Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

26 juillet 2016

"Une nuit d'été" de Chris Adrian

Une nuit d'été de Chris Adrian

une nuit d'été

Résumé :

Libre transposition dans le San Francisco d'aujourd'hui du Songe d'une nuit d'été, le roman de Chris Adrian est un livre surprenant, où réalité et féerie se télescopent pour interroger la nature exacte de l'amour.

Henry, Will et Molly ne se connaissent pas mais ils ont quelque chose en commun. Tous trois viennent de perdre un être cher dans la mort ou la rupture. Un soir d'été, tandis qu'ils se rendent à une soirée, ils s'égarent dans Buena Vista Park sans savoir que ce lieu est devenu le refuge secret de Titania et Obéron, les souverains du royaume légendaire immortalisés dans la pièce de Shakespeare, inconsolables depuis la mort de leur fils... Ensemble, ils vont vivre une nuit à nulle autre pareille.

À l'image d'Obéron, doté du pouvoir de sonder le cœur humain, Chris Adrian explore la puissance et le mystère de l'amour, se jouant de la frontière entre mythe et réalité, grâce et gravité. Il réussit un roman drôle et émouvant, d'une inventivité rarement égalée.

Mon avis :

Une nuit d’été, promettait selon la quatrième couverture du rêve, du plaisir, du nouveau. Ben malgré un presque bon début, la lecture a été un échec. Certes il y a du renouveau dans l’idée, l’histoire d’Obéron et Titania était vraiment agréable à suivre tout en étant revisitée, mais pour le reste j’ai vite décroché. En effet les 3 autres personnages principaux étaient très agaçants à suivre. L’un à cause de son échec amoureux, l’autre à cause de son comportement lors de cette folle nuit surnaturelle et en plus sa vie n'était pas intéressante, et le dernier parce que rien d’intéressant.

En plus du manque d’intérêt à l’histoire autre chose qui m’a dérangée, et c’est comme toujours les scènes un peu trop crues qui parsèment les pages ici et là. Des scènes olé-olé qui ne servent à rien, à part rajouter des lignes.

Bref ! Je n’ai pas fini le livre car il était trop long et pas assez intéressant à mon goût, ce qui est dommage car l'histoire de Puck j'aurai aimé savoir comment elle se finissait et j'aurai aussi aimé savoir de quoi parlaient les deux ou trois passages que j'ai lu vers la fin en fermant ce livre et qui étaient pas mal. Mais sincèrement j’ai tellement galéré pour lire ce livre jusqu’à la moitié et même plus que je ne pouvais pas continuer.

En conclusion, c’est un livre qui avait de l’idée, une toute petite histoire sympa dans le lot d’histoire, mais comme beaucoup je n’ai pas aimé.

 

Merci quand même aux éditions Albin Michel.

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25 août 2014

"Faux nègres" de Thierry Beinstingel

"Faux nègres" de Thierry Beinstingel

roman faux nègres

Résumé :

Lors de la dernière présidentielle, c’est dans un petit village de l’est de la France qu’un parti d’extrême droite réalise son meilleur score. Des journalistes sont dépêchés pour se pencher sur le phénomène. Parmi eux, de retour en France après avoir passé vingt ans au Moyen-Orient, coupé du pays natal depuis trop longtemps pour manier un discours de circonstance, Pierre arrive sur les lieux. Accompagné d’un preneur de son aveugle, hébergé dans un gîte rural, il écoute les habitants éluder ses questions, parler d’invasions qu’ils n’ont pas subies ou évoquer une pierre préhistorique enfouie sous les fondations de l’église. Chacun réinvente une histoire différente mais les protagonistes ignorent encore qu’un drame va les réunir. Mêlant une narration romanesque avec le langage collectif, Faux nègres confronte notre histoire avec l’actualité la plus récente.

Thierry Beinstingel est l’auteur de dix romans, parmi lesquels Retour aux mots sauvages (2010) et Ils désertent (2012) pour lequel il a reçu le prix Eugène-Dabit du roman populiste et le prix Jean-Amila-Meckert.

Mon avis:

Alors je vais être franche de suite, je n’ai pas fini ce livre. Je n’y suis pas du tout arrivée, à titre d’information il m’a fallu deux semaines pour lire moins de 200 pages ! Je vous jure que le mot « soporifique », ne décrirait pas assez bien ce que j’ai ressenti en lisant ces feuilles. En fait sur ce que j’ai lu, il ne se passe absolument rien ! A part une succession de détail sans importance, je pense notamment à une clôture et sa maison, ce livre ne comporte rien de consistant et de passionnant. (D’ailleurs message à ceux qui l’ont fini, je veux bien que vous me dites quand commence l’histoire.)

