Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

20 avril 2011

"La forêt des 29" d'Irène Frain

"La forêt des 29" d'Irène Frain

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Résumé :

Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont d"boisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s'engouffre dans les villages, la sécheresse s'installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l'échine... Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l'inanité des rêves d'abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.

N.B :

Avant de commencer cet avis, je tiens à dire bravo pour la fabrication de ce livre qui est fait dans le respect de la nature. Papier certifier FSC et des encres fabriquées à partir d’huiles végétales qui rentre dans un processus de responsabilité environnemental. Ce fut pour moi un vrai plaisir de savoir cela. En plus l’objet est très joli.

Mon avis :

Après un début un peu difficile, malgré un sujet qui soit intéressant, j’ai dans l’ensemble apprécié ce livre, qui est un bon sujet de réflexion sur l’écologie et notre façon de vivre à l’heure actuelle. Je suis certaine qu’on peut encore aujourd’hui tirer des enseignements de cette légende, malgré les siècles qui nous séparent.

Comme je le disais, la première partie, -en fait celle que j’ai appelé la première, partie là où Djambo est encore enfant puis vagabond-, est bien un peu difficile pour retenir notre attention, car le rythme souffre de quelques longueurs, et l’histoire n’est pas toujours très intéressante, faut dire. Malgré le fait qu’on découvre l’enfance de Djambo, enfant rejeté par sa famille et par le village, puis enfant secret, rêveur, résigné et calme, faut admettre qu’il ne se passe pas grand chose de bien passionnant. Même si on se doute que certains de ces évènements ont sûrement été des éléments déclencheurs à l’homme qu’est devenu Djambo, en vrai Jambaji 1451 – 1536.

En ce qui concerne la deuxième partie maintenant, celle où il fonde sa communauté des 29, (29 préceptes et non 29 personnes comme j’ai pu le croire) elle est plus intéressante, puisqu’enfin on voit vraiment quel genre d’homme et quel esprit avancé dans ce pays ravagé par la famine et la sécheresse, il était. On cerne bien dans cette partie que cet homme avait compris que la nature en plus d’être notre allier, peut être notre pire ennemi, si jamais on ne la respecte pas. Chose quelque peu oublié aujourd’hui… Je pense d’ailleurs, que c’est certainement pour cette raison finalement, que je trouve cette seconde partie plus intéressante que la première, car l’écologie est un sujet qui me touche de près, et cet esprit est très présent dans cette dernière. Sans compter que le respect que Djambo avait envers les femmes a fini de me convaincre sur la qualité de cet homme. 

Autre point que j’ai aussi apprécié dans ce bouquin c’est que l’auteure ne s’arrête pas à l’histoire ou plutôt à la vie de Djambo. Non, en plus de nous raconter une petite partie de l’histoire de l’Inde, elle a continué à raconter les grands évènements qui ont touché la communauté des Bishnoï depuis la mort du fondateur, et ce n’est vraiment pas désagréable, car ça donne une vue d’ensemble et assez complète sur cette caste, sans compter que ça fait sortir le vrai de la légende. Surtout que certain évènement, et un en particulier qui est un fait exceptionnel mais terrible à couper le souffle, mérite vraiment d’être connu.

Bon par contre un petit bémol, en plus du léger ennuie de la première partie, je regrette quand même le langage un peu trop familier que l’auteur utilise parfois. C’est dommage je trouve, car au milieu de beau passage, -même si dans l’ensemble l’écriture est très simple-, on va avoir une phrase vraiment pas terrible qui va casser la magie de ce conte. Bon je sais ce n’est pas un conte, mais à la manière dont c’est raconté, j’ai trouvé que le Il était une fois n’était pas si loin que ça dans ce récit initiatique. Surtout qu’il est toujours assez difficile de séparer le vrai du faux dans ce genre de « légende ».

En résumé c’est une lecture que je ne regrette pas. Une lecture riche en enseignement qu’on devrait mettre dans beaucoup de main et méditer encore aujourd’hui…

Je remercie les éditions Michel Lafon et Livraddict pour ce partenariat.

