Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

08 septembre 2011

"Alice aux pays des merveilles" et "De l'autre côté du miroir" de Léwis caroll

"Alice aux pays des merveilles" et "De l'autre côté du miroir" de Léwis Caroll

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Résumé :

" Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.

Et si Alice entrait dans la maison du Miroir, cette fois-ci ? A peine en a-t-elle l'idée que la glace se brouille et que la jeune fille plonge dedans. Une nouvelle galerie de personnages inattendus défile alors, comme de lointains cousins du pays des merveilles : Reine Rouge et Reine Blanche, Gros Coco, Blanc Bonnet et Bonnet Blanc...

Mon avis :

Aimant le DA de Walt Disney, j'ai toujours eu envie de découvrir les aventures d'Alice, c'est aujourd'hui chose faite.

J'ai cependant trouvé cette lecture moyenne, et je crois surtout que je n'aurais jamais dû lire les deux aventures d'Alice à la suite. En effet bien que ce soient deux histoires différentes, j'ai trouvé qu'elles étaient toujours basées sur le même schéma, à savoir l'éternelle absurdité des situations et présence constante de personnage étrange.

C'est deux points là ont du charme et je ne critique pas l'imagination de l'auteur, cependant lire que cela sur plusieurs centaines de pages ça devient vite lassant, et j'ai surtout ressenti cette lassitude lors de la lecture du second récit qui est De l'autre côté du miroir. Mais malgré tout j'ai bien aimé ce qui ressort de ce livre, à savoir qu'il n'est pas porteur de moral, il finit comme il a commencé.

J'ai parlé en début de cet avis du DA de Walt Disney que j'adore même si je l'ai découvert très très tard. Ben finalement je dois avouer que je suis assez étonnée des libertés qu'ils ont pris avec ce texte, (peut être qu'avec d'autres DA ils ont fait ça, mais je ne connais pas les contes pour enfant ne les ayants jamais lu et ni entendus), par exemple lors de cette lecture, j'ai été étonnée de voir que pour faire leur dessin animé, ils ont mélangé les deux textes, où moins étonnant enlevé carrément certains passages. Ce qui n'est finalement pas plus mal, je dois dire. En effet et même si souvent dans mes lectures je regrette qu'on ait enlevé des scènes de livre pour en faire un film ou un DA, là je dois dire que je ne regrette pas l'absence de quelques scènes parfaitement inutiles, comme celle du Porc et poivre ou encore celle de L'histoire de la fausse Tortue, et j'en oublie. Je trouve que trop de rien tue le rien, et du coup ben on oublie ce qu'il y a apprendre.

Et pour finir je dois dire que je regrette quand même une chose, la version originale. Je ne parle pas du tout anglais n'aimant pas cette langue, mais vu qu'apparement Alice est une oeuvre difficile à traduire et elle a reçu plusieurs traduction d'ailleurs, j'aurais aimé la lire en VO pour bien m'imprégner de ce monde et comprendre les subtilités de ce texte, bien qu'il faille aussi connaître les us et coutumes de l'Angleterre pour saisir le sens de toutes les petites histoires de cette grande histoire.


En résumé c'est à lire pour sa culture, mais vaut mieux éviter de lire les deux textes à la suite.


***

Petite note intéressante qui se trouve dans le préface que je vous remets ici : En parlant du livre) " [...] Il était donc prévisible que psychologues et psychanalystes s'emparaient de textes dont la richesse se prête depuis longtemps aux interprétations les plus imaginatives, non sans autoriser quelques élucubrations aberrantes" Et vous savez de ce que je pense de la connerie freudienne, lacanne et compagnie...

Très franchement je crois qu'il faut y voir d'autres choses que les théories fumeuses de certaines personnes. Perso j'adère plus à ce qu'a dit le traducteur sur ces deux textes à savoir "Ces deux récits rejoignent les plus grands textes de la littérature mondiale dans leur volonté de donner un (non-)sens à notre vie."

Bonne lecture.

Edit du 26/12/12 : Ici, j'ai trouvé des trucs super amusants à lire, notamment sur ce livre et DA "Alice aux pays des merveilles". C'est tellement fumeux et cintré, que j'avoue qu'en lisant ça, j'ai après l'étonnement, éclaté de rire. Je vous en souhaite donc autant.

En attendant je vous mets ici, le billet qui correspond à ce bouquin. D'ailleurs faudra m'expliquer par quel procéder miraculeux ils arrivent à de telle conclusion, Alice s'identifie a un petit garçon... mais bien sûr. Le coup du thé et des théières m'a bien fait rire aussi. Comme dirait l'autre : "Haaaaaaaa, la drogue, quelle magnifique invention." Bref, bonne poilade les gens ! ^^