Ce livre comporte donc une tonne de description qui ne sert à rien, mais en plus de cela j’ai eu aussi l’impression qu’il s’éparpillait dans tous les sens. En effet, on a droit à la vie de Rimbaud, à celle du personnage principal, de son collègue, mais aussi à celle du village entier (ou presque). Ce qui fait un peu beaucoup pour une question au final je trouve.

Et d’ailleurs tout ça pourquoi ? Je ne sais pas. On ne sait pas. Sur les 200 pages que j’ai lu, alors que le livre en comporte 422, l’auteur ne raconte rien de concret. Alors il raconte des choses, mais c’est tellement hachée dans l’écriture, ce n’est tellement pas passionnant que… stop ! Impossible d’aller plus loin.

En fait si je devais comparer ce livre à quelque chose d’autre, je le comparerais à un épisode de Derrick. Je vous jure que c’est aussi fun, et très franchement j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur a écrit un livre pour ne rien dire, parce que j’ai survolé le reste, et même en survolant je n’ai rien vu d’intéressant. Pourtant ce n’est pas ce que laisser entendre le résumé, dommage.

Alors je suis vraiment navrée auprès de tout le monde de ne pas avoir aimé ce livre, mais je n’ai pas pu faire autrement. Maintenant pardonnez mes offenses, soyez sympa.

Voici d'autres avis sur lecteurs.com

18 novembre 2013

"Lady Hunt" de Hélène Frappat

"Lady Hunt" d'Hélène Frappat

lady hunt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé :

Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu'il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas ? D'autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris plus un effet secondaire qu'une carrière. Tandis qu'elle fait visiter un appartement de l'avenue des Ternes, Laura est témoin de l'inexplicable disparition d'un enfant. Dans le combat décisif qui l'oppose à l'irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs... Trouvera-t-elle dans son rêve la clé de l'énigme du réel ? Sur la hantise du passé qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, Hélène Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l'effroi et des tourments extralucides de l'âme. Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortilège.

Mon avis :

Le résumé ci-dessus promet du fantastique, et ben je vous jure que vous allez être servis ! Croyez-moi ! Car ce qu’il y a avant tout de magique dans cette histoire, c’est que les personnages et le bouquin ont en commun de pouvoir vous faire vivre dans un état second proche de la léthargie. Je ne saurais vous dire à quel point je me suis ennuyée, tellement je me suis ennuyée.

Je voulais vraiment lire ce livre, le résumé me plaisait beaucoup, et si je ne l’avais pas reçu je l’aurais acheté, mais Huntington et le rêve brumeux d’une maison, voilà tout ce que cet ouvrage raconte sur 318 pages ! Et là autant dire que l'auteure a brodé pour les remplir, et elle a même tellement brodé que ça en devient du grand n’importe quoi. On tourne à la manière de ce rêve, inlassablement en rond dans le labyrinthe que sont devenues ces pages. Une galère.

Une anecdote de lecture. Je dormais déjà tellement en lisant ce récit, que j’ai eu beaucoup de mal à comprendre l’histoire de Luna, - qui bien sûr arrive à la fin et qui bien évidemment se trouve être la clé de l’intrigue.*soupire* Vraiment, souffrir autant pour en arriver là, ce n’est pas humain... Et c'est vraiment dommage, car cette dernière était la seule histoire passionnante du livre, cette maison vivante et hostile qui est liée à Luna, - et par extension aux autres personnages -, avez vraiment tout pour intriguer, mais comme à ce moment du récit j'avais déjà perdu patience, mon cerveau n’absorbait plus une phrase...

Pourtant ce livre possédait de la matière, un peu fantastique, oppressant et terrible, il avait vraiment de quoi transporter le lecteur dans une autre sphère, mais en ce qui me concerne ça n’a pas pris. Trop de mots pour rien, trop d'images, trop tarabiscoté, trop languissant, et les personnages je n’en parle même pas, ils sont fades quand ils ne sont pas agaçants. Néanmoins merci à l’auteure de m’avoir fait découvrir la légende de la Dame de Shalott. Je l’ai trouvée charmante ! C’est toujours ça.

Enfin je reste quand même déçue, d'être déçue.

 

J'ai obtenu ce livre dans le cadre du match de la rentrée littéraire sur PriceMinister, que je remercie en passant, et comme je dois noter ce livre sur 20, je lui donne la note de 5 / 20. Pour l'idée (prometteuse au départ), et la légende de la Dame de Shalott.

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17 octobre 2013

"Thérèse, vivre d'amour" de Thérèse de Lisieux. Dieu que c'est bête !

