré de beaucoup d’amis animaux – blaireau, hérisson, ours, hibou, etc. – avec lesquels il partage ce quotidien plein d’entrain. Avec Marius le Chat malin, la vie est pleine de surprises et les aventures finissent toujours dans un éclat de rire !

Mon avis :

Ici on suit les aventures de Marius le Chat. Un chat roux aux idées farfelues et étonnantes. Avec ces amis, nous allons le suivre dans ses aventures quotidiennes et peu banales ou l’imprévu, la surprise, l’ingéniosité, le danger parfois, tiennent une place prépondérante.

Ce livre est avant tout fait pour les enfants qui commencent à lire, le vocabulaire est simple et l’histoire peu longue, idéale donc pour les débutants qui s’initient à la lecture sans pour autant les dégoûter.
En plus de cela, ces livres sont accompagnés de dessins simples et mignons qui en plus de me rappeler légèrement certains livres sur lesquels j’ai appris à lire, permet aussi aux enfants de mélanger à la lecture le plaisir de regarder des images, montrant ainsi qu’un livre n’est pas fait que d’écriture et peut être divertissant.

A côté de cela j’ai juste à dire qu’avec sa voiture baignoire, son hamac à la cime des arbres, tous ses amis, les aventures de ce chat raviront tous les enfants qui apprennent à lire en les faisant évoluer dans un monde familier et simple comme les bambins l'imaginent souvent.

Bref ! C’est ce sont des nouvelles petites histoires faites d’amis et d’aventures qui commencent et qui va falloir suivre de près.

 

Merci aux éditions Casterman jeunesse.

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25 septembre 2015

"1945. Le retour des absents" d'Alain Navarro

"1945. Le retour des absents" d'Alain Navarro

1945 le retour des absents

Résumé :

Plus de deux millions de Français sont rapatriés entre le printemps et l’été 1945. C’est le grand retour des absents. Une séquence capitale pour signifier qu’une parenthèse se referme. 
Le message offi ciel : la nation est prête à les accueillir, tous égaux, pour reconstruire une France unie. Au-delà des slogans, la rentrée en masse va se charger de remettre chacun à sa place. En haut de la « hiérarchie » vont vite fi gurer les déportés politiques.
Puis viennent les prisonniers militaires, exilés du pays et de l’histoire depuis cinq ans. À l’égard des autres, les travailleurs volontaires et requis du STO, ou encore des « Malgré-nous »,Alsaciens et Mosellans, enrôlés sous uniforme allemand, le regard traduit la gêne. Et puis le fl ou et l’opacité se font sur les victimes juives, ainsi au Lutetia, où parviennent les rescapés des camps de la mort. C’est tout ceci que révèle le fonds d’une exceptionnelle richesse des archives de photographies et de récits oubliés de l’Agence France-Presse.

Écrit d’une plume alerte, cet ouvrage se lit comme un recueil de nouvelles.
Il enrichit grandement notre connaissance de l’immédiat après-Seconde Guerre mondiale, donne profondeur et sens à certaines photos que l’on connaissait tout en mettant en lumière de très nombreux documents rares ou inédits.

Annette Wieviorka
Mon avis :

Avant de lire le résumé de ce livre j’avoue que je ne m’étais jamais posée la question sur ceux qui étaient revenus de leur emprisonnement après 39-45, et sur l’état de France. Bon comme tout le monde je savais que l’on ne parlait pas des déportés car on ne voulait pas en entendre parler, comme tout le monde je savais que la France comme bien d’autres pays était ruinée, et qu'elle voulait garder et valoriser une image de résistance, mais ça s’arrêtait à peu près là.
Enfin presque, car pour ma part j’imaginais aussi une France heureuse d’être délivrée, qui comprenait les problèmes de pénurie, mais qui était aussi animée d’un esprit de franche camaraderie et prête à tout reconstruire.
He ben en faite j’étais loin des réalités ! Surtout sur l’esprit de franche camaraderie en fait, vu qu’il y a eu des manifestations de prisonniers de guerre, des récupérations politiques et autres dissensions gouvernementales, sans oublier bien sûr celles au sein de la population – et ceci en plus de l’épuration.