Quelques extraits :

« A tout moment du jour, apprends à te défaire de l'amour de toi. Et détruis les pulsions de ton ego, source de convoitise, de rivalité, d'envie, d'anxiété, d'avarice et d’attachement. »

« Seulement sache le Bika, une fois qu’on a commencé avec les rêves de grandeur, on en finit jamais. […] Combien de fois je te l’ai dit Bika, grands désirs, grandes pertes ! »

 


14 avril 2011

Jusqu'au dernier... moment on s'ennuie

"Jusqu'au dernier" de Nicci French

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Résumé :

Astrid mène une vie sans histoires entre son job de coursière et la grande maison qu'elle partage à Londres avec plusieurs autres personnes, pour certains des amis de longue date. Jusqu'au jour où, sur son vélo, elle se fait renverser par une voisine. Plus de peur que de mal… sauf que la voisine est retrouvée le lendemain, battue à mort. Puis, c'est le tour d'une cliente chez qui Astrid devait aller chercher un colis, et qu'elle découvre sans vie, sauvagement assassinée. Coïncidence ? La police n'y croit guère. Pour Astrid et ses six colocataires, c'est le début du cauchemar, surtout lorsque le tueur frappe à nouveau, cette fois-ci au cœur du petit cercle d'amis. Mais sont-ils vraiment si proches que ça ? Lentement, l'amitié se transforme en méfiance, l'amour en haine, et chacun se demande : qui sera le prochain sur la liste ?

Mon avis :

 

Soyons franche. Ce n’est vraiment pas le meilleur de Nicci French que j’ai pu ouvrir jusqu’à ce jour. Ce livre est lent, on s’ennuie, il n’est pas du tout bouge bouge, et a du mal à démarrer. En fait je ne suis pas certaine qu’il démarre vraiment. Y’a plus de description, de longueur qu’autre chose et honnêtement il ne se passe pas grand-chose, c’est très passif. Je vous assure que quand je dis qu’ils ont écrit mieux, je ne mens pas. Pour vous dire, le seul sursaut d’intérêt que j’ai eu dans ce bouquin, se trouve à la page 149, mais pour mon plus grand regret, il n’a pas duré plus d’une page…

Ensuite arrivée à la deuxième partie, qui est racontée par le meurtrier, j’ai vraiment pensé que ça allé plus me plaire, puisque le ton change, et ben non. Bien que j’aie accroché plus facilement ici, je me suis vite lassée quand même. Revivre la première partie, sous le regard du meurtrier m’a sacrément gonflé. Le seul point positif de ce livre en fait, c’est le portrait psychologique que dressent les auteurs. Il est intéressant de voir ce qui a mené cet homme du côté obscur. Les humiliations, les vexations etc. etc.… Mais ça casse pas trois pattes à un canard.

En conclusion je dirais que c’est un livre où il vaut mieux passer son chemin.

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12 avril 2011

"Nuée d'oiseaux blancs" de Yasunari Kawabata

"Nuée d'oiseau blancs" de Yasunari Kawabata

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Résumé :

Ce qui distingue Kawabata, ce sensualiste, c'est d'arriver à envelopper ses personnages d'une sorte de buée légère et tendre tout en gardant au récit une ligne très lisse, très nette, il fait naître d'étranges rapports entre ses amants... Ses romans sont dominés par le blanc et nous sommes gagnés par cet éblouissement, par cette lumière incomparable, à ce point que nous avons tendance à oublier un fait majeur : le blanc, s'il est au Japon, comme en Occident, le symbole de la pureté, il est aussi la couleur funéraire, et pour bien comprendre Kawabata, il faut sans cesse penser que la vie, et la vie la plus physiquement amoureuse, la plus sensuelle, comporte toujours cet arrière-plan métaphysique le destin mortel de l'homme, jamais nommé et cependant apparent.

Mon avis :

 

Sans doute le meilleur Kawabata que j’ai lu, pas parce qu’il est plus aboutie mais parce qu’il sonne plus vrai que d’autres que j’ai lu précédemment.

Niveau écriture ça ne change pas, la plume est toujours aussi bien maniée, ça glisse tout seul sans un accroc sur la page.