« C’est par ce langage, le langage de l’inconscient, si bien parlé par Lewis Carroll avec ses fameux mots-valises, qu’Alice va réussir à sonder les tréfonds de son inconscient, faire volte-face à ses angoisses les plus profondes et finalement retrouver le chemin qui est le sien.
Alice arrive alors au moment où le Chapelier-toqué, le Lièvre de mars et le loir fêtent réciproquement leurs non-anniversaires, pour finalement proposer à Alice de fêter le sien.
Il s’agit-là, bien entendu, d’une dés-identification, particulièrement d’une dés-identification sexuelle. Jusqu’à la rencontre avec la chenille, nous avons vu qu’Alice se croyait identifiée sexuellement à un petit garçon : elle se mesurait à un point fixe, le pénis-membre masculin infantile. Désormais débarrassée de ce repère spatio-temporel, elle découvre une jouissance (fête) non-phallique encore plus grande que celle qu’elle vient de quitter.
Le thé-liquide qui coule de théières en théières et de tasses en tasses, figure explicitement et symboliquement dans le langage des rêves et de l’inconscient, la jouissance du vase-réceptacle féminin : la jouissance vaginale nouvelle.
Tel un psychanalyste chevronné, le Chapelier-toqué (qui travaille du chapeau) invite Alice à raconter son histoire : Maintenant ma chère, j’ai l’impression que vous avez une préoccupation. Voulez-vous nous dire ce qui vous ennuie ? Racontez-nous du début à la fin précise le Lièvre de mars. Arrêtant subjectivement le récit d’Alice, le Chapelier-toqué, le Lièvre de mars et le Loir ponctuent l’histoire de signifiants (entendant par exemple thé pour la lettre t) et de devinettes, de manière à lui faire accéder au versant inconscient de celle-ci.
Surtout, le Chapelier-toqué, en s’emparant de la montre du lapin blanc sous prétexte de la réparer (mais guérir n’est pas le but premier de la psychanalyse), la casse et libère ainsi Alice de son angoisse de castration (et/ou angoisse de perte de virginité). Comme le disait Jacques Lacan, on ne guérit pas parce qu’on se remémore, on se remémore parce qu’on guérit » (Christophe Bormans, Psychanalyse des contes et dessins animés).

http://www.psychanalyste-paris.com/-Psychanalyse-des-contes-de-fees-.html

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20 juin 2011

Summer PAL challenge : Idée pourrie pour idée noire...

 

Summer PAL challenge 2011 ou comment devenir zinzin et mourir d'une attaque.

Comment vous dire que je suis barge, que Fabiola est malsaine -tout comme ses idées- et qu’on est plusieurs barges dans ce cas ??? Ben en fait c’est bon je viens de vous le dire.

Bon que je vous explique quand même pourquoi je dis cela. Alors voilà il se trouve que Fabiola a eut la mauvaise bonne idée de renouveler son Summer PAL challenge pour 2011. Le principe de ce challenge est bien sûr de pulvériser plus vers le bas que vers le haut - je précise au cas où certain d'entre vous serez tenter de faire l'inverse- nos PAL gigantesques ou pas, d'ici la date limite du 21 septembre 2011.

On est d'accord pour dire que cette idée est merdique, surtout que j'excelle plus dans l'art de la pulvériser vers le haut que vers le bas et ce malgré ma recette que j'ai vraiment foiré ce mois-ci..., bref. Mais qui dit merdique dit ok pour moi, donc j'y vais et je m'inscris avec la ferme intention de ne pas donner le chiffre exact. Mouhahahahaha. Sauf que voilà, Fabiola sait beaucoup de chose du coup ben me voilà obligé de donner -si j'en oublie ceci sera bien sûr non volontaire de ma part- le chiffre exact.

Mais voilà ! La vicieuse Fabiola ne s'arrête pas là, et avec Miss Bubblegirl, (faut vraiment les séparer ces deux là car ensemble elles ont des idées encore plus nazes...), elles ont décidé de rajouter un challenge dans le challenge. Y'en a franchement on se demande ce qui leur passe par la tête...? Ce second challenge c'est de NE PAS ACHETER DE LIVRE PENDANT CES 3 PROCHAINS MOIS. Y'en a apparemment qui sont suicidaire... comptez sur moi les filles pour abréger vos souffrances. Pour être franche je ne pense pas du tout vraiment y arriver, à part peut être à partir du mois d'août et encore, mais je vais quand même tenter de ne pas du tout trop craquer. J'ai du mal à croire que je viens d'écrire cela... Vite un médecin ! Enfin bref, voilà la nouvelle torture du jour sortie tout droit de deux cerveaux machiavéliques. Qui vivra verra, enfin en ce qui me concerne, si je vis jusqu'à là. Bonne chance à tous les participants et enjoy !

Florel.

Ici l'article du challenge. Dommage quand même que l'année soit préciser car on aurait pu être éternellement en été au final. Pfff y'en a qui mette vraiment de la mauvaise volonté. 

Là le chiffre de ma PAL 125 livres. Vous voyez rien c'est normal, hihihihi débrouillez-vous pour comprendre. Je vous rassure c'est très simple à piger et normalement j'en ai pas oublié.

Ici là la vidéo de Léo qui est vachement flippante... On devient tous barges avec cette idée complètement nulle. La preuve ! (Je viens d'assomer une mouche.)

En dessous les prémices de ce qui nous attend. Suicide collectif au bord de la plage. Noyade en coeur. Enjoy là aussi !

 

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Summer PAL challenge. On va tous mouriiiiiiiiiiiir !

 

PS : Ceci est mon testament. Le lègue mes livres à tous les survivants de ce challenge. Vous avec bien fait de vous y inscrire les mecs ! Mouhahahahaha.

 

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09 juin 2011

"Le livre tibétain de la vie et de la mort" de Sogyal Rinpoché

"Le livre tibétain de la vie et de mort" de Sogyal Rinpoché

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Résumé :

