Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

15 juillet 2017

"La blog de Gaea tome 1 : la bourse ou la vie in game" de collectif

La blog de Gaea tome 1 : la bourse ou la vie in game de Jarnet, Cardona, Torta

noob

 

Résumé :

Gabrielle Jolivet a beau collectionner avidement les crédits lorsqu'elle joue son personnage de Gaea l'invocatrice dans son jeu vidéo en ligne préféré, elle n'en reste pas moins sans le sou, comme la plupart des étudiants de son âge. Manipulatrice vénale pour certains, ingénieuse et économe pour d'autres, c'est sur son blog qu'elle sévit. Suivez ses aventures et celles de ses amis dans sa quête du buzz !

Mon avis :

Que font nos noobs préférés quand ils ne sont pas devant leur écran à nous faire vivre des aventures rocambolesques ? Ils vivent leur vie, comme vous comme moi, mais une vie qui leur en réserve autant que le jeu en ligne Horizon. Dans le fond cependant rien de surprenant, bien que parfois un peu étonnant, mais la manière dont c’est raconté avec notamment des clins d’œil aux autres cultures (cinéma…) fait que j’ai rigolé ou souri et que j’ai apprécié suivre le fil des pages qui réservent des bons moments de lecture où nos personnages restent égales à eux-mêmes. Oui j’ai pris plaisir à lire cette BD car même dans la vie de tous les jours ça reste magique et incroyable. D’ailleurs ça n’arrive pas en vrai qu’on se le dise mais par contre ça n’arrive qu’à eux.

Outre le scénario, niveau couleur, dessin c’est comme la série en BD Noob, agréable à regarder. On voit que le travail est soigné et je crois même noter une différence de trait, de proportion, de design sur les personnages entre ceux du jeu et ceux de la vraie vie, mais après c’est peut-être moi qui me drogue sans le savoir.

En résumé en résumons no comments, c’était bien, c'était une lecture agréable et pour ma part une série que je vais suivre et compléter tout comme Noob que j'ai commencé y a peu car ça fait très peu de temps que je connais la série web.

Merci Babelio et Olydri éditions.

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12 juillet 2017

Bilan lecture des 3 derniers mois

Bilan lecture ; avril, mai, juin 2017

 

 

Je sais, je sais, je ne suis plus très assidue avec mes bilans, mais c'est parce que... hein, d'abord !

 

nuage8

Toi merde ! Voilà ! Ca dit, on va pourvoir passer aux choses sérieuses.

Alors les mois ont été moyens en rythme mais quelques bonnes lectures quand même.

 

Lectures :

1- Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

2- Quand sort la reluse de Fred Vargas

3- Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron

4- Le fantôme de la Mary Celeste de Valérie Martin (Détesté et non fini)

5- Le Prince de Machiavel

6- Le coma des mortels de Maxim Chattam

7- Jacques coeur le vif-argent de Mickael de Kent

8- Enquête Agatha Raisin : remède de cheval de Marion Chesney

9- Le mystère du livre disparu : les trois mousquetaires de Collectif

10- Guerre froide les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu de Michael Kerrigan

11- Les gardiens de nos frères de Ariane Bois

12- Duchesse rebelle tome 2 : la dangereuse amie de la reine de A-M Desplat-Duc

13- Tome 1 le blog de Gaea : la bourse ou la vie in game de Collectif (Noob-BD)

14- La Bible racontée comme un roman tome 2 de Christine Pedotti

15- Suzon ne veut pas aller à l'école de Emilie Chazerand (Livre enfant)

 

Achats (pas que) :

 

liivre

Cadeaux de ma mère

 

livre

Trouvé dans la boîte à livre

 

livre

Achats

(Princesse de Clève de Madame de Lafayette, Joë de Guillaume de Fonclare, L'étrange défaite de Marc Bloch, Voyage sentimental en France et en Italie de Laurence Sterne (classique) + BD Gaston Lagaffe et Saint Seiya lost canvas tome 1)

 

Voili voilou les gens. Voici quelques mois chargés mais finalement calme je trouve.

Bonne lecture et vacances.

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10 juillet 2017

"Apatride" de Shumona Sinha

Apatride de Shumona Sinha

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Résumé :

Esha a quitté Calcutta pour s’installer à Paris, la ville dont elle rêvait. Or, d’année en année les déceptions s’accumulent, tout devient plus sombre et plus violent autour d’elle. Elle s’épuise dans d’innombrables batailles, et ne se sent plus en sécurité.

Issue d’une famille de paysans pauvres, Mina vit près de Calcutta. Par ignorance, ou par crédulité, elle est entraînée à la fois dans un mouvement d’insurrection paysanne qui la dépasse et dans une passion irraisonnée pour son cousin Sam, qui lui fait commettre l’irréparable.