"Thérèse, vivre d'amour" de Thérèse de Lisieux

 thérèse vivre d'amour

Résumé :

Thérèse Martin : une si courte vie pour un si grand destin ! La petite Thérèse perd sa mère à l’âge de quatre ans et cette disparition entraîne le déménagement de sa famille à Lisieux. Quelques mois plus tard, sa sœur aînée Pauline, qui veillait sur elle, entre au Carmel. Désemparée, fragilisée, Thérèse tombe gravement malade. Mais sa foi l’éclaire, la guérit, et à quatorze ans elle décide de se faire à son tour carmélite. L’âge requis pour l’entrée au Carmel est de dix-sept ans ? Qu’à cela ne tienne : elle va jusqu’à Rome plaider sa cause auprès du pape Léon XIII et… devient sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face !
Dix ans plus tard, elle s’éteint à l’âge de vingt-quatre ans.
Auteur prolifique, elle nous a laissé des poèmes, des pensées, des correspondances, des mises en scène théâtrales… Ses Mémoires, publiées un an après sa mort, ont ému des milliers de lecteurs. Elle a été béatifiée en 1923, canonisée en 1925. Sainte Thérèse de Lisieux a même été proclamée docteur de l’église par Jean-Paul II en 1997.
Thérèse, Vivre d’amour nous fait revisiter cette existence exemplaire, faite de courage et de joie transcendante qui a marqué tant d’êtres humains. Ce livre nous transmet un message de sagesse d’une rare maturité, des pensées simples et pures qui rafraîchissent l’âme, et un souffle d’amour universel qui réchauffe les cœurs.

Mon avis :

Je ne sais pas du tout ce qui m’a pris d’acheter ce livre, moi qui suis une athée convaincue, surtout quand l'amour de Dieu est exprimé à ce niveau-là, au point que vous avez envie de vomir... ;  mais bon, je l’ai acheté et je l’ai même lu ! Ce que malgré tout je ne regrette pas, car je me suis quand même bien éclatée de rire.

Alors ce que je vais dire va paraître scandaleux pour beaucoup, mais très franchement j’ai purement détesté cette Thérèse de Lisieux. A mes yeux cette nana était complètement siphonnée.
Déjà parce qu’elle a des délires mystiques, elle prend des coïncidences pour des miracles ou encore ses délires pour des réalités, comme par exemple la fois où le sourire de la vierge l’aurait soi-disant soigné, (d’une maladie purement psychologique faut dire ), ensuite parce qu’elle a un amour du martyre, de la souffrance mais aussi de Jésus, Dieu, la sainte Vierge et toute la clique, franchement mal placé et carrément exagéré pour ne pas dire surjoué même pour une soeur (je l’aurais d’ailleurs bien vu comédienne, mourir mille fois telle Sarah Bernhardt au théâtre !), et pour finir parce qu’elle est finalement trop simple d’esprit, comme par exemple quand elle a été malade psychologiquement enfant, elle appelle ça le Démon !  (Et encore plus tard elle y fera référence pour d’autres choses, notamment lors des doutes qui l’assailliront quand elle mourra de la tuberculose. Et d’ailleurs à ce moment précis je vous jure qu’on part loin dans le délire de cet esprit dérangé.)

Vraiment je suis désolée, mais pour moi, cette fille était une cinglée. Elle exagérait trop les choses, et j’avoue que j’ai souvent levé les yeux au ciel durant ma lecture, et notamment et surtout, surtout, quand elle raconte son contretemps pour rentrer au Carmel à 15 ans, là ça a été le pompon je dois dire, et vous allez vite comprendre pourquoi. Déjà dans ce passage, le mot « épreuve » est employé à tout bout de champ ! Ce qui est légèrement agaçant quand on compare à d’autres choses bien plus graves… Ensuite, imaginez que cette fille appelle « EPREUVE » le fait qu’elle ne peut rentrer au Carmel qu’à 21 ans et non à 15 ans !!! Tout le monde lui dit – Pape compris – que ce n’est pas grave de rentrer si tard, surtout si elle a la vocation, ben non madame refuse de comprendre cela et le fait qu’elle ne rencontre que des refus sur sa route, elle appelle ça une dure épreuve qui allait éprouver ses forces… (Là dommage que vous ne voyez pas ma tête.) Limite si elle ne compare pas ceci avec les épreuves du Christ ! (Hé ! Vous n’allez pas me dire que ce n’est pas exagéré quand même ?! Franchement ? Bon pour l’anecdote faut savoir qu’elle a tellement pété les couilles à tout le monde, qu’ils ont fini par lui dire oui.)