Dans cet ouvrage, Sogyal Rinpoché concilie l'ancienne sagesse du Tibet et la recherche contemporaine sur la mort et les mourants, sur la nature de l'esprit et de l'univers Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort clarifie, pour la première fois, la vision complète de la vie et de la mort t telle que nous l'offre la tradition tibétaine. L'auteur explique notamment. les " bardos ", ces états de conscience après la mort qui ont tant fasciné et fait s'interroger artistes, psychologues, scientifiques, médecins et philosophes occidentaux depuis la publication, en 1927, du Bardo Thödol (le Livre des Morts Tibétain). Sogyal Rinpoché montre que dans la mort, comme dans la vie, l'espoir existe et qu'il est possible à chacun de nous de transcender sa peur ou son refus pour découvrir ce qui, en nous, survit et ne change pas. Il propose des " pratiques " simples mais puissantes que chacun, quelle que soit sa religion. ou sa culture, peut accomplir afin de transformer sa vie, se préparer à la mort et aider les mourants. Ce livre présente également une introduction lucide et complète à la pratique de la méditation, ainsi qu'aux notions de renaissance et de karma. A ceux qui accompagnent les mourants, l'auteur indique comment les assister avec amour et compassion et comment leur apporter l'aide spirituelle à laquelle tout être humain a droit. A ceux qui travaillent en milieu hospitalier, médecins ou personnel soignant, il donne des conseils qui enrichiront leur expérience. L'auteur nous fait partager sa vision personnelle de l'expérience de proximité de la mort (NDE) selon la perspective tibétaine. Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort n'est pas seulement un chef-d'œuvre spirituel. C'est aussi un manuel, un guide, un ouvrage de référence et une source d'inspiration sacrée.

Top chrono :

Ce livre que j’ai commencé l’année dernière m’a bien plu, même s’il n’est pas toujours très simple. J’avoue que j’ai relu plusieurs fois certains passages histoire de bien comprendre le message. Cependant c’est une lecture riche en enseignement, mais vu l’épaisseur du livre et les multitudes de conseils, d’aide à la pratique… c’est un ouvrage qu’il faut, je pense, relire plusieurs fois histoire de bien intégrer le contenu. Ha oui encore une chose, il ne faut pas se forcer à lire ce genre de livre, il faut en ressentir le besoin.

Citation de William Black cité dans le livre : "Qui veut lier à lui même une joie de la vie brise les ailles. Qui embrasse la joie dans son vol, dans l'aurore de l'éternité demeure."

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"Carte du labyrinthe" d'Alberto Torres-Blandina

"Carte du labyrinthe" d'Alberto Torres-Blandina

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Résumé :

Trois personnages se croisent, s’aiment, se quittent et se fuient. Bon mari et bon père, Jaime mène une vie rangée dont il ne cesse de vouloir s’échapper. Il collectionne en cachette les photos de nus qu’il développe pour ses clients, en particulier celles que lui apporte Alberto. Elisa est amoureuse d’Alberto. Tout va bien jusqu’au jour où elle se réveille dans une zone industrielle, à moitié nue. Elle ne se souvient de rien. Chacun cherche sa voie et tous cherchent l’amour dans un chassé-croisé mélancolique. Perdus dans un labyrinthe sans issue qui mélange à loisir les histoires vécues, les vies fantasmées, les mensonges, les trois personnages racontent tour à tour leur existence dans une langue limpide et pleine de vitalité. Ce qui avait commencé comme une lecture amusante et brillante devient une histoire profonde et émouvante sur l’identité, le bien et le mal. Peu à peu on se prend de tendresse pour les personnages, on les suit dans leur labyrinthe, on plonge avec eux dans l’urgence de vivre, le désir de changement, le besoin d’amour… Une histoire qui ne vous quitte plus.

Mon avis :

Les paroles strictement vraies semblent contraires à la raison. Lao-Tseu

Malgré une entrée dans le livre un peu spéciale - il commence par le photographe Jaime qui collectionne les photos olé olé de ses clients -, j’ai été très vite prise par cette histoire.

Ces trois vies, qui s’entrecroisent d’une façon ou d’une autre dans un labyrinthe de sentiment, de confusion, d’impuissance et de mélancolie, m’ont énormément plu et touchée. Déjà parce que tous ces personnages sont impuissants et possèdent une histoire sordide plus ou moins grave qui les mènes à la dérive d’une manière ou d’une autre, mais aussi parce que magnifiquement bien écrit, d’une écriture très simple et décrivant à la perfection les divers sentiments de ses protagonistes -sans pour autant tomber dans le lyrisme-, c’est un livre qui sait nous mener au plus proche de l’histoire qu’il partage, du moins c’est l’impression qu’il m’a donnée.

Néanmoins même si l’histoire d’Elisa, d’Alberto et de Jaime m’a plu, surtout celle d’Elisa le personnage qu’on peut dire central et qui possède une histoire terrible et surprenante, j’ai quand même un petit regret en ce qui concerne ce bouquin. En effet j’ai trouvé qu’il faisait trop référence au sexe. Déjà par le biais des photos que Jaime collectionne -ce que j’ai trouvé malsain au passage-, mais aussi par le biais d’Alberto. Même si les questions, les doutes, les affirmations dans son cas sont assez légitimes, je regrette cette obsession. Je pense honnêtement que le livre aurait eu une dimension plus sublime, s’il y’en avait eu moins. Mais ça comme je le dis souvent, c’est peut être moi qui exagère.

Par contre avant de finir je voudrais dire que j’ai vraiment, mais vraiment apprécié, -et c’est toujours le cas en ce qui me concerne dans les livres- ces petites phrases, ces petits passages que l’auteur a glissé à chaque début de partie, où les personnages vont tour à tour s’exprimer, dire ce qu’ils souffrent, ce qui les hantent… un peu comme dans un journal intime, - car oui j’ai un peu oublié de dire que ce livre est coupé en plusieurs partie de trois à chaque fois.

En résumé c’est un livre agréable à lire malgré le point négatif que j’ai pu lui trouver. Je remercie News Book et les éditions Métaillé pour ce partenariat.