Pour le reste par contre, j’étais finalement assez ignorante en fin de compte, puisqu’en effet je n’imaginais même pas les difficultés des juifs pour récupérer leur appartement occupé par d’autres et que ces derniers avaient acheté honnêtement, pas plus que j’imaginais les différences de valeurs entre les prisonniers. Pour ça je dois avouer que ce livre tout en photo et textes explicatifs m’a bien ouvert les yeux, sur cette période que finalement on est beaucoup à méconnaître.

Autre atout du livre c’est qu’il aborde aussi de très près la détresse humaine. Inconnu ou célébrité comme Léon Blum, Alain Navarro va nous faire découvrir quelques parcours qui donnent à voir, l’horreur de cette guerre (bien que ça ne soit pas nouveau), l’incertitude dans laquelle certains prisonniers de marques vivaient, la difficulté de reprendre une vie normale comme ce fut le cas pour cette petite fille Viviane qui s’est retrouvée à la libération avec deux mères, ou bien encore la difficulté qu’il y a eu à rapatrier des personnes qui ne souhaitaient qu’à rentrer.

Bref, c’est un livre qui fait un tour d’horizon varié sur cet après-guerre, qui approfondit un sujet dont on parle peu ; et je n’ai pas tout dit ici, mais d’autres sujets comme celui de l’église sont abordés aussi. C'est un livre que je conseille sans problème.

Merci aux éditions Stock.

18 septembre 2015

"Grrr Grrr : imite nos bruits" de Sébastion Braun

"Grrr Grrr : imite nos bruits" de Sébastion Braun

Source: Externe

Résumé :

L'enfant apprend le nom et le bruit des animaux sauvages. Avec des volets à soulever.

Mon avis :

Grrr Grrr est un petit livre que les petits enfants vont adorer. Je l'ai essayé avec ma nièce d'un an et demi, et ça a été un succès !

Coloré, avec des dessins tous mignons, en carton solide (idéal pour résister aux enfants croisés avec Terminator), et avec une cachette par page où dedans se cache un animal et une petite description qui imite le bruit de ces derniers et que les enfants sont invités à reproduire (les adultes avec), ce livre est un petit bijou pour amuser les enfants, les éveiller, et leur faire découvrir le monde. Et plus particulièrement celui des animaux sauvages.

Pour ma part, en plus de passer un moment d'intimité avec ma nièce, j'ai aussi adoré ce livre car c'est typiquement le genre de livre qui peut être que bénéfique pour le développement de l'enfant, - et leur ouvrir le monde des livres.

En résumé, vous l'aurez compris je conseille ce livre pour un début d'éducation réussi. :)

 

Merci aux éditions Flammarion jeunesse.


16 septembre 2015

"Today we live" d'Emmanuelle Pirotte

"Today we live" d'Emmanuelle Pirotte

today we live

Résumé :

Décembre 1944. C est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l enfant, tue l autre soldat.
Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d une humanité soumise à l instinct de survie.

Aucun personnage de ce roman palpitant n est blanc ou noir. La guerre s écrit en gris taché de sang. Une écriture efficace et limpide.

Mon avis :

Ce livre conte l’histoire d’un lien entre une petite fille et un homme. Entre une juive et un nazi, après l’incroyable décision de ce dernier de lui laisser la vie sauve alors qu’il était parti pour la tuer.

L’histoire est certes improbable, un homme dressé à tuer ne fait pas de sentiment, mais pourtant j’ai apprécié - bien que sens plus - cette histoire étonnante de par ce qu’elle raconte et montre. Alors elle raconte ce que je vous ai déjà dit sur cet allemand et cette petite fille, mais elle montre aussi que les salauds ne sont pas toujours ceux qu'on pense. En effet on redécouvre ici que certains soldats américains ne se comportaient parfois pas mieux que les boches.
A côté de cela ce livre va aborder la situation des civils qui veulent être bons mais pas trop parce qu’ils ont peurs que le malheur s’abatte sur eux. Là-dessus, et c’est sûrement ce que j’ai préféré le plus, l’auteure nous met vraiment dans la situation incertaine des personnages en nous faisant découvrir leurs dialogues intérieurs, leurs questions, leurs raisonnements. En nous faisant côtoyer leur peur devant la mort. Là-dessus je dois dire que le résumé ne dit pas n’importe quoi, la couleur est grise, non noire et ni blanche. On voit clairement que les personnages sont pris entre le désir de vivre et l'envie d'aider.