D’ailleurs en parlant de cette vocation, je me demande si elle n’a pas été conditionnée pour. Ses parents étant très pieux, - et en passant ils ont été béatifiés par l’église en 2008 car ils représentent la famille chrétienne parfaite -, et comme ses sœurs ont toutes étaient dans un couvent, est-ce que finalement et malgré tout, elle n’a pas été conditionnée pour servir Dieu ? Surtout que j’ai trouvé qu’elle manquait de caractère, ce qui aurait été facile de la modeler. Sûr elle possédait un amour démesuré pour son Dieu, mais n’aurait-elle pas fini par se lasser si elle avait vécu plus vieille ? A se demander si tout ceci était bien raisonnable ? N’aurait-elle pas trouvé cela vain à la longue ? D’ailleurs je me demande si elle n’a pas été déçue une fois morte, autant il n’y avait rien de ce à quoi elle croyait de l'autre côté... Bon là d’accord c’est mon côté immoral qui s’exprime. Mais quand-même, vivre cloîtré dans un couvent pour l’espèce humaine je trouve cela franchement idiot autant se rendre utile autrement. Puis l’amour et le pardon, honnêtement, il n’y a pas plus crétin. Personnellement j’aurai plutôt tendance à croire en la Justice et à la Raison (toutes deux humaines je précise), qui elles ont fait leurs preuves plus d’une fois et qui s’avèrent utiles, plutôt qu’à l’amour de Dieu et à sa miséricorde. Le pardon et l’amour c’est bon pour les bisounours !

A ce niveau de mon avis, on pourrait arguer que c’est mon côté athée qui s’exprime, mais sincèrement si demain je vois une religieuse à qui je peux accorder des mérites je le ferais avec plaisir, mais au petit mouton Thérèse, elle qui était trop faible de caractère, trop dans son délire d’obéissance, d’amour, de martyr et de soumission, ce n'est pas possible. Franchement ce n'est pas de la mauvaise foi, mais je ne lui trouve aucune qualité. Enfin bon.

Cependant outre tout cela, un autre point du livre qui m’a dérangé, c’est la religion chrétienne. Elle est faite d’amour et de pardon, ça je l’ai bien compris et vous le comprendrez très bien si un jour vous lisez ce bouquin (!), mais malgré cela qu’est-ce qu’elle est triste ! La souffrance est omniprésente dans cette doctrine, qu’est-ce-que c’est dépriment ! En plus rajoutez à cela le dévouement et le dénuement, mais vous avez de quoi vous exploser la cervelle à la fin de la journée. Personnellement je préfère distribuer la joie et la bonne humeur, plutôt qu’endurer la souffrance pour le don de l’amour et j’en passe.

Sinon pour résumer un peu plus ce livre, on ne va pas seulement découvrir que « la petite voie » que prêchée Thérèse, on va la suivre de son enfance à sa mort, donc la découvrir plus intime. Nous allons découvrir certains de ses textes, - qui je dois reconnaître pour quelque-uns ne sont pas mal -, mais aussi, tout ce culte qui a autour d’elle depuis sa mort ; elle a été reconnue par le pape Pie XII patronne secondaire de la France derrière Jeanne d’Arc (qui était une de ses idole), elle a été faite docteur de l’église par Jean-Paul II, elle est la sainte patronne de plusieurs congrégations, et on lui attribue aussi des miracles (Edith Piaf aurait recouvert la vue grâce à elle à l’âge de sept ans), - mais ces miracles ne sont-ils pas juste dus à la force de la ferveur elle-même, plutôt qu’a l’objet de la ferveur ? Enfin là je ne donne que mon avis.
Bref, on découvre aussi tous les à côté.

En résumé, je ne suis pas mécontente d’avoir lu ce livre car ma foi j’ai découvert la vie d’une fille que l’on dit Sainte, mais croyez-moi j’ai été bien contente de finir ce délire perpétuel d’une Sarah Bernhardt de couvent.

02 janvier 2013

Un très grand amour ou la vie d'un prédateur

"Un très grand amour" de Franz-Olivier Giesbert

un très grand amour

Résumé :

«Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde : "Qu'est-ce que c'est bête, un homme. - Je ne comprends pas. - C'est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme." Je me souviens que j'avais hoché la tête. Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis toujours resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un "accroissement de nous-même". C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais aussi.»

Mon avis :

Ce livre est une horreur ! Pas tant au niveau de l’écriture, malgré l’étalage de citation, mais plutôt au niveau de l’histoire et des personnages.

Tout d’abord niveau histoire c’est ; mièvre, cul-cul, dégueulasse - et au sens littéral -, stupide et dégoulinant d’un sentimentalisme absolument répugnant. Très sincèrement que ça soit le nombrilisme du personnage principal, ou les petites manies des amoureux ( le coup du peigne et de la chemise était à mourir de rire ), l’histoire bascule très vite dans la comédie mielleuse et c'est horrible à lire ! Honnêtement, si un jour je dois devenir amoureuse et si je deviens comme ça, abattez-moi sur le champ !