 

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03 juin 2011

"La pavillon d'or" de Yukio Mishima

La pavillon d'or de Yukio Mishima

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Résumé :

Que la Beauté puisse exister et le jeune moine s'en trouverait irrémédiablement exclu. Mais la soudaine et commune fragilité qui l'unit au Pavillon d'Or, alors que retentit au loin le bruit des bombes, scelle son destin au temple sacré. La quête de cette ultime communion, en commettant l'irréparable, constitue sa secrète destinée. Bègue et sans beauté, il est en apparence réservé et taciturne ; le mal et la laideur sont les hôtes de son âme. Le pendant de sa souffrance physique est un ego démesuré et tyrannique qui le pousse à croire à sa mission tragique et exemplaire : atteindre le "coeur même du mal" et anéantir le sacré d'entre les sacrés par un acte de "pure abolition".

L'incendie du Pavillon d'Or en juillet 1950 anéantissait un trésor national. En explorant les méandres psychologiques du jeune Mizoguchi, Yukio Mishima établit le mobile d'un crime qui ébranla le Japon. En arrière-plan, l'auteur livre sa vision philosophique du Beau absolu.

Mon avis :

NB : Cet avis est loin d'être parfait (comme toujours d'ailleurs), mais expliquer par écrit un tel livre c'est presque impossible, il est tellement riche que curieusement pour le coup je dois avouer que j'y arriverais mieux en parlant.

Voilà un livre très beau, que j’ai eu grand plaisir à lire. Même si on connaît d’avance la fin du Pavillon d’or, l’histoire romancée (ou presque) de ce jeune homme handicapé par son bégaiement, que le monde a souvent refusé mais qui s’est aussi refusé au monde, est touchante et singulière. Mizoguchi, personnage ambiguë, un peu influençable, obsédé par le Pavillon d’Or et sa vision de la beauté, m’a, je peux le dire, ébloui par sa personnalité. Qui est plus ou moins froide, tantôt torturée, tantôt impassible, calculatrice, mauvaise, mais aussi proche de la beauté. 

Cependant malgré le fait que ce livre se concentre sur ce personnage, deux autres protagonistes m’ont aussi titillé ; Tsurukawa et Kashiwagi. Le premier par sa lumière, ou plutôt sa soit disant lumière qu’il dégage, et la leçon que finalement il expose. Rien ne paraît être ce qu’il paraît. Le second pour son air et ses paroles blasés, son bon sens qu’il fait montre par moment, mais aussi pour sa noirceur. D’ailleurs ce dernier et Mizoguchi s’assemblent plutôt bien je trouve.

Toutefois les méandres du personnage principal, et le portrait des deux autres n’est pas le seul point captivant de ce bouquin. La pavillon d’or, est lui aussi prenant. Il ne m’a pas hanté autant que Mizoguchi, mais je dois admettre qu’il dégage une atmosphère et une beauté mystérieuse qui m’a fasciné tout du long. Même si sa découverte n’est que livresque -et d’un peu d’Internet- je dois dire que ce pavillon m’a fait rêver, son ambiance, sa description mon conquise, et j’ai ressenti sa fin comme une véritable perte. Celui d’aujourd’hui n’arrivera jamais à sa hauteur je crois... Bref.

Il y a encore beaucoup à dire sur ce livre. Sa description sur la vie d’un temple bouddhisme Zen. L’histoire du chat de Nansen, que j’ai trouvé malgré tout cruelle. La vie après la guerre… Mais je vais m’arrêter là.

Cependant avant de finir je voudrais dire que même si l’écriture est dans l’ensemble simple, le style l’est moins. Il est très imagé, peut-être parfois un peu pompeux et à rallonge aussi. Toutefois ceci ne doit pas vous faire peur car il est très compréhensible et facile d’accès, faut juste être un brin plus concentré qu’un livre normal.

En résumé comme vous le constatez, avec ce livre et comme souvent avec Mishima, on explore les profondeurs sinueuses, nébuleuses et paradoxales de l’âme humaine. Un très beau livre à lire, qui se propose de retranscrire d’une plume magnifique l’histoire d’un fait divers marquant.

Un petit passage du livre : "C'était la première fois que je lisais autant de refus sur un visage. Je suis toujours persuadé que mon visage à moi, l'univers le rejette ; celui d'Uiko, lui, rejetait l'univers." Il y'a aussi un très beau passage sur le néant et la beauté mais très long, donc à vous de lire ce livre pour le découvrir.

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27 mai 2011

"L'affaire Jeanne d'Arc" de Marcel Gay et Roger Senzig : Un très bon livre quoi qu'en dise certain !

"L'affaire Jeanne d'Arc" de Marcel Gay et Roger Senzig

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Résumé :

"Etait-ce oeuvre divine ou humaine ? Il me serait difficile de l’affirmer. Quelques-uns pensent que les Anglais prospéraient, les grands de France étant divisés entre eux, sans vouloir accepter la conduite de l’un des leurs ; peut-être que l’un d’eux plus sage et mieux éclairé aura imaginé cet artifice, de produire une vierge divinement envoyée, et à ce titre réclamant la conduite des affaires. Il n’est pas un homme qui puisse refuser d’avoir Dieu pour chef ; c’est ainsi que la direction de la guerre et le commandement militaire ont été remis à la Pucelle."

Sa Sainteté le pape Pie II (1458-1464)

Face à la légende qui s'est bâtie autour de Jeanne d'Arc, les auteurs ont mené l'enquête et réexaminé les documents de l'époque : "d'indice en indice, nous avons acquis la conviction que si Jeanne d'Arc n'est pas morte brûlée vive à Rouen, elle n'est pas née non plus d'une famille de bergers dans un Bethléem lorrain". Une autre version des exploits de Jeanne, plus logique et plus humaine

Mon avis :

Bon même si ça ne change rien à ma vie que Jeanne d’Arc, plutôt Jeanne la Pucelle comme elle se faisait appeler, soit morte brûlée ou pas, je dois dire que j’ai vraiment apprécié ce livre, monté et écrit par deux passionnait de Jeanne. Marcel Gay journaliste à l’Est républicain qui dissèque les pièces du dossier Jeanne d’Arc et Roger Senzig ancien membre des services secret lors de la deuxième guerre mondiale, mais aussi spécialiste de Jeanne d’Arc, latiniste et paléographe qui a suivi le parcours de la Pucelle.