Les destins de Mina et d’Esha se répondent dans ce roman qui ne ménage ni notre société ni la société indienne. L’écriture de Shumona Sinha est animée par la colère, une colère éloquente, aux images aussi suggestives que puissantes.

Mon avis :

Apatride de Shumona Sinha parle de deux destins de femmes (voire trois) qui se trouvent chacune d’un côté du monde, une à Paris et les deux autres en Inde. C’est l’histoire de femme mais aussi de pays et de civilisation ; en Inde on retrouve les problèmes avec le gouvernement et la manière dont sont traitées les femmes qualifiés de facile mais dans les faits amoureuses, et en France on retrouve la violence de la société mais aussi le supposé rejet de l’autre. Et si pour l’Inde je n’ai rien à redire car je ne connais que très peu la politique de ce pays, je n’en dirais pas autant de la France.
Je suis tout à fait d’accord avec l’autrice quand elle dénonce cette explosion de violence en France, cet irrespect total venant d’une grand part de la population, mais aussi ce problème de religion très communautariste avec l’Islam et l’indifférence des autres qui laissent faire au nom des droits de l’homme détournés ou par lâcheté et donnent du crédit à toutes les plaintes mêmes les plus absurdes.

« Les émeutes au nom de la religion sur le sol d’Europe bouleversaient Esha non seulement par leur violence, mais aussi parce qu’elle croyait avoir laissé derrière elle un sous-continent entier ravagé par les émeutes communautaristes, les trains incendiés, les corps jetés vifs dans les flammes, les foules hystériques manifestant avec les tridents et des sabres, des drapeaux et des bandanas couleur safran. A présent elle vivait dans le pays des élus, des éclairés et des nantis. Elle n’aurait pas pensé que se déclarer athée était encore un tabou ici, que la chute de la croyance avait laissé place à l’ignorance, laquelle n’était qu’une réaction passive et soumise, une désillusion, un désarroi, un vide. Elle n’aurait pas pensé qu’il existait dans ce pays qui croyaient qu’au-delà des nuages il y avait un barbu, deux, trois barbus, son fils, la mère et la pute, les mille deux cents vierges, toute une clique, et qu’ils allaient bientôt rétablir le pouvoir du plus grand, qu’ils allaient provoquer un bain de sang au nom de sa clémence et de sa magnanimité. »

Mais si j’ai apprécié cela sur la France, car c’est très juste, le côté politiquement correct du rejet de l’autre, de l’exclusion de l’autre ou le nom et la couleur de peau seraient un frein à la réussite, m’a plus qu’agacée ! Pourquoi ? Parce que c’est faux. Et ce que je déteste dans cette démarche outre le fait que ça joue sur des clichés médiatiques et les mensonges politiques et autres, c’est que ça met de côté la réalité qui n’est pas celle-là. En effet la galère et la pauvreté concernent tout le monde et pas que les étrangers, et personne n’a selon sa couleur de peau où ses origines un métier bien définit, et bien sûr pour l’autrice forcément venu d’ailleurs veut dire sous-métier… Bref ! De tels clichés m’ont énervé. Et ceci a fait que j’ai eu du mal avec ce livre où la plainte, la douleur, semble être leitmotive de ces pages, et d’ailleurs passé la page 138 j’ai survolé complètement le reste, sauf les dernières pages que j’ai lu correctement et qui n’ont fait que confirmer mon opinion plombée sur ce livre. J’avoue que je n’ai pas compris ce qu’elle faisait là cette fin et je n’arrive pas à lui donner sens. Faut croire que le malheur colle à la peau et doit rester coller.

Alors certes ce livre permet de voir le recul de la France (et de l’Europe) sur ces valeurs qui avaient fait de cette terre et de ce continent un lieu éclairé. Il permet de voir la lâcheté des hommes, d’avoir un aperçu très mince sur la femme en Inde, mais pour voir cela faut lire le reste, hélas… C’est-à-dire les clichés mais aussi l’histoire d’amour pas intéressante avec Julien. Bref, un cri de révolte quasiment raté.

Merci à Lecteurs.com (livre gagné suite à un jeu, voici mon texte :

Mon cher « Amant noir », mon frère,

Je suis toujours dans les îles, là-bas en Inde les « Premières neiges sur Pondichéry » tombent, et dans le jardin de « Ronce Rose » où je me trouve, un pianiste sans talent joue « La sonate à Bridgetower » d’un air mélancolique.
« Trois saisons d’orage » se sont écoulées sans toi, mon frère, bientôt la quatrième commencera. Sous peu « L’été des charognes », des touristes, cessera… Trois ans que je suis là sur cette île, à vivre sans vie, que j’ère « Par amour » pour toi sans but. T’enlever à moi c’était signer ma mort. Aujourd’hui pourtant, j’ai envie de voyager, mon âme. Retrouver la vie en bougeant... Certes, depuis que tu n’es plus, je n’arrive pas à résister à l’appel du départ, « Apatride » malgré une terre où l’on m’attend, je n’arrive plus à mener une vie sédentaire avec « Une activité respectable » même si j’essaye. Mais là je sens que c’est différent, mon frère. Il faut que je bouge, mon âme, pour m’échapper de toi, mon « Hadamar », ma camisole, ma prison.