Ensuite niveau personnage on n’a pas mieux, la palme du plus détestable et du ridicule revenant quand même et sans conteste au personnage principal Antoine ; pour son histoire d’impuissance qui peut suivre son opération. Très franchement pour moi, un mec qui ne pense qu’à tremper sa kékette afin de pouvoir ressentir encore du plaisir et qui en plus pense être malheureux sans, excusez-moi mais il a un sérieux problème.
Outre cela, faut savoir qu'il est lourd avec son envie « d’amour » je ne vous raconte pas ! Sérieusement il est a claqué avec ça, je vous jure ; et encore plus quand il revient gratter l’amitié auprès des filles qu’il a lâchées. Surtout qu’il est attiré régulièrement que par des jeunettes ce qui est sacrément répugnant.
Mais ce n'est pas tout, car répugnant il peut l'être en pire encore ! Puisqu'il a une fâcheuse tendance à jouer les martyres et à essayer d’embobiner les gens avec ses malheurs...

Je ne sais pas vous, mais à son âge agir ainsi c’est juste de l’indécence. Pour moi ce type qui se dit n’appartenir à rien ni personne, n’est finalement qu’un gros menteur qui se fout de la gueule des gens. En fait pour moi cet Antoine n’a aucun honneur et aucune valeur.
Enfin ce n’est que mon point de vu… Mais quoi qu'il en soit il a tout du personnage nombriliste, obsédé et antipathique, et si un jour ce mec tombe amoureux de vous, un conseil mesdames, partez en courant.

Bref !

En résumé je ne conseille pas ce livre, il est hyper décevant et niais. Bon il est vrai que je ne suis pas spécialement fan des histoires d’amour, mais d'après ce que j'ai pu voir sur le net il en a déçu plus d'un. Pour ma part je n’ai finalement qu’un regret, c’est de l’avoir acheté.

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07 septembre 2012

La vie pas intéressante d'Anne Franck

"Le journal" d'Anne Franck

anne franck

Résumé :

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans " l'Annexe " de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés
sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous le joug nazi.

Mon avis, je me suis enfin décidée à le faire !

J'ai détesté ce bouquin que j'ai lu quand j'avais 15 ans. Je me souviens que j'ai eu un mal fou à le finir.

Je n'ai pas aimé ce livre pour diverses raisons. Déjà à cause de son écriture que j'ai trouvé plate et sans caractère, et ensuite pour ce qu'il raconte. C'est à dire pas grand chose... Si ce n'est la vie cachée de ces gens-là, et SURTOUT les états d'âme d'Anne Franck qui sont, je trouve, sans grands intérêts.
Je dois en effet avouer que le fait qu'elle ne s'entende pas avec sa mère, sa sœur, ou encore monsieur un tel, ou le fait qu'elle ait le béguin pour le jeune garçon, me passe carrément au dessus de la tête. Tout autant que les pages mélangées de son journal ou encore l'épluchage des légumes d'ailleurs.

Certes parfois elle a peur, elle se demande si..., mais cela passe si vite, que là aussi je n'ai rien ressenti. C'est triste à dire mais sincèrement ce livre m'a laissée de marbre.

D'accord elle a eu une mort atroce et j'aurais pu apprécier ce livre pour cela, mais non impossible, ça ne marche pas... Quand je trouve un livre mauvais, rien ne semble le sauver.

Pour résumer, je m'attendais à un document sur la guerre, je suis tombée sur le journal intime d'une jeune fille qui ne raconte pas grand chose de passionnant. A passer, y'a d'autres livres bien meilleurs et bouleversants sur le sujet.

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20 mars 2012

"Le club des incorrigibles optimistes" de Jean-Michel Guenassia : D'un ennui horrible

"Le club des incorrigibles optimistes" de Jean-Michel Guenassia

le club des

Résumé :

Michel Marini avait douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux et tout ce qu'ils étaient. Ils s'étaient retrouvés à Paris dans ce club d'échecs d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes. Portrait de génération, reconstitution minutieuse d'une époque, chronique douce-amère d'une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un premier roman étonnant tant par l'ampleur du projet que par l'authenticité qui souffle sur ces pages.

Top chrono :

Voilà plus d'une semaine que je suis dessus, ce qui est rare chez-moi de rester autant sur un livre. Je l'ai arrêté à la page 479, je n'ai pas aimé. Trop lent et vraiment pas assez intéressant à mon goût, à part 2 ou 3 passages le reste est à dormir debout, en fait statistiquement pour lire 10 pages bien, faut en lire 50 de chiantes...

J'ai quand même survolé la suite, pour voir... et ce que j'ai lu n'a rien éveillé en moi. J'essayerai de le finir d'ici la fin du mois -avant le vote du jury Livre de poche-, si je suis motivée, mais je doute que les quelques 200 pages rattrapent le coup.

En résumé après en avoir entendu que du bien, c'est une déception pour moi.

02 mars 2012

L'homme qui voulait se prendre pour Bouddha

"L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle.

gounelle

Résumé :

Imaginez...
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où...
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux.
Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.
Avec L'homme qui voulait être heureux, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.