Ces auteurs qui n’ont pas, malgré un énorme travail de recherche, prétention de clore le sujet sur la Pucelle et de l’arrêter dans des branches bien définis, vont se proposer de rétablir une certaine vérité sur la vie de Jeanne plus proche de la réalité que les cours d’histoire dispensés sur les bancs d’école.

Grâce à un travail minutieux et sérieux étalés sur plusieurs années, ces deux passionnés qui n’ont qu’un désir connaître la vérité et la faire partager sans avoir l’orgueil des historiens, vont nous guider à travers l’épopée Jeanne d’Arc grâce à des archives d’époque et une logique implacable, si je puis dire.

Une logique qui est amenée en éclairage par des simples questions, assez stupides finalement comme : Quelle langue parlait-elle ? Comment à t’elle fait pour parler au roi Charles VII, alors que noble et habitant de Dom Rémy, ne parlaient pas la même langue ? Comment a t’elle appris à manier l’épée sur un fougueux destrier avec une armure ? Car bien sûr ce n’est pas inné. Etc, etc…

Par le biais de ces questions, et avec l’aide de document historique, - livre de compte, archive du Vatican, journal d’époque…-, (mis pour certain en photo ou dans l’annexe), document plus familiale des habitants de Pullligny..., l’aide d’historien…, on va peu à peu découvrir qui était la Pucelle d’Orléans, son caractère bien trempé, sa vie, ses batailles… On va découvrir entre autre qu’elle a certainement des origines royales, (à l’époque beaucoup de nobles étaient d’ailleurs étonnés par ses manières et son parler noble) mais de qui on ne sait pas exactement. On va encore découvrir qu’elle n’a « oncque gardé des moutons et autres bêtes » comme elle le dira lors de son procès. On va aussi découvrir entre autre qu’elle n’est pas morte brûlée sur le fameux bûcher en 1431, puisque en 1436, Jeanne combattra pour protéger la Rochelle de l’envahisseur anglais grâce à l’aide des espagnols (Archive espagnole et française). En fait on va aussi découvrir que Jeanne des Armoises est Jeanne la Pucelle. Les livres de comptes et autres archives de l’époque sont formels là dessus, puisque la Dame des Armoises était toujours nommée la Pucelle dans les documents. Certains historiens disent que cette dernière était une usurpatrice –il y’en avait déjà eu avant cette dame des Armoises- pourtant cette soit disant usurpatrice a été reconnue par ses frères, ses compagnons d’armes, les habitants d’Orléans, le roi et les différents nobles de l’époque, ainsi que par quelques membres du clergé… Comment peut elle être alors une usurpatrice ? Sans oublier que ces documents du  XV existent réellement et parlent bien de la Dame des Armoises comme de Jeanne la Pucelle. Puis franchement comment une usurpatrice peut avoir le même physique, la même écriture (car Jeanne n’était pas illettrée loin de là) avoir les mêmes aptitudes aux combats, côtoyer les même gens que Jeanne la Pucelle avait côtoyé… sans se trahir un instant au près de ces derniers et ce pendant plusieurs années ? ! Pour ma part je crois bien que c’est presque impossible, mais une autre version est possible, mais là il va falloir mettre le paquet pour me convaincre.

Bref y’a beaucoup à dire sur ce livre et son personnage légendaire c’est pourquoi je m’arrête là, et je vous laisse le plaisir de découvrir ce bouquin fortement passionnant, même s’il ne fait pas l’unanimité auprès de certains historiens. Pourtant la logique et les documents eux sont bien là, enfin je trouve, ou alors faut m'en montrer d'autres :). En ce qui me concerne je vais tenter d’autre livre sur le sujet, notamment celui de Colette Beaune dont Taliesin m’a parlé, histoire de voir et comparer. Replacer le Pucelle dans le contexte social, religieux et politique de l’époque doit être intéressant même s'il est sûr et certain que ça ne fait pas tout.

En résumé c’est un livre que j’ai grandement apprécié, malgré la kyrielle de nom royaux et militaire présent. Le sérieux et la logique de ces deux passionnés sont étonnants, néanmoins je dois dire que les travaux du scientifique Gorbenko me laisse septique, à moins que ça soit son attitude…

Quelques points du livre :

-         Description de la guerre de 100 ans (durée 116 ans de 1337-1453) et du siège d’Orléans.

-         Portrait de Yolande d’Anjou, belle mère de Charles VII celle qui aurait conçu le stratagème de l’envoyée du ciel.

-         Quelques passages du procès de Jeanne, où l’on découvre qu’elle n’a jamais gardé d’animaux.

-         Différentes suppositions sur sa naissance.

-         Jeanne conduite au bûché le 31 mai 1431 est voilée… la ville d’Orléans depuis commémore sa mémoire, la cérémonie est suspendue en 1437-1438 quand ils savent que la Pucelle est vivante. Elle reprend cependant en 1439 quand Jeanne est blessée au visage, au XV siècle ce genre de blessure est souvent mortelle. Par ailleurs cette même année Jeanne des Armoises est relevée de son commandement, peut être à cause de Gilles de Rais, plus connu sous le nom de Barbe-Bleue, compagnon d’arme de la Pucelle.