En ce qui concerne les deux personnages principaux là par contre j’ai moins marché, alors pas pour Mathias mais pour Renée plus particulièrement. Pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal à imaginer une petite fille aussi courageuse, aussi calme dans les situations tendues, aussi mature, alors un peu je ne dis pas mais là c’est trop.

Autre chose que je reproche à ce roman, c’est une certaine lenteur. En effet, on a une espèce de huit clos tellement tendu dans ces pages, que le fait que les ¾ du récit qui se passe dans cette cave devient vite très long et très étouffant pour le lecteur, en tout cas la lectrice que je suis. Surtout que j’ai trouvé ce sentiment étouffant encore plus appuyé par le fait que la découverte sur la nature allemande de Mathias met du temps à arriver, alors qu’on sait pertinemment que ça va arriver dans le récit.
Cela dit ce huit clos n’est pas non plus chiant à lire, il est émaillé  par des souvenirs de Mathias, par des réflexions, qui donnent une profondeur à cette histoire, à la nature humaine et aussi sur la personnalité un peu trouble de ce dernier, pas désagréable.

En résumé, dans l’ensemble ce livre fut une bonne lecture même si je l’ai trouvé un peu lente, et même si avec Renée la mayonnaise n’a pris qu’à moitié.

 

Je remercie les éditions Cherche midi.

10 septembre 2015

"La neige noire" de Paul Lynch

"La neige noire" de Paul Lynch

 

Source: Externe

Résumé :

L’âpreté lyrique du premier roman de Paul Lynch, Un ciel rouge, le matin, métamorphosait le paysage irlandais en un vaste territoire à l’horizon sans limites, au fil d’une impitoyable chasse à l’homme qui poussait inéluctablement un jeune métayer vers l’exil américain, dans un récit visuel fracassant.

Son nouveau roman raconte le retour d’un émigré irlandais au pays. Après des années passées à New York, Barnabas Kane retrouve le Donegal en 1945 et s’installe sur une ferme avec sa femme et son fils. Mais l’incendie, accidentel ou criminel, qui ravage son étable, tuant un ouvrier et décimant son bétail, met un frein à ce nouveau départ. Confronté à l’hostilité et à la rancœur d’une communauté qui l’accuse d’avoir tué l’un des leurs, il devient un étranger sur son propre sol. Confiné sur cette terre ingrate où l’inflexibilité des hommes le dispute à celle de la nature, Barnabas Kane va devoir choisir à quel monde il appartient.

« Brillant et hypnotique, un roman dans lequel le lecteur plonge en se laissant habiter par les sons et les rythmes. Paul Lynch fait chanter chacune de ses pages comme le faisaient les grands maîtres. » Philipp Meyer

« Un roman sur une Irlande que je reconnais, et que devraient envier tous les écrivains. » Robert McLiam Wilson

Mon avis :

Des paysages humides et sauvages parsemé çà et là par des vieilles demeures où la vie s’écoule sans trop de remous depuis des années, c'est le paradis pour nous au 21ème siècle. Pourtant en cette première partie du 20ème siècle dans ce pays irlandais où il n'y a pas grand chose, ça ne l'est pas... En effet, même si la population acceptent son sort, il n'en reste pas moins que la misère, les aléas de la vie, sont le quotidien de ces petites gens trop enclaver pour avancer.
C’est donc dans ce décor ingrat, malgré la beauté des paysages, que nous allons suivre la vie de Barnabas et de sa petite famille. Que nous allons suivre leur misère, leur peur, leur condition de paria après l’incendie de leur ferme qui emporta un des habitants du village.