Mais ce qui fait que j’ai vraiment apprécié cette lecture c’est cette omniprésence de blanc, de transparence, d’image quasi onirique, où tout semble hors d’atteinte. Cette dernière impression est d’ailleurs fortement appuyée par ces moitiés de secret, ces non-dits qui s’entendent tout du long du livre, puisque c’est un peu la partie inaccessible du livre.

En ce qui concerne la trame de ce livre maintenant, elle n’est ma foi pas transcendante, même si elle est très plaisante, bien que les drames, les jalousies, les rancœurs, les gênes, ne sont pas -à mon goût-, toutes aussi catastrophiques, ou aussi gênantes que l’auteur voudrait bien nous faire croire. En effet pour moi, certaines situations ne méritent vraiment pas tant de bienveillance ou de théâtralité dans les faits et gestes, du coup par moment j'ai trouvé que l’auteur en a fait un peu trop… et c’est là à mon sens le seul point presque négatif de ce livre.

Mais outre ceci, oui c’est un très bon livre, et j’ai passé un agréable moment de lecture avec ces personnages déchirés ou mauvais, et la fin à défaut d’être surprenante est plaisante, même si bien sûr elle est loin d’être joyeuse.

 

Ce livre rentre dans mon Challenge Nécrophile : En 2011 je me tape des auteurs morts. Catégorie auteur suicidé.

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11 avril 2011

Extrait du livre "Neige"

 

Extrait du livre "Neige" de Maxence Fermine

 

« Mais la jeune femme maîtrisant son art, avançait irrémédiablement. Pas à pas. Souffle après souffle. Silence après silence. De vertige en vertige.

Jamais elle ne trébucha. »

 

« Il y’a deux sortes de gens.

Ceux qui vivent, jouent et meurent.

Et il y’a ceux qui ne font jamais rien d’autre que se tenir en équilibre sur l’arête de la vie.

Il y’a les acteurs.

Et les funambules. »

 

« Neige était devenue funambule par souci d’équilibre. Elle, dont la vie se déroulait comme un fil tortueux, entrelacé de nœuds que nouaient et dénouaient la sinuosité du hasard et de la platitude de l’existence, excellait dans l’art subtil et périlleux consistant à évoluer sur une corde raide. 

Elle n’était jamais aussi à l’aise que lorsqu’elle marchait à mille pieds au dessus du sol. Droit devant elle. Sans jamais s’écarter d’un millimètre de sa route.

C’était son destin.

Avancer pas à pas.

D’un bout à l’autre de la vie. »

 

Mon avis sur Neige ici.

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Poésie, peinture, légèreté... que du plaisir dans ces pages

"Neige" de Maxence Fermine

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Résumé :

Ce petit livre est le poème de la neige et l'histoire de son poète Yuko, une sorte de funambule des mots.
C'est aussi une très belle histoire d'amour, au délicieux parfum zen, étrange et originale.
Un très beau poème d'amour donc.

Mon avis :

Un petit livre de 96 pages qu’il faut avoir lu ! Ce livre est tout bonnement magnifique ! C’est une perle, une beauté, une poésie, une peinture et j’en passe.

Avec ce livre, sans chichi mais tout en délicatesse, j’ai vraiment eu l’impression de voyager dans le Japon d’un temps reculé. L’atmosphère est lisse, paresseuse, transparente, du moins en apparence car à l’intérieur des personnages c’est un véritable feu qui dévore, la lecture est délicieuse, pour les images qu'elle délivre ainsi que pour sa poésie, et le style de l’auteur, bien que ce soit écrit par un français, est léger comme le style japonais et non pesant comme le style français.

En fait si je devais décrire ce livre en très peu de mot, je dirais que c'est un livre qui regroupe toutes les formes d'arts, tout comme les Haïku que l'auteur dépeint dans ce livre. C'est juste magnifique !

Je ne pourrais jamais vous parlez correctement de ce livre, il ne se décrit pas il se ressent avant tout. Tout ce que je peux vous dire c’est que ces quelques pages sont une perle, une beauté pure et tourmenté, une poésie au bonheur fragile, une peinture légère mais terrible. Un peu comme ces dessins japonais, les sumi-e, qui sont d'une simplicité déconcertante mais qui en disent tellement long. C'est un livre à lire.