-         Sainte Marguerite d’Antioche et Sainte Catherine d’Alexandrie, les voix que Jeanne disait entendre sont deux martyrs qui n’ont jamais existé, pour cette raison le Pape Jean XXIII les a enlevé du martyre chrétien.

-         La canonisation de Jeanne. Pour vous expliquer un fait étrange dessus je vous mets un passage du livre. (Page 261)

« « Ci Gît Hautle et Honorée Dame Jehanne du Lis la Pucelle de France Dame de Tichemont qui fut femme de Noble Home messire Robert des Hermoises, Chevalier, Seigneur dudit lieu, Laquelle trépassa en l’an Mil CCCC XXXX et VIIII le jour de 4 may (4 mai 1449) Dieu ait son âme Amen »

Il s’agit de l’épitaphe inscrit sur une plaque apposée en 1690 sur la tombe de Robert des Armoises par la famille des armoises en mémoire de Robert et de son épouse Jeanne. Si on en croit cette épitaphe, elle serait décédée le 4 mai 1449. Neuf ans après la visite à sa mère nourricière.

Cette inscription m’est rapportée par Michel Leturcq, un habitant de Pulligny-sur-Madon qui effectue depuis longtemps des recherches sur l’énigme de cette église. L’épitaphe lui est parvenue grâce à l’une de ses aïeules qui l’a elle même recopiée et soigneusement conservée dans les archives familiales.

Les habitants de Pulligny ont constaté la disparition de cette plaque à la suite de fouilles effectuées par de mystérieux émissaires du Vatican qui se sont enfermés plusieurs jours dans l’église lors du procès en canonisation de Jeanne. Une première visite est signalée à la fin du XIX siècle, une autre au début du XX  sans autre précision.

Plus étrange l’une des clefs de voûte, celle située précisément au-dessus du tombeau des époux des Armoises, avait été détériorée à coups de pic de sorte que les armoiries de Jeanne la Pucelle de France, que tout le monde pouvait jusque-là admirer, furent totalement effacées. On peut voir encore les traces de ces dégradations dans la pierre et l’encadrement d’une plaque autrefois scellée dans le mur. […] »

Les habitants de Pulligny seraient tous des menteurs ? ? ?

Bonne lecture.

Florel.

PS : Sur mon bilan j'ai rajouté un p'tit mot à ce livre, ici. Le voici ici :

"Très bon documentaire sur Jeanne, bien documenté et qui ne manque pas de logique. J’ai dit sur mon avis que je lirais le livre de Colette Beaune histoire de compléter et d’avoir une autre vue, ben en fait je sais pas si je le ferais. D’après ce que je sais son livre reste dans la lignée historique, et raconte un peu n’importe quoi. J’ai vu par exemple qu’elle disait que Jeanne d’Arc ne savait pas écrire, pourtant aujourd’hui on sait qu’elle savait écrire, que Jeanne la Pucelle était loin d’être une illettrée.

Du coup je ne sais pas. Lire un livre qui semble au premier abord mauvais ne me tente pas trop. Oui je sais elle est réputée grande spécialiste depuis qu’elle a écrit un livre sur Jeanne et obtenu, le prix du Sénat du Livre d'Histoire. Mais n’empêche, les historiens sont parfois trop orgueilleux et imbus d’eux même, et j’ai grandement l’impression que c’est son cas -et ce n'est pas la seule. En plus ce genre de prix ne veut rien dire. Surtout quand on voit la définition de ce dernier : Le Prix du Sénat du Livre d'Histoire a été créé en 2003 et récompense le meilleur livre d'histoire paru dans l'année écoulée. Il a vocation à nourrir la réflexion civique et l'esprit citoyen. Le prix est attribué par un jury composé d'historiens. Je me dis que c’est peut être pas très honnête ni très fiable en fin de compte. Perso, pour le coup je dois avouer que j’ai plus confiance en deux passionnés, loin d’être idiots, qui ont fait un énorme travail de recherche, qui ne manquent pas de logique et qui n’ont qu’un désir connaître la vérité ou du moins s’en rapprocher le plus possible, qu'en des historiens qui restent sagement dans la version officielle ou s’en écarte peu.

 

Ce livre rentre en plus dans mon challenge : Témoignage, autobiographie, biographie, etc...

 

 challengetmoignage

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22 mai 2011

"Absolument dé-bor-dée !" Zoé Shepard

"Absolument dé-bor-dée !" Zoé Shepard

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Résumé :

Embauchée après huit années d'études supérieures dans une mairie de province, Zoé Shepard a vite déchanté. Plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie, ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision en dix jours prise, des rapports qu'elle doit (quand deux heures suffissent), des pots de bienvenue, de départ, d'anniversaire. Sans oublier les séminaires " de formation ", les heures à potiner à la cantine et à la machine à café, les chefs " débordés " par les jeux en ligne et les préoccupantes interrogations de tous sur les destinations de vacances et autres RTT... Chargée de mission dans un service fourre-tout, truqueuse patentée de notes administratives, 40. pour délégations étrangères et hocheuse de tête en réunion, Zoé Shepard raconte avec un humour mordant ses tribulations de fonctionnaire désespérée dans un univers bien pire que tout ce que vous pouviez imaginer.

Mon avis :

 

D’entrée je peux dire que j’ai adoré ce livre, je me suis marée du début à la fin. Zoé Shepard a eu l’art de raconter son expérience professionnelle avec beaucoup d’humour, ce qui est très très agréable. Depuis Nicole de Buron je ne m’étais pas autant marrée dans un livre, c’est dire.