Cependant ce roman qui commence par cet incendie va nous révéler plus que la condition misérable d’une famille qui a perdu son outil de travail et donc sa seule source de revenu. Il va nous révéler, plus qu'une famille qui subit plusieurs attaquent, et qui essaye de se reconstruire. En effet à côté de cela, il va nous révéler aussi toute une mentalité sur ces coins ruraux reculés où les habitants ne vont jamais plus loin que les limites de leur village, et supportent plutôt mal ceux qui ont eu le malheur de s’exiler ailleurs, de voir d’autres choses et de penser autrement. C'est vraiment une vieille Irlande que l'auteur nous décrit avec réalisme.
A côté de cela, il va aussi mettre en avant une famille qui ne peut se reconstruire après un drame. Et dans toutes ces situations on verra clairement l’incompréhension, l’impuissance, la colère, s’installer petit à petit malgré les efforts des personnages pour tout arranger.

A côté de cela, ce récit est servi par une écriture simple, il est un peu lent mais comme les combats intérieurs et matériels sont constamment présents cela n’est pas si dérangeant, car même si c’est lent les personnages tentent de vivre et de s’en sortir, ce qui donne une touche de réalisme, de sursaut et de vie à ce roman.
Quant aux paysages ils sont par contre magnifiques : sauvages, irlandais, ce roman est très tellurique ; mais mieux que ça, les sensations que l’auteur nous offre en nous décrivant le bruit de la pluie dehors, le froid de la pièce avant de la faire chauffer, le gris du ciel, font tout le charme de ce sombre tableau.

En résumé ce fut une lecture sympathique même si je n’en fais pas un coup de cœur, mais pour cette vie simple qui cherche le retour à ses racines, la rencontre de cette humanité grise - personne n’est tout noir ou tout blanc -, je le conseille.

 

Merci aux éditions Albin Michel.

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28 août 2015

Proverbe japonais

 

 

 

 

japon

 

Nous apprenons peu de la victoire, mais beaucoup de la défaite.

 

Proverbe japonais.

 

 

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24 août 2015

Dernières découvertes livresques (Spécial rentrée littéraire.)

Dernières découvertes livresques (Spécial rentrée littéraire.)

 

Parfois j'aime faire un petit article pour dire les livres que je viens de découvrir et qui me tentent, et dans ce cas tous ne sont pas forcément des nouveautés ; et ben pour une fois je vais faire une exception, car là je vais parler des livres de la rentrée littéraire qui me tentent. Docs ou romans. :)

 

Numéro 1 :Tout ce qui est solide se dissout dans l'air de Darragh McKeon

 Source: Externe

Dans un minuscule appartement de Moscou, un petit prodige de neuf ans joue silencieusement du piano pour ne pas déranger les voisins.
Dans une usine de banlieue, sa tante travaille à la chaîne sur des pièces de voiture et tente de faire oublier son passé de dissidente.
Dans un hôpital non loin de là, un chirurgien s'étourdit dans le travail pour ne pas penser à son mariage brisé.
Dans la campagne biélorusse, un jeune garçon observe les premières lueurs de l'aube, une aube rouge, belle, étrange, inquiétante.
Nous sommes le 26 avril 1986. Dans la centrale de Tchernobyl, quelque chose vient de se passer.
Le monde ne sera plus jamais le même.

Celui-là parce que le résumé est plus qu'intriguant, et parce que ça sent le drame ! Non je ne suis pas sans coeur ! ^^ (Fait chier je suis arrivée trop tard pour postuler quand Babelio me l'a proposé en MC privée. grrrr)

 

Numéro 2 : La transparence et le reflet de Serge Bramly

Source: Externe

Miroirs, vitres, lunettes, ampoules, lentille de microscope ou de caméra, l’actuelle omniprésence du verre fait oublier ce que notre civilisation doit à ce matériau.
Si le Moyen-Orient n’avait pas appris à le souffler, si Rome n’en avait pas orné ses cités, si le Moyen Âge ne l’avait pas sublimé dans ses églises sous l’aspect de la mosaïque et du vitrail, s’il ne s’était pas introduit dans la peinture comme objet spéculatif et critique, si l’Europe n’en avait pas développé l’usage dans tous les domaines des sciences et des techniques, à quoi ressemblerait le monde d’aujourd’hui ?
La Transparence et le reflet raconte nos rapports au verre par le biais de l’histoire de l’art. Comparant la peinture européenne à celle des autres cultures, Serge Bramly en détaille les spécificités et invite ainsi à une relecture du « modèle occidental » sous un éclairage inédit.
Avec des illustrations in texte.