Extraits du livre ici.

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06 avril 2011

Le jeu de l'ombre et de lumière

"Le jeu de l'ombre" de Sire Cédric

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Résumé :

Mais que pouvait bien chercher Malko Swann cette nuit-là ? Une overdose d'adrénaline, la sensation ultime, le sentiment de liberté ?
Pourquoi roulait-il aussi vite en pleine nuit sur une route de campagne étroite et sinueuse jusqu'à faire une chute de trente mètres en bas du pont du Diable ?
Atteint d'un traumatisme inexplicable, le musicien est désormais incapable d'entendre la musique. Mais il ne s'agit que du début de sa déchéance. Dans l'ombre, quelqu'un l'observe... quelqu'un qui veut jouer avec lui. Un jeu au goût de sang... Il s'engage alors dans un combat désespéré.

Mon avis :

 

C’est la première fois que je tente un livre de cet auteur, et bonne nouvelle j’ai survécu ! Ben oui je dois dire qu’au début j’n’en aurais pas mis ma main au feu. Sire Cédric est connu pour faire des romans noirs avec une dose de surnaturel, et n’étant pas très courageuse avec le surnaturel j’avais une certaine appréhension, en commençant ce bouquin.

Ma première impression en ce qui concerne cette lecture est plutôt bonne, et même très bonne. Bien que je note un début un peu lent, j’ai finalement très vite été happée par cette histoire de meurtre, puisque Sire Cédric distille l’intrigue et le suspense tout du long, à un rythme de plus en plus fort, pour finir en un incroyable bouquet final

Cependant, j’avoue qu’en commençant ce bouquin, j’ai été un peu déstabilisée par le schéma du roman qui ne ressemblait pas vraiment à l’image que j’en avais. Je m’attendais à être directement plongée dans un univers réel mais paranormal, et en fait non. Ici contrairement à L’enfant des cimetières (ma lecture après Le jeu de l’ombre), le surnaturel est plus long à se mettre en place et n’est pas si présent que ça je trouve, du moins jusqu’à la dernière partie, car la dernière partie nous mène carrément au frontière de l’au-delà. Mais j’admets, que ce point là est un peu dommage, car pendant une bonne partie du livre, malgré les faits étranges présents, j’ai eu l’impression que j’avais en face de moi un thriller classique : coup monté, vengeance, meurtre, personnage qui croit voir des visions etc etc…

Mais outre ceci rien à redire, car même sans ça, ou plutôt presque sans ça, c’est un roman qui bouge, et non un de ces mauvais romans où ils ne se passent rien jusqu’à la fin. Ici y’a de l’action, avec quelques frissons pour les personnages, et c’est agréable car au moins on ne s’endort pas dessus. Dommage quand même que les protagonistes soient moins accessibles dans ce bouquin, que dans L’enfant des cimetières.

En résumé c’est un agréable livre pour les amateurs du genre thriller & paranormal, et même pour les semi-amateurs de paranormal, qui comme moi ne sont pas vraiment courageux avec ce genre.

Je remercie les éditions Le pré aux clercs et Livraddict pour ce partenariat.

 

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03 avril 2011

"la véritable Dalida" d'Emmanuel Bonini

"La véritable Dalida" d'Emmanuel Bonini

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Résumé :

Après avoir vécu une enfance difficile au Caire, des débuts professionnels qui ne la destinaient pas à une carrière de chanteuse et une succession d'amours malheureuses, Yolanda Gigliotti, devenue Dalida, ne connut pourtant jamais le bonheur, même parvenue au sommet de la notoriété.
Au fil des années, elle se retrouva prisonnière d'un entourage qui entendait la façonner à sa guise. Parce qu'elle ne sut jamais lui dire "non" et qu'elle plongea dans une solitude de plus en plus oppressante, elle choisit un jour de s'évader par le suicide. C'était en mai 1987. Pourquoi cet acte définitif ? Quelle femme meurtrie se cacha derrière une artiste admirée dont tout le monde salua le haut degré d'exigence dans le travail ? Pour comprendre le destin tragique et déconcertant de l'une des stars les plus adulées de la variété française, Emmanuel Bonini a mené une enquête rigoureuse. Il a interrogé des célébrités qui l'ont beaucoup côtoyée (Rika Zaraï, Annie Cordy, Hervé Vilard, Charles Dumont, Michèle Torr, etc.) et rencontré de nombreux et précieux témoins-clés dans les différentes étapes de sa vie qui ont accepté de sortir de l'ombre. Les révélations de son livre ne manqueront pas d'étonner tous ceux qui croyaient connaître une femme pourtant largement racontée dans les colonnes de la presse à sensation.

