Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

26 février 2011

Extrait du livre "Les mains nues" de Simonetta Greggio

Extrait du livre "Les mains nues" de Simonetta Greggio

 

"Peut être avais-je toujours été suspecte d'être une femme seule, sans mari, sans même le plus vague fiancé. je me devais d'être accompagnée d'un homme, d'avoir des enfants - ou de me plaindre de ne pas en avoir. Je n'avais pas joué le jeu, n'avais respecté aucune règle. Je n'avais même pas fait semblant, et peut-être était-ce ça le plus grave, ce qu'on ne pouvait pardonner."

"Maman partie, papa ne s'est pas éternisé. Il est devenu vieux tout d'un coup. Quand il bougeait, ses articulations faisaient un bruit de branches qui s'entrechoquent. On dit qu'on ne meurt pas d'avoir le coeur brisé. Peut-être est-ce vrai. Mais je crois qu'on meurt de ne plus avoir envie de vivre. On meurt de laisser tomber."

Mon avis ici.

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21 février 2011

Recette pour faire baisser sa PAL.

 

Voici une petite recette concoctée par mes soins, pour faire baisser sa PAL.  Âme sensible s'abstenir.

Ingrédients :

1- Il vous faut une PAL (gigantesque c'est encore mieux). Ceci n'est pas une raison pour en acheter plus ! OK les gens ?!
2- Du courage pour tenir.
3- Être un brin maso.
4- Une liste de vos livres.

Préparation :

1- Sortir de cette liste quelques livres à lire impérativement dans le mois qui suit. Sortez en le maximum que vous pouvez lire en un mois, au moins  votre PAL baissera plus vite. Par contre mélangez plusieurs genres c'est encore meilleur.
2- Jeter tout moyen de paiement à la poubelle. Votre banquier sera content, et tant pis pour le reste, vous ne mangerez pas.
3- Lire tous les livres que vous avez choisi. Petit conseil : Si jamais vous n'avez plus envie de lire un livre remplacez-le par un autre de votre immense PAL, comme ça le chiffre du départ ne bouge pas.
4- Une fois que vous avez lu tous ces livres, vous avez l'autorisation d'acheter 1 livre pour vous récompenser de votre bravoure, et si 1 livre ne suffit pas, achetez en maxi 2, en tout cas pas le nombre que vous avez lu ; OK ? Non mais je vous vois venir...
5- Recommencez chaque mois. Plus c'est long plus c'est bon.

Petit conseil :

Ne pas rêver de livre, ni passer devant une librairie. Si jamais vous sentez que ce dernier point est impossible restez chez-vous dans la mesure du possible, si vous ne pouvez pas pour X raisons, faites-vous conduire par quelqu'un dans cette rue que vous devez traverser. Attention il faut vraiment avoir confiance en cette personne, car c'est elle qui vous guidera quand vous fermerez les yeux en passant devant la librairie. 

Avis personnel : Je me demande combien de temps je vais tenir avec une connerie pareille ??? Mystère... Chaque début de mois vous verrez ma liste de livre à lire sur le blog avec mon bilan du mois, ben oui Bibi est assez folle pour vouloir le faire. Qui qui veut essayer ?

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"Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary W. Shelley : Agréable découverte

"Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary W. Shelley

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Résumé :

Victor Frankenstein ! C'est l'inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d'un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d'un chêne... Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l'alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l'horrible créature faite d'un assemblage de cadavres ! L'œuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d'une force surhumaine et conscient de sa solitude. Échappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D'esclave qu'il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui... Pour Frankenstein, l'enfer est à venir...

Mon avis :

Malgré quelques longueurs et répétitions sur les sentiments de Victor Frankenstein en particulier,
ce livre a été pour moi un coup de cœur.

Tout d'abord il faut savoir que j'ai ouvert ce livre parce que c'était un classique, et non spécialement une envie de connaître l'histoire. Cependant et pour mon plus grand  étonnement, j'ai apprécié la lecture de ce dernier. Je dis "grand étonnement" car je dois avouer que ne connaissant aucunement l'histoire de Frankenstein avant cette lecture, (je savais juste que le livre parlait d'un monstre, et je pensais comme beaucoup que Fankenstein était le monstre alors que non c'est son créateur) j'étais partie sur une idée fausse de l'histoire. Je m'attendais à une ambiance glauque, sordide et grandement morbide alors que ce n'est absolument pas le cas. Je ne dis pas qu'il n'y a rien de tout cela, car ça serait faux ; mais moi qui pensais trouver en ouvrant ces pages un lieu majoritairement sombre et fermé, je dois dire que j'ai été stupéfaite de trouver le contraire. Dans ce livre on voit une Suisse verte ou flamboyante, des lacs, des villes, ou encore d'autres pays, etc etc. Comme vous le constatez c'est en fait assez loin de la vision que j'avais...