Parce que j'adore ce genre de livre où l'on découvre toujours et encore !

 

Numéro 3 : L'inconstance des démons de Eugène Green

Source: Externe

" Dans la première partie de ma vie, je fus heureux. " C'est ainsi que Nikolau Aztera commence son récit. Jeune neurologue, Nikolau s'installe avec son épouse et leur enfant unique à Saint-Jean-de-Luz. À l'âge de quinze ans, son fils disparaît inexplicablement. Peu après, sa femme meurt de chagrin. Nikolau abandonne alors la médecine et se retire dans le village d'Ossès, en Basse-Navarre. Il transforme sa passion pour la bibliophilie en métier, devenant antiquaire de livres, dans ce qu'il envisage comme une retraite du monde, et une attente de la mort. Or un jour il reçoit la visite d'une dame dont le fils adolescent subit depuis peu des crises effrayantes, où il semble dialoguer dans un basque archaïque avec une voix parlant un français étrange. Elle demande à Nikolau de l'aider. L'enquête va le plonger dans l'abîme d'un mystère où sa vie prendra un nouveau sens. Ce roman, qui comporte une énigme, des crimes, et un véritable suspense, s'ouvre également sur des voies spirituelles et, à travers les plaisirs du récit policier, s'offre comme une réflexion sur le Mal et la grâce. Il soulève aussi, dans le cadre précis du Pays basque, la question générale du passé historique comme force du présent évoquant les grands procès en sorcellerie du début du XVII e siècle et la caste des cagots.

Parce que la description qui mélange présent et passé, enquête policière et surnaturelle (?). Enfin des choses un peu bizarre comme ça ne peut qu'être attirant.

 

Numéro 4 : La suisse le pays le plus heureux du monde de François Garçon

Source: Externe

La Suisse est le pays le plus heureux du monde. C’est une étude internationale qui l’affirme. Les critères retenus ? L’emploi, le logement, la santé, la richesse, l’environnement, la sécurité…
Pourtant, la patrie de Rousseau reflète une image assez négative : corruption, évasion fiscale, islamophobie… Face à ce paradoxe, quels sont les secrets du bonheur suisse ?
La Suisse n’est pas seulement un îlot où cohabitent banquiers et gruyères sur fond d’alpages enneigés. Au cœur du miracle helvète ? Les votations. Composé de 26 cantons, qui sont autant d’États souverains, c’est le seul pays où, quatre fois par an, le peuple initie des lois et en surveille l’application : de l’immigration à la religion, de l’énergie à la fiscalité, de la protection des animaux aux bruits des avions ! Unique en son genre, cette démocratie participative suscite la curiosité des démocrates et des républicains du monde entier. Ses résultats sont en effet incroyables : un chômage quasi inexistant, une compétitivité à toute épreuve et le système de formation le plus performant sur le continent. Les Suisses sont-ils alors xénophobes ? Non, car 24% de la population résidente y est étrangère. Alliant la rigueur de l’historien et la férocité de l’essayiste, François Garçon pose un franc diagnostic : affaiblie par une crise dont elle ne parvient pas à sortir, il est temps que l’Europe arrête de mépriser la Suisse pour enfin s’en inspirer.

C'est tout bête ! Parce que ma soeur habite en Suisse, et que j'ai moi même beaucoup d'admiration pour ce pays où tout a l'air de marcher comme sur des roulettes. (En tout cas si on compare à la France.) Mais qui sait ? peut-être que ce livre me fera découvrir l'envers du décor, même si j'en connais déjà un peu grâce à la frangine.