Mon avis :

Ce n’est pas le premier livre que je lis sur Dalida, juste le septième. Mais parce qu’il promettait de rétablir une certaine vérité, j’ai voulu le lire. J’admets que j’ai eu peur pendant un moment que ce livre soit juste là pour créer une polémique, et qu’au final il ressemble à une certaine presse torchon que j’exècre plus que tout, et que j’ai eu l’honneur de découvrir en travaillant dans une presse. Bref, j’avais peur de cela, mais finalement non. C’est avec le respect de la personne et les témoignages des vrais amis, ceux qui ne demandaient rien en retour, que ce livre fut construit.

Certes Dalida est parfois un peu égratigné dans ces pages, mais c’est sur des choses humaines et qui n’ont jamais vraiment été cachées, ses colères terribles par exemple, dont l’auteur nous parle. Parfois, comme nous tous, elle pouvait aussi se montrer cruelle dans certains propos, mais bon qui ne l'est pas ? Quoi qu’il en soit c’est vrai que ces pages ne montre pas toujours le portrait bien lisse des biographies passées dans les mains du frangin, mais cela est agréable, car des personnes 100% parfaite je n’en connais pas. Pas plus qu'il doit exister des artistes qui n'ont jamais eu de mauvaises critiques venant de la presse, fait souvent évincé par le frangin.

Cependant ces pages retracent aussi sa gentillesse, il est vrai que Dalida pardonnez tout, et ne jugez personne. Elle avait des amis dans différents milieux, et était toujours là pour les autres. Sa gentillesse et sa simplicité étaient naturelles, et plus d’un aura su en profiter ; certains de ses amants, ses sois disant amis comme François Mitterrand ou d’autres membres du PS en 1981, ou encore son fameux frère Bruno, dit Orlando, qui aura pris le nom de son grand-frère une fois dans le milieu du Show business.

En plus, l'avantage ce livre, et c'est ça qui est génial aussi, c'est que contrairement aux autres biographies, ou devrais-je plutôt dire hagiographies ( ?), le manège du frère a été assez bien développé et mis à jour. Certes il argue encore aujourd’hui, que Dalida n’était pas qu’une artiste mais aussi sa sœur, ce qui est vrai. Cependant ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il considérait sa sœur comme sa chose, une machine à tube, ou l’argent passé avant les liens du sang, et le bien être de cette dernière. Combien de fois aura-t-il écarté de sa route les hommes de sa sœur ? Plein de fois. Combien de fois quand sa sœur allait mal, il aura été derrière elle en lui disant : « Il faut que tu travailles ! », alors que d’autres plus délicats, auraient dit : «  Tu as besoin de repos. » ? Et Dalida trop gentille, disons pas assez forte face à ce frère qui l’étouffait, ne pouvait rien faire. Elle était vraiment prisonnière de ce dernier qui ne pensait qu’à l’argent, l’image et à la gloire, alors qu’elle, elle aurait parfois et souvent voulu autre chose. En fait ce livre complète vraiment certains points, et nous aide à en comprendre d’autres, et si elle a préféré son grand frère, le véritable Orlando, au faux ce n’était certainement pas par hasard. Enfin bref, tout ça pour dire que ce n’est pas que un livre sur la star, mais plutôt sur la personne que Dalida était, et aussi sur l'envers du décor.