Je ne sais pas si tout dans ce livre est vrai, si c’est le cas c’est quand même affolant, -et vue mes déconvenues avec les fonctionnaires et les ouï-dire j’aurai tendance à penser que oui-, mais vrai à moitié ou pas ce livre c’est du bonheur en barre, et Zoé est le personnage type qu’on adore. Elle possède un humour dévastateur et un brin pince sans rire, un désespoir qui la mène au bord du suicide ou du meurtre –c’est selon-, un ton ironique et croustillant à souhait, et un caractère qui fait montre d’un self contrôle époustouflant devant toutes les situations. Bref, Zoé a vraiment tout pour plaire, et son petit monde de gens semi important aussi. Les imaginer avec leur BlackBerry avec un air de suffisance, alors que beaucoup sont là par piston c’est assez agréable à visualiser, sans oublier à ceci les pseudos dont elle les a affublé, vous finissez d’imaginer avec grand plaisir ce tableau haut en couleur. Qu’est ce que j’ai pu rire en voyant arriver au détour d’une phrase du Coconne, de L’intrigante ou du Simplet !

C'est vrai qu'à voir ainsi étaler ce livre, on pourrait croire que Zoé est une fille méchante, très critique, hautaine, etc, etc… Certains d’après ce que j’ai pu lire ailleurs le pense, mais personnellement je ne trouve pas. Constater, penser, dénoncer n’a pour moi rien de répréhensible. Exposer des faits même en égratignant plus ou moins certaines personnes, certains services, n’est pas un crime, alors je dois dire que non je ne comprends pas pourquoi des personnes la trouvent hautaine, méchante etc, etc… surtout qu’elle ne laisse vraiment pas cette impression là, bien au contraire ! Bon après son humour c’est soit on marche ou pas, mais de là à faire un portrait peu flatteur faut pas exagérer je pense, surtout que les fonctionnaires ont déjà mauvaise réputation, alors finalement rien de nouveau sous le soleil. Dommage pour ceux qui travaillent quand même, car y’en a assurément.

En lisant mon avis, vous constaterez que ce n’est de la grande littérature, mais qu’importe, c’est drôle, agréable, bien écrit, et ce livre n’a certainement pas prétention à être couronné par l’académie française, donc à lire si l’envie de rire et de vous détendre vous prend. Je remercie grandement les éditions Points et Livraddict pour ce partenariat.

 

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18 mai 2011

"Orgueil et préjugés" de Jane Austen : Je ne comprends pas l'engouement autour de ce livre ni même de Darcy ?

"Orgueil et préjugés" de Jane Austen

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Résumé :

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Mon avis :

 

Enfin j’ai lu mon premier Jane Austen ! Et enfin je peux en parler ! Plus pour longtemps à mon avis puisque Fabiola va me tuer sous peu, ben oui puisque j’ai été un peu déçue par cette lecture. Et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, parce que tout tourne de près comme de loin autour des histoires d’amour, et comme vous le savez ce n’est pas trop ma tasse de thé, surtout quand elles sont un petit peu chiantes comme-là.

Ensuite, parce que l'auteure n'a pas mis les noms de certains lieux, ou encore de certains régiments. Personnellement avoir X ou trois points de suspension à la place des mots ça m'a juste gonflée.

Puis enfin, parce que j’ai trouvé ce roman trop lisse, trop poli, trop lent. Les dialogues, les révérences, les courtoisies hypocrites, à foison c'est juste chiant ! Surtout quand en plus, ça manque de saveur et de coup de théâtre. En effet, si on regarde bien certaines actions, certaines paroles, on s’aperçoit que ce livre est finalement assez prévisible, ce qui est dommage…

Mais néanmoins et malgré ce que je viens de dire, c'est pas non plus horrible à lire. La galerie des personnages, surtout Miss Bennet, fait un peu oublier cette lenteur de l’intrigue, cette politesse omniprésente. Dommage cependant en ce qui concerne cette dernière, qu'elle soit si fleur bleue, la fin m'a franchement cassé le mythe de la fille forte. *soupire*

En résumé c’est un livre qui me laisse mi-figue mi-raisin, il est bien mais aussi ennuyeux. J’espère qu’Emma qui se trouve dans ma PAL, me plaira davantage.

Petit PS après le message de 100 choses, non Mr Darcy ne m'a rien fait. Ni chaud ni froid. Puis-je aussi l'avouer sans me faire tuer ? Que pour moi Darcy est un personnage assez banal en fin de compte. *pas taper*

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20 avril 2011

"La forêt des 29" d'Irène Frain

"La forêt des 29" d'Irène Frain

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Résumé :

Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont d"boisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s'engouffre dans les villages, la sécheresse s'installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l'échine... Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l'inanité des rêves d'abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.

N.B :

Avant de commencer cet avis, je tiens à dire bravo pour la fabrication de ce livre qui est fait dans le respect de la nature. Papier certifier FSC et des encres fabriquées à partir d’huiles végétales qui rentre dans un processus de responsabilité environnemental. Ce fut pour moi un vrai plaisir de savoir cela. En plus l’objet est très joli.

Mon avis :

Après un début un peu difficile, malgré un sujet qui soit intéressant, j’ai dans l’ensemble apprécié ce livre, qui est un bon sujet de réflexion sur l’écologie et notre façon de vivre à l’heure actuelle. Je suis certaine qu’on peut encore aujourd’hui tirer des enseignements de cette légende, malgré les siècles qui nous séparent.