Pour tout dire et après avoir lu le livre, j'admets que j'avais une idée complètement erronée de cette œuvre. En plus d'avoir déformé l'ambiance, je pensais en plus du reste, avoir à faire à un homme avec une soif de puissance démesurée, ainsi qu'un monstre sans cœur qui sèmerait le désastre et le malheur partout où il le pourrait. Ben non, encore une fois Bibi avait tort. Ce monstre est bien né de la folie d'un homme, mais ça s'arrête là. Frankenstein n'aime pas son monstre et le renie dans la mesure du possible. Là aussi c'est loin des plans de conquêtes que je lui avait taillé sur mesure...

Sur les personnages par contre le monstre me laisse plus perplexe et bavarde. Sur le créateur, Victor Frankenstein je n'ai curieusement, pas grand chose à dire, alors que c'est quand même le titre du livre. Personnellement je trouve ce dernier plutôt falot, alors que le monstre non. Il est plus creusé, plus profond. Toutefois, je ne sais pas trop quoi penser de lui
exactement. Bien qu'il sème la douleur et la terreur partout sur son passage, le fait qu'il désir ardemment être aimé peut le rendre plus ou moins sympathique voire humain. J'avoue qu'il m'a fait pitié quand il parle de vouloir être aimé, d'avoir des amis, une femme... Mais le fait qu'il se venge de son créateur, Victor, sur l'entourage proche de celui-ci, frère, ami, femme... me le rends extrêmement désagréable en même temps. C'est assez ambivalent je dois dire, et ça m'énerve car je n'arrive pas à choisir ! Mais en réfléchissant bien, il me reste quand même majoritairement peu agréable en fin de compte. Et vous ? Bref.

En résumé c'est un livre à lire. Un classique de la littérature anglaise, qui d'après ce que j'ai pu récolter comme information à droite et à gauche, a connu différentes versions au cinéma assez éloigné du livre. Puis n'oublions pas aussi que c'est une dame qui a écrit ce livre, et en 1818 (date de la première parution), pour une fille c'était pas si simple.

Passages de textes ici.

 Si l'avis vous plaît, c'est par ici qu'il faut cliquer sur le pouce vert. :)

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Extrait du livre "Frankenstein ou le Prométhée moderne"

Extrait du livre "Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary W. Shelley


"Un être humain en cours de perfection doit toujours garder un esprit calme et paisible, et ne jamais permettre à la passion ou à un désir passager de troubler sa tranquillité. Je ne pense pas que la poursuite du savoir soit une exception à cette règle. Si l'étude à laquelle vous vous appliquez tend à diminuer vos affections et à détruire votre goût pour les plaisirs simples, c'est que cette étude est certainement blâmable, c'est à dire impropre à l'esprit humain. Si cette règle était toujours observée, si tous les hommes renonçaient à toute tâche susceptible de contrarier la tranquillité de leurs affections familiales, la Grèce n'aurait pas été asservie, César aurait épargné sa patrie, l'Amérique aurait été découverte plus graduellement, et les empires du Pérou et du Mexique n'auraient pas été détruits."

 

"Les travaux de ces hommes de génies, bien que visant des buts faux, apportèrent en fin de compte des avantages substantiels à l'humanité."

Mon avis ici.

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19 février 2011

"La voleuse de livre" de Marcus Zusak : Une narratrice enchanteresse

"La voleuse de livre" de Marcus Zusak

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Résumé :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

Mon avis :

Le sujet à première vu n'est pas spécialement tentant, mais parce que c'est la Mort qui raconte l'histoire, -ce qui sort du schéma habituel-, je me suis laissée tenter ; puis faut dire que beaucoup de personnes ont vraiment apprécié ce livre. Donc pourquoi pas...