On pourrait me dire que ce que je viens de d’écrire, et donc ce qui est inscrit dans ce livre par extension, est faux. Tout n’est peut être pas à prendre, cependant en plus des témoignages des véritables amis, l’auteur confirme ses dires par d’autres livres, d’autres mémoires qui n’ont rien à voir avec Dalida à la base, mais où dans une page, un coin de texte, Dalida est présente.

Puis honnêtement et au vu des autres biographies que j’ai pu lire d’elle où certaines choses sont trop lisses, rapides et flous sur certain point, je ne pense pas que ça soit que du bobard. Surtout qu’Orlando est plus vénal que filiale, comme j'ai pu m'en apercevoir bien avant. Bon rendons lui justice, si Dalida n'est pas tombée dans l'oubli aujourd'hui, c'est bien un peu grâce à lui, même si ses remasterisations ne sont pas du meilleur goût, surtout que c'est souvent les mêmes rengaines qui sont reprises. La Dalida originale aux chansons connues ou pas, vaut mieux que ça franchement.

En résumé ce livre est vraiment agréable à lire pour peu qu’on apprécie Dalida, néanmoins je conseille la lecture d’au moins un livre avant celui-là qui est, Mon frère tu écriras mes mémoires de Catherine Rihoit, puisque beaucoup des passages du livre La véritable Dalida y font référence, mais je pense aussi que sans une vue d’ensemble il serait assez compliqué de comprendre le totale portrait de cette chanteuse mais aussi de cette femme aux milles facettes.

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02 avril 2011

"Dans un mois, dans un an" de Françoise Sagan

"Dans un mois, dans un an" de Françoise Sagan

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Résumé :

Bien que peu fortunés, Fanny et Alain Maligrasse, l'éditeur de Saint Germain des Près, reçoivent fréquemment leurs jeunes amis écrivains, artistes et mondains agréables. Alain se demande s'il ne s'est pas trompé de vie, aux côtés d'une femme terne et un peu niaise, alors qu' il aime en secret la belle Béatrice, comédienne en quête d'un grand rôle. Parmi cette petite société désinvolte et cultivée, se distingue le jeune Bernard, lui-même encombré d'une épouse effacée, journaliste et romancier velléitaire qui, lui, a été l'heureux amant de Béatrice, alors qu'aujourd'hui, il tente vainement de séduire Josée, image parfaite de la fille libre et insaisissable. Et tous, dans l'ivresse de l'alcool et des plaisirs parisiens, de poursuivre des rêves illusoires tout en faisant le malheur de leurs proches. Dans un mois, dans un an, quand Alain, Bernard ou Béatrice auront atteint leur but, que restera-til de leurs succès ou de leurs échecs ? Quelques moments de bonheur, un peu d'amertume et beaucoup de tristesse.

Top chrono :

C'est la première fois que je lisais du Sagan, et vu la réputation qu'elle a je m'attendais vraiment à apprécier ce livre. Erreur. Ce bouquin m'a fortement ennuyée. Ça part dans tout les sens, c'est décousu et en plus l'histoire n'est pas du tout intéressante.
J'ai lu correctement plus de 110 pages, ensuite n'en pouvant plus j'ai survolé le reste.

En fait pour moi, ce livre c'est limite un livre pour rien.
Il n'apporte rien -en tout cas je n'ai pas trouvé-, et la fin n'a aucune solution. C'est seulement une continuation du début, avec un ou deux changement, qui en plus ne porte pas à surprise. En fait la fin du livre, c'est la vie qui continue, comme au début...


Certes c'est très représentatif de la vie réelle, mais qui n'est pas déjà au courant ? Bref ! Si vous devez lire un Sagan, je ne vous conseille pas lui.

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26 mars 2011

Rentrez tous les objets contondant quand vous lirez ce livre. Et si possible mettez le livre dans une armure...

"Les Hauts de Hurle-vent" d'Emily Brontë

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Résumé :

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.

Mon avis :

 

Ce livre fut pour moi un vrai coup de cœur ! Je l’ai adoré, et j’en suis ressortie le souffle coupé. Emily Brontë était vraiment une grande dame de lettre anglaise, bien qu’elle fut reconnue un peu tard comme telle. Son imagination, était débordante, mais quelque peu inquiétante tout de même. Quand on voit jusqu’à où elle va pour ce livre, ça peu faire peur, surtout quand on sait qu’elle vivait assez recluse.