Comme je le disais, la première partie, -en fait celle que j’ai appelé la première, partie là où Djambo est encore enfant puis vagabond-, est bien un peu difficile pour retenir notre attention, car le rythme souffre de quelques longueurs, et l’histoire n’est pas toujours très intéressante, faut dire. Malgré le fait qu’on découvre l’enfance de Djambo, enfant rejeté par sa famille et par le village, puis enfant secret, rêveur, résigné et calme, faut admettre qu’il ne se passe pas grand chose de bien passionnant. Même si on se doute que certains de ces évènements ont sûrement été des éléments déclencheurs à l’homme qu’est devenu Djambo, en vrai Jambaji 1451 – 1536.

En ce qui concerne la deuxième partie maintenant, celle où il fonde sa communauté des 29, (29 préceptes et non 29 personnes comme j’ai pu le croire) elle est plus intéressante, puisqu’enfin on voit vraiment quel genre d’homme et quel esprit avancé dans ce pays ravagé par la famine et la sécheresse, il était. On cerne bien dans cette partie que cet homme avait compris que la nature en plus d’être notre allier, peut être notre pire ennemi, si jamais on ne la respecte pas. Chose quelque peu oublié aujourd’hui… Je pense d’ailleurs, que c’est certainement pour cette raison finalement, que je trouve cette seconde partie plus intéressante que la première, car l’écologie est un sujet qui me touche de près, et cet esprit est très présent dans cette dernière. Sans compter que le respect que Djambo avait envers les femmes a fini de me convaincre sur la qualité de cet homme. 

Autre point que j’ai aussi apprécié dans ce bouquin c’est que l’auteure ne s’arrête pas à l’histoire ou plutôt à la vie de Djambo. Non, en plus de nous raconter une petite partie de l’histoire de l’Inde, elle a continué à raconter les grands évènements qui ont touché la communauté des Bishnoï depuis la mort du fondateur, et ce n’est vraiment pas désagréable, car ça donne une vue d’ensemble et assez complète sur cette caste, sans compter que ça fait sortir le vrai de la légende. Surtout que certain évènement, et un en particulier qui est un fait exceptionnel mais terrible à couper le souffle, mérite vraiment d’être connu.

Bon par contre un petit bémol, en plus du léger ennuie de la première partie, je regrette quand même le langage un peu trop familier que l’auteur utilise parfois. C’est dommage je trouve, car au milieu de beau passage, -même si dans l’ensemble l’écriture est très simple-, on va avoir une phrase vraiment pas terrible qui va casser la magie de ce conte. Bon je sais ce n’est pas un conte, mais à la manière dont c’est raconté, j’ai trouvé que le Il était une fois n’était pas si loin que ça dans ce récit initiatique. Surtout qu’il est toujours assez difficile de séparer le vrai du faux dans ce genre de « légende ».

En résumé c’est une lecture que je ne regrette pas. Une lecture riche en enseignement qu’on devrait mettre dans beaucoup de main et méditer encore aujourd’hui…

Je remercie les éditions Michel Lafon et Livraddict pour ce partenariat.

Quelques extraits :

« A tout moment du jour, apprends à te défaire de l'amour de toi. Et détruis les pulsions de ton ego, source de convoitise, de rivalité, d'envie, d'anxiété, d'avarice et d’attachement. »

« Seulement sache le Bika, une fois qu’on a commencé avec les rêves de grandeur, on en finit jamais. […] Combien de fois je te l’ai dit Bika, grands désirs, grandes pertes ! »

 

14 avril 2011

Jusqu'au dernier... moment on s'ennuie

"Jusqu'au dernier" de Nicci French

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Résumé :

Astrid mène une vie sans histoires entre son job de coursière et la grande maison qu'elle partage à Londres avec plusieurs autres personnes, pour certains des amis de longue date. Jusqu'au jour où, sur son vélo, elle se fait renverser par une voisine. Plus de peur que de mal… sauf que la voisine est retrouvée le lendemain, battue à mort. Puis, c'est le tour d'une cliente chez qui Astrid devait aller chercher un colis, et qu'elle découvre sans vie, sauvagement assassinée. Coïncidence ? La police n'y croit guère. Pour Astrid et ses six colocataires, c'est le début du cauchemar, surtout lorsque le tueur frappe à nouveau, cette fois-ci au cœur du petit cercle d'amis. Mais sont-ils vraiment si proches que ça ? Lentement, l'amitié se transforme en méfiance, l'amour en haine, et chacun se demande : qui sera le prochain sur la liste ?

Mon avis :

 

Soyons franche. Ce n’est vraiment pas le meilleur de Nicci French que j’ai pu ouvrir jusqu’à ce jour. Ce livre est lent, on s’ennuie, il n’est pas du tout bouge bouge, et a du mal à démarrer. En fait je ne suis pas certaine qu’il démarre vraiment. Y’a plus de description, de longueur qu’autre chose et honnêtement il ne se passe pas grand-chose, c’est très passif. Je vous assure que quand je dis qu’ils ont écrit mieux, je ne mens pas. Pour vous dire, le seul sursaut d’intérêt que j’ai eu dans ce bouquin, se trouve à la page 149, mais pour mon plus grand regret, il n’a pas duré plus d’une page…

Ensuite arrivée à la deuxième partie, qui est racontée par le meurtrier, j’ai vraiment pensé que ça allé plus me plaire, puisque le ton change, et ben non. Bien que j’aie accroché plus facilement ici, je me suis vite lassée quand même. Revivre la première partie, sous le regard du meurtrier m’a sacrément gonflé. Le seul point positif de ce livre en fait, c’est le portrait psychologique que dressent les auteurs. Il est intéressant de voir ce qui a mené cet homme du côté obscur. Les humiliations, les vexations etc. etc.… Mais ça casse pas trois pattes à un canard.

En conclusion je dirais que c’est un livre où il vaut mieux passer son chemin.

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