Je sais qu’il est « Un peu tard dans la saison » pour cela, la saison des pluies arrive… Mais dans cette lettre que je t’envoie au vent et qui j’espère te parviendra, je veux te faire part de mon envie de « Retourner à la mer » malgré tout ; afin de m’échapper de toi, de ma mélancolie, et aussi échapper à « La vie automatique » qui m’attend si je rentre à Paris dans notre maison que l’on a nommée enfant « Winter is coming ». Je n’ai pas envie de vendre « Les parapluies d’Erik Sati » ! Tu comprends !?
En fait, mon frère, peut-être que je vais embrasser une vie de marin, sur un bateau que je nommerai « La téméraire ». J’embrasserai avec une vie d’océan et d’étendues vides.
Voilà mon frère, je pars. Cette dernière lettre pour te dire cela. Non ! N’essayes pas de me retenir dans les eaux sombres de ton souvenir. « Arrêtes avec tes mensonges » ! On ne revient pas du monde des morts !
C’est dit mon âme, je partirai bientôt sur le bateau que je vais construire. Je te laisse ici mon frère, « Ressentiments distingués » ta sœur. )

 

 

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05 juillet 2017

"Quand la météo fait l'histoire" de Louis Bodin

Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

louis bodin

Résumé :

Depuis la nuit des temps, les désordres météorologiques influent sur le cours de l'histoire : des pluies ont fait basculer l'issue des plus grandes batailles, comme à Waterloo ou à Azincourt ; les mauvaises récoltes de 1788 et 1789 ont attisé la fureur populaire et les grondements de la Révolution ; la pluie et la boue de la dramatique année 1914 ont freiné l'offensive française et précipité la guerre des tranchées ; la vague de froid de 1954 a entraîné le mouvement de solidarité de l'abbé Pierre ; et les canicules de 1976 ou 2003 ont fait vaciller les gouvernements... Grand spécialiste de la météorologie, Louis Bodin nous invite à un voyage inattendu et passionnant, qui nous montre que le climat a toujours été un acteur incontournable de notre histoire !

Mon avis :

La météo n’est jamais seule responsable des échecs, des défaites, des révoltes, des crises, mais il est certain qu’elle est un facteur non négligeable de ces équations et qu’elle aura plus d’une fois fait trembler les gouvernements.
Loin du réchauffement climatique, du trou de la couche d’ozone, Louis Bodin va nous montrer dans son petit livre intéressant que la météo a toujours imposé sa loi aux hommes et que ces derniers ne sont pas toujours responsables de la colère naturelle. Certes, le réchauffement climatique aujourd’hui - et quoi qu’en dise l’auteur - est responsable de beaucoup de catastrophe, mais avec ce livre qui combine évènements historiques, anecdotes (qui sert souvent d’intro au sujet du chapitre) et un recul sur la situation, on va se rendre compte, si ce n’est pas déjà fait,
que ce n’est pas toujours le cas vu qu’à l’époque où il n’était point vraiment question d’une grosse activité humaine, le temps déjà n’en faisait qu’à sa tête.

Mais si ce livre met en avant le facteur temps au cœur d’une équation pour expliquer certaines défaites, situations critiques, il va aussi au-delà car l’auteur montre comment le facteur humain prend une grosse place dans la tragédie et comment le temps joue sur nous. L’entêtement de Napoléon, les faux pas d’un gouvernement qui les fonts vaciller, les comportements et l’impatience des citoyens ou du bas peuple à l’époque où la citoyenneté n’existait pas, etc. montrent que la question météorologique va plus loin que des phénomènes atmosphériques et que cette dernière est inextricablement liée à l’espèce humaine et sa nature. D’ailleurs je parle de tragédie mais parfois cela a été aussi source de solidarité.

Cela étant et au-delà de tout cela ; temps, nature humaine, faux pas gouvernementaux, ce livre est aussi intéressant d’un point de vue pédagogique car on apprend certaines causes de mauvais temps comme l’éruption du volcan Tambora en 1815 responsable de mauvaise récolte en Europe, mais aussi l’évolution de cette science toujours incertaine et la manière dont elle est perçue par la population ou encore les états-majors.

Bref ! C’est un petit livre sans prétention mais franchement agréable à lire. Il nous apprend beaucoup de chose et est intéressant.

Merci aux éditions J'ai lu.

Posté par Florell à 21:17 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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