Tout dans ce livre est fait pour plaire. Les paysages sont authentiques et sauvages, le cadre du roman est agréable, malgré que l’ambiance soit pesante. L’histoire est intrigante, puisqu’on se demande pendant un bon moment comment Heathcliff enfant sauvage, mauvais et limite stupide, pourra se venger des enfants de son bienfaiteur. Les personnages sont vicieux, malsains, manipulateurs, caractériels, parfois stupide, et les situations nous révoltes. En sommes tout pour plaire, vraiment.

En commençant ce livre j’ai été un peu déstabilisée sur la façon dont est amenée cette histoire de vengeance, mais aussi finalement d’amour et de haine. Je m’attendais à ce que l’action se déroule  au moment des faits, et ben non, en fait c’est raconté par la servante Hélène. Mais même si au début j’ai eu un peu de mal à me faire à cela, c’est vite passé par la suite, car l’auteure a eu la bonne idée de ne presque pas faire intervenir les personnages du présent plus que ça. Emily Brontë reste vraiment concentrée sur son histoire, et c’est vraiment agréable car ainsi on évite les coupures intempestives. Surtout que l’histoire est vraiment prenante, ce qui aurait été dommage.

L’entrée du livre est bien un peu déstabilisante comme je le disais, cependant en lisant et au fur et à mesure qu’on avance, on devient vite intrigué et complètement happé par cette fiction où la vengeance, mais aussi finalement l’amour et la haine règnent en maître. Avec ce livre, Emily Brontë n’a pas seulement écrit une histoire, elle a aussi fait un roman sur l’âme humaine. Les protagonistes, même si elle ne perd pas son temps pour les décrire, sont plus vivants que jamais. Cependant, j’avoue que j’ai quand même eu du mal avec ses personnages, j’ai été grandement agacée par ces derniers, ce qui finalement n'était pas un roman de tout repos.

Avant de finir. Le petit plus pour certain, le moins pour d’autre, c’est l’écriture très simple et non désuète, de ce livre. Si certains sont rebutés pour lire les classiques à cause du langage, ici n’ayez pas peur c’est vraiment facile, et quasiment pas d’époque.

En résumé c’est un excellent classique. A lire car il mérite vraiment le détour.

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23 mars 2011

"Des vents contraires" d'olivier Adam

"Des vents contraires" d'Olivier Adam

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Résumé :

Depuis que sa femme a disparu sans jamais faire signe, Paul Andersen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d'une retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance. Mais qui est donc Paul Andersen ? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leur vie. Dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, Olivier Adam impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

Mon avis :

J’avais moyennement aimé Je vais bien ne t’en fais pas de cet auteur, cependant j’ai voulu retenter quand je suis tombée sur ce livre. Le sujet m’emballait, il m’en fallait pas plus, et au final je ne regrette pas.

Même si ce n’est pas un livre que j’ai trouvé de toute beauté, je dois dire qu’il ne manque pas pour autant de charme. Certes ce n’est pas un bouquin joyeux, dedans la lumière ne perce pas tant que ça, mais ces situations au bord du gouffre où les personnages avancent à tâtons, dans cette brume qui ne les quitte pas, à quelque chose de proche de nous, qui fait que ça nous laisse pas indifférent. Ici dans un personnage ou un autre, on se ressent, et c'est là, à mon sens une des forces de ce roman ; c'est qu'il nous parle.

J’avais trouvé Je vais bien ne t’en fais pas, un peu cru, osé par moment et j’admets que j’avais peur de retrouver dans celui-là la même ambiance, et bien pour mon plus grand bonheur, non. Ce livre est plus fin, plus pudique, plus délicat moins grossier. Ici les sentiments sont cachés, et c’est vraiment agréable car ça donne une certaine profondeur au livre, et un caractère véridique à l’histoire. Sans oublier que c’est plus facile à lire.

En résumé c’est avec une écriture simple, sans prétention, qu’Olivier Adam nous mène au bord de la vie, à la limite de jour et de la nuit. Bien sympathique.

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