 

Mon avis :

Malgré qu'il soit facile d'accès, et en plus très clair, je vous direz quand même tout de go, que je n'ai pas aimé ce bouquin. Déjà il n'a rien d'exceptionnel, ensuite, je trouve qu'il rabâche ce que tout le monde sait déjà, du moins dans les grandes lignes, et encore après, je le trouve beaucoup trop simpliste. Du coup au final il m'a fait plus rire qu'autre chose.

Outre les deux trois calembredaines psychologiques, et autres carabistouilles en tout genre que l'auteur raconte (celle qui m'a bien fait rire commence à la page 21), ce qui m'a quand même énormément fait halluciner dans ce livre, ce sont les situations simples ou presque simples, que l'auteur résout d'un coup de baguette magique. En fait là à chaud, ce livre c'est limite Au pays de Candy.

Au pays de Candy
Comme dans tous les pays
On s'amuse on pleure on rit
Il y a des méchants et des gentils (Là surtout que des gentils)

Et pour sortir des moments difficiles
Avoir des amis c'est très utile
Un peu d'astuce, d'espièglerie
C'est la vie de Candy

Si si je vous jure ! En fait c'est entièrement ça ! Par exemple quand l'auteur dit : "On te voit comme tu te vois", c'est juste énorme !!! Vous ne trouvez pas ? Pour ma part à ce moment là, je me suis surtout dit qu'il avait craqué et qu'il avait fumé 10 joints juste avant d'écrire son bouquin. Non mais c'est vrai. Admettons que je sois naine ou bien que je fasse 150 kilos, pas la peine que je me vois ainsi pour que les gens me voient ainsi. C'est un fait, je suis naine ou grosse ! Pas la peine de sortir des âneries sur une soi disant aura psychologique. La suite par contre, sur la prise de parole était un peu mieux, mais de mon point de vue ce n'était pas encore ça, et même loin d'être ça.

Alors oui, je suis entièrement d'accord pour dire que l'homme se complique énormément la vie, mais cela dit, contrairement de ce qui ressort de ce bouquin trop facile, l'homme est aussi victimes des aléas et des choix de la vie, et ce n'est pas être malheureux ni être déprimé de se l'avouer ; en fait sur ce niveau je trouve que l'auteur manque cruellement de réalisme, en plus il généralise trop...

Prononcer de belle parole c'est bien beau, mais si ce n'est pas pour voir la réalité, je n'en vois pas trop l'intérêt, pas plus que si on fait un mauvais choix d'ailleurs, ou qu'on agit dans la précipitation. Qu'on le veuille ou non, faut parfois agir en tenant compte de certain facteur, sinon les dégâts risquent d'être très gros par la suite, et quand j'ai lu ce livre j'ai trouvé ce dernier point bien trop vite balayait. Se montrer raisonnable n'est pas une tare, ni un signe de faiblesse, au contraire ! Alors il nous dit qu'on a le choix, ok, mais quel choix !!! Youhou ! Haaaaaaaaaaa lala, on s'amuse on s'éclate à Happy Land !

Par contre ce livre n'est pas mal sur un point ; c'est quand il parle de l'effet placebo. Je suis allée vérifier sur Internet, et je dois dire que c'est incroyable comme la croyance en une chose, ou en un dieu, peut agir sur les gens.

Autre bon point, ce passage ci-dessous que j'ai bien aimé, puisque c'est ce que je pense :

" Une vie réussie est une vie que l'on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleurs de soi-même dans ce que l'on fait, en restant en harmonie avec qui l'on est [...]" (Maintenant très chers gens, arrêtez de m'emmerder parce que je ne suis pas conditionnée comme vous !)


Ha oui, avant de finir, un petit mot sur la fin qui est vraiment à chier, encore pire que le reste. Une fin pareille c'est juste horrible, on dirait du Lévy ou du Musso, et vu déjà le manque de réalisme de ce bouquin à la base, c'était juste une fin à ne pas faire. Voilà avec mes mots ce que donne le dernier chapitre : "J'ai écouté un vieux "sage" et maintenant je le suis aussi ! Je peux me permettre de donner des conseils à tout le monde, et quand j'arrive en Europe, j'envoie chier ma famille, les conseils, mon boulot... pour vivre mon rêve ! Et tant pis si je ne paye pas mon loyer de 10 mois. Youpi Tralalaaaaa ! J'ai atteint le septième sens, (non je me plante, ça c'est dans Les chevaliers du Zodiaque), ça serait plutôt : Youpi Tralalaaaaaaaa j'ai atteint la sagesse du Bouddha !!!" ; aaaah, la drogue, ça n'arrête pas le progrès.^^

Est ce que quelqu'un lui a dit à ce monsieur, qu'être bouddhiste c'est aussi d'avoir des actes et des pensées réfléchis et mesurés, qu'être bouddhiste ce n'est pas tout envoyer chier sur un coup de tête ? Je précise cela car, le livre commence par une citation du Bouddha, donc ça laisserait penser que...