 

Numéro 5 : Le grand incendit de Rome de Catherine Salles

Source: Externe

18 juillet 64. Une chaleur de plomb écrase Rome. Au milieu de la nuit, un incendie se déclare dans le quartier du Grand Cirque. Poussé par un fort vent du Sud, le feu s’étend à la colline de l’Aventin jusqu’à atteindre les rues populaires du centre, dévorant tout sur son passage. Après six jours et sept nuits, l’incendie est enfin maîtrisé, mais le bilan est considérable : des milliers de morts, plus de 250 000 personnes sans logement, et une Rome en ruine ! Rapidement, les rumeurs enflent : certains accusent l’empereur Néron d’avoir lui-même provoqué la catastrophe, d’autres dénoncent les chrétiens, cette nouvelle secte religieuse qui conquiert chaque jour de nouveaux adeptes. La colère gronde dans la toute-puissante capitale de l’Empire romain.

Comme pour La transparence et le reflet, parce que j'aime apprendre et découvrir !

 

Numéro 6 : 2084. La fin du monde de Boualem Sansal

 

Source: Externe

L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.
Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion…
Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.

 

Parce que cet auteur fait réfléchir tout lecteur.

 

Numéro 7 : La terre qui penche de Carole Martinez

 

Source: Externe

Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

 

Parce que d'une j'adore le titre et de deux parce que j'adore le résumé !

 

Numéro 8 : 7 de Tristan Garcia

 

Source: Externe

Sept fois le monde. Sept romans miniatures.
Il y sera question d’une drogue aux effets de jouvence, de musique, du plus beau visage du monde, de militantisme politique, d’extraterrestres, de religion ou d’immortalité. Sept récits indépendants dont le lecteur découvrira au fil des pages qu’ils sont étroitement liés.
Peu à peu, comme un mobile dont les différentes parties sont à la fois autonomes et solidaires, 7 compose une image nouvelle de la psyché de l’homme contemporain, de ses doutes et de ses croyances nécessaires.
Exploration réaliste de divers milieux sociaux, 7 est aussi le récit fantastique d’une humanité qui tourne volontairement le dos à la vérité et préfère se raconter des histoires.

Parce que je ne connais pas cet auteur et qu'il serait bien que je le découvre avec ce livre qui promet beaucoup.

 

Numéro 9 : La dernière nuit du raïs de Yasmina Khadra

Source: Externe

" Longtemps j'ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J'étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd'hui, je n'ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence. Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l'Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l'on n'est que ce que les autres voudraient que l'on soit. " Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d'un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine.

Parce que l'unique livre de lui que j'ai lu m'a plu, et que j'ai envie d'en tenter un autre. En plus le résumé est plus que bien !

Voilà pour le plus gros.

Et vous, qu'est-ce qui vous fait envie ?

 
 
 
 
 
 

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18 août 2015

Bilan juillet 2015

 

Bonjour à tous !

Voici l'heure du bilan de juillet - après le 15 août oui.

 

village

(Je sens que sa vengeance sera terrible. :s)

Je n'ai pas lu beaucoup, mais voici quand même mes lectures.

1 - Le siècle de Louis XIV de Collectif

2- La mer couleur de vin de Léonardo Sciascia

3- Enfants de dictateurs de Collectif

4- Le petit Napoléon illustré de Pierre Etaix

5- Les mondes d'Ewilan tome 1 de Pierre Bottero

6- Bienvenue au Moyen-âge de Michel Zink

 

Achats : (Je ferai un billet à part pour les livres que j'ai reçu pour mon anni.)

 

 

P17-08-15_12

 

1- Le rire de l'ange de Henri Gougeaud

2- 1000 coups de fouet de Raif Badawi

3- Dictionnaire des temps, des lieux et des figures... de André Vauchez

4- Dictionnaire d'histoire de l'art au moyen-âge de P. Charron & JM0 Guillouët

5- Passion et repentir de W. W. Collins

 

Voili voilou pour ce bilan encore une fois à la bourre.

Bonne lecture à tous :)

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