Ha oui ! J'ai oublié de vous dire, imaginez de préférence cette scène au bord de l'eau, sur un soleil levant, avec une petite fille qui marche au bord de l'eau prête à conquérir le monde ! Et si possible imaginez aussi le mec avec des larmes dans les yeux. (Oui parce que c'était à la petite fille à qui il a donné conseil.) Puis tant qu'à faire sortez les mouchoirs, et faite jouer les violons. Les violons j'ai dit ! Pas Patrick Sébastien ! Raaaah je vous jure ! Aucun respect.

En résumé, bien que ce livre peut ouvrir un début de chemin aux gens, -s'ils ne l'ont pas déjà ouvert avant-, ce n'est pas un livre que je recommande. Pas, parce qu'il ne colle pas à se que je pense, chacun sa philosophie après tout, mais plutôt parce qu'il manque cruellement de réalisme, et parce qu'il pourrait vous faire faire deux ou trois conneries. Mais pour commencer à avancer sur le chemin du bien-être (c'est hyper tendance en ce moment vous avez de la chance !) pourquoi pas, encore que non. Y'a vraiment rien de nouveau dans ce livre.

Mais de grâce ma petite vieille adoré, à l'avenir évite de me refourguer des livres comme ça, sous prétexte qu'il serait mieux chez-moi, avec ses autres copains livres. Bon cela dit j'aurais manqué une sacrée partie de fou rire si tu me l'avais pas donné, donc merci aussi.

 

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16 janvier 2012

"L'insoutenable légèreté de l'être" de Milan Kundera : L'insoutenable délire d'un auteur et de ses personnages

"L'insoutenable légèreté de l'être" de Milan Kundera

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Résumé :

"L'Insoutenable légèreté de l'être" traite de plusieurs thèmes, et place, au centre de tout, des personnages purement fictifs incarnant de grandes idées. Parmi eux, Tomas se cherche sous son double masque de libertin et d'amoureux passionné, alors que Tereza, la plus morale du livre, brigue l'amour pur, et que Sabina incarne la légèreté.

Mon avis :

Mouais pas le bon moment de lecture que j'attendais. Pas que c'est nul, même si parfois le style est complètement indigeste, mais je ne suis pas arrivée à rentrer dedans.

Déjà, je n'ai pas trouvé que ce roman avait un raisonnement philosophique. J'ai beaucoup entendu dire ça sur ce livre, et c'est la raison pour laquelle je l'avais acheté, mais à ce niveau là déjà déception. Certes y'a des images, des rêves, des métaphores, des raisonnements, mais pour moi ni plus ni moins que dans d'autres romans. En fait pour être sincère ce livre n'a absolument rien soulevé en moi comme question, ce qui à la base est le propre d'un essai ou d'un roman philosophique. Sans compter que parfois je n'ai pas du tout pigé les tripes de l'auteur, même en cherchant.

En ce qui concerne les personnages, là aussi, il n'y a eu aucun écho en moi, et en particulier sur les sentiments de ces derniers. Pour ma part ça sonnait creux. Je ne suis pas arrivée à trouver les personnages attachants. Pourtant, habituellement, j'aime les romans où les protagonistes sont torturés sur une période (je précise "période" car là c'est très important), mais curieusement ici ça n'a pas pris du tout, sans doute parce qu'ils sont plutôt du genre à soupirer et à se supporter ainsi toute une vie, attitude que je n'aime pas vraiment. Je ne dis pas que leurs peurs, leurs doutes, leurs désirs, ne sont pas justifiés, mais de là à se laisser dominer par ça, euh non désolée. L'équilibre et la liberté existent, on n'est pas forcément prisonnier de sa vie, et de ses pulsions.

Maintenant sur le contexte politique que le livre met en avant, je dois dire que là j'ai peu ou prou suivi, ça ne m'intéressais pas. Au début oui, mais ensuite non j'ai vite décroché. Du coup là dessus je ne vais pas me prononcer.

D'aucun diront que je n'ai rien compris au bouquin, pourtant je crois plutôt, non même pas j'en suis sûre, que ce livre se trouve à 1000 lieux de mon état d'esprit et de ma façon de voir les choses, et c'est certainement ce qui explique pourquoi je ne suis pas arrivée à rentrer dans le côté psychologique et philosophique de ce dernier. Oui y'a des belles phrases, oui ma vision des choses pourrait parfois rejoindre celle de l'auteur, (et encore je ne trouve pas de passage à citer en exemple), mais même s'il est possible qu'elles se rejoignent, on n' a pas choisi du tout le même chemin pour y parvenir. Après tout, la philosophie est une affaire personnelle... Alors le mieux c'est d'essayer pour voir.

D'autres avis pour cette LC le 17 février : Yogi ; Petitepom ;

 

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06 novembre 2011

"Jonathan Strange & Mr Norrell" de Susanna Clarke : Il n'y a rien à comparer avec Tolkien, alors pourquoi la comparaison ?

"Jonathan Strange & Mr Norrell" de Susanna Clarke

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Résumé :

Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie. Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est le seul véritable magicien du pays. Dans une scène éblouissante, il prête parole et mouvement aux statues de la cathédrale d’York. La nouvelle du retour de la magie en Angleterre se répand jusque dans les frivoles salons londoniens. Pédant, prétentieux, Mr Norrell devient pourtant la coqueluche de la noblesse londonienne. Mais lui veut davantage : aider le gouvernement dans sa guerre contre Napoléon. Il bloque les Français en rade de Brest grâce à une immense flotte anglaise composée de navires nés de la pluie, et dote les côtes britanniques de charmes protecteurs.
Aider le royaume d’Angleterre n’est pas l’unique obsession de Mr Norrell. Car il veut aussi, et surtout, éliminer tout rival possible. C’est compter sans la prophétie : Deux magiciens paraîtront en Angleterre. Le premier me craindra ; le second de me voir brûlera. Et bientôt il croise sur son chemin un brillant jeune magicien, Jonathan Strange. Ce dernier est charmant, riche, un brin arrogant, mais imaginatif et courageux. Mr Norrell, séduit, le prend pour élève. Ensemble, ils éblouissent le pays de leurs exploits. Mais leur association tourne vite à la rivalité…

Mon avis :

J'avais organisé cette LC à la suite d'une discussion sur LA, ben je dois avouer que c'était une grosse erreur, en tout cas pour moi, et vous allez vite savoir pourquoi.

Au début de cette lecture j'ai vraiment cru que j'allais apprécier ce livre, l'histoire ne manquant pas d'éveiller ma curiosité ; mais j'ai assez vite changé d'avis par la suite. Malgré cette histoire de magicien sur fond de guerre Napoléonienne, qui est somme toute assez originale, il se trouve qu'au final je n'ai pas accroché au livre, l'écriture étant trop lente pour que je puisse tenir tout un aussi gros livre, et l'histoire n'étant pas des plus palpitante et des plus rapide non plus.

Sans oublier que l'autre point négatif de ce livre, se sont tous les à-côtés qui ne manquent pas et qui ne servent à rien, mais vraiment à rien et j'insiste dessus, que Susanna Clarke a mis de partout. Que ça soit dans l'histoire, ou dans les notes en bas de pages qui durent sur plusieurs pages (!), ce livre est bourré d'histoire, de description, d'anecdote qui ne sont pas intéressantes et qui en plus ne servent même pas à la compréhension de l'histoire, ce qui je ne vous le cache pas, peut vite se montrer particulièrement chiant !

D'ailleurs pourquoi l'auteure les a faites ??? Le principe d'une note est d'être petite, utile et rapide, du moins chez moi, alors pourquoi là elle nous fait complètement l'inverse pour résumer sur 3 pages, un fait dont on se fout et qui ne sert à rien ?! Pourquoi ?

En fait pour mieux vous situez le truc, c'est comme si dans Harry Potter, JK Rowling nous raconte sur plusieurs pages la première publication de la Gazette du sorcier ou l'historique complet de Poudlard, alors que ça n'a rien à voir avec la trame de l'oeuvre. Encore que dans Harry Potter ça pourrait être intéressant, mais bon... Quoi qu'il soit j'ai vite abandonné l'idée de les lire.

Sinon outre ces affreuses digressions et cette lenteur, je n'ai pas grand chose à dire dessus, vu que j'ai abandonné à la page 309 sans espoir de le reprendre un jour. Donc ben voilà, amis lecteurs à vous de voir si vous voulez tenter cette expérience ou pas. Néanmoins un dernier petit mot avant de finir à propos de la quatrième couverture.

Sur cette dernière il y'a une référence à Tolkien, qui dit que Clarke a su créer une œuvre magistrale qui rivalise avec celle de Tolkien. Ben honnêtement, je crois qu'il ne vaut mieux pas comparer ces deux auteurs, ni leurs oeuvres. Jusqu'à aujourd'hui j'ai lu deux Tolkien, Le Seigneur des Anneaux et Bilbo le Hobbit, et je vous assure qu'à côté de Jonathan Strange & Mr. Norrell, et ce malgré les longueurs du SDA, Tolkien reste un bonheur à lire, ce qui est loin d'être le cas du bouquin en question. Surtout que le monde de Susanna Clarke n'a rien de comparable avec celui de la Terre du Milieu, alors, allez comprendre cette comparaison ??? Quoi qu'il soit je ne conseille pas, mais à vous de voir.

 

D'autres avis pour cette LC : Marmotte, Perdre une plume.

Posté par Florell à 10:20 - Livre fantasy - Commentaires [0] - Permalien [#]
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