Beaucoup de personne l'on appréciait, pourtant ce livre n'est pas un coup de cœur en ce qui me concerne. Pas à cause de l'histoire qui ne manque absolument pas d'intérêt et de référence historique, mais plutôt parce que je l'ai trouvé trop plat ou/et trop lent. Pour moi il met trop de temps à se mettre en place, il y'a trop de présentation au début, trop de mot allemand aussi -bien que pas beaucoup mais assez pour me gonfler quand même-  et dans un premier temps on ne peut pas dire qu'il se passe grand chose, on s'ennuie un peu. Ce qui fait que j'ai persévéré dans ma lecture, c'est que la mort commençait à raconter une anecdote assez intéressante puis finalement s'arrêtait au milieu en disant :"Je vous raconterai plus loin". Voyez ça tenait à rien en fait, pourtant ce livre mérite vraiment qu'on se donne la peine d'aller jusqu'au bout.

Néanmoins et malgré ce point, ce bouquin ne manque ni de force, de caractère et de charme, cependant pour moi la Mort reste sans conteste l'atout de ce livre. Présence invisible mais tendre, émouvante, caustique et parfois un peu drôle. Dans ce livre elle serait presque humaine tant par son désespoir que par son esprit qui ne manque pas de lucidité. En l'écoutant parler vous ne resterez pas indifférents.

Par contre encore deux choses puis j'arrête. Premièrement sur la couverture il est écrit que c'est un livre pour la jeunesse. Je pense pourtant qu'il convient mieux aux jeunes à partir de la troisième, car c'est là qu'on apprend la seconde guerre mondiale. Dans ces pages il y'a trop de référence à cette époque et aux images de la guerre, comme les douches pour désigner les chambres à gaz, ou encore la traque des juifs et des communistes dans l'Allemagne nazie. Pour arriver vraiment à comprendre la portée du livre correctement, je pense sincèrement qu'il vaut déjà mieux avoir étudié la seconde guerre mondiale.
Deuxièmement, La voleuse de livre est un bon "reportage" sur la vie des allemands sous l'Allemagne Nazi. Malgré le fait que ça soit un roman, l'auteur a fait pas mal de recherche pour écrire ce dernier. Donc quitte à lire un bon livre qui témoigne de la vie sous le régime Nazi en Allemagne lisez plutôt celui-ci que le Journal d'Anne Frank, qui -et ça n'engage que moi- ne raconte pas grand chose à mon goût. Honnêtement je pense que vous apprendrez d'avantage avec La voleuse de Livre qu'avec le Journal d'une petite fille et vous aurez plus de facilité à le finir. Le journal d'Anne Frank est pour ma part assez fastidieux. Ce point de vu n'engage bien sûr que moi.

Pour résumé, si l'écriture avait été un peu moins molle, je pense que j'aurais vraiment plus apprécié ce bouquin et il aurait eu sur 10, 9,5, alors que sur Livraddict je lui ai donné 7 pour les raisons énoncés plus haut.

Cet ouvrage a reçu le prix Millepages Jeunesse.

Autre avis de cette lecture commune : June, Paikanne, Jostein, Livrons-nous, Kristus, Myletine, 100 choses.

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10 février 2011

Extrait du livre "Le crépuscule d'une idole"

Extrait du livre "Le crépuscule d'une idole" de Michel Onfray.

« Nous sommes porteurs, Freud nous le dit, nul besoin de démonstration, de ce souhait d’enfance : chacun d’entre nous a voulu un jour s’accoupler au parent du sexe opposé et a considéré le parent du sexe identique comme un rival dont il a souhaité la disparition. Freud l’a vécu ainsi dans sa chair, il faut donc que tous l’aient une fois vécu de la même manière dans leur chair. L’alternative est simple : soit chacun se souvient de cette configuration libidinale, et les choses sont claires, Freud a raison. Soit il ne s’en souvient pas, et l’affaire est encore plus claire, alors Freud a encore plus raison, car ne pas se souvenir prouve la formidable puissance du refoulement d’autant plus nécessaire que ce désir oedipien a été puissant. Dans tous les cas, Œdipe triomphe, mais aussi, et surtout, Freud dont la névrose ne lui paraît plus insupportable une fois étendue à chacun. Quand tous souffrent de cette pathologie, plus personne ne souffre d’aucune pathologie… »

J’adore ce passage où comme Kipling il fait des suppositions / affirmations pour décrire en quelques phrases Freud.

 « Et si l’on ne croit pas aux fictions freudiennes ? Si l’on n’adhère pas à sa psychologie littéraire ? Si l’on doute de l’université du complexe d’Œdipe ? Si l’on ne sacrifie pas à l’hypothèse d’un désir sexuel de tout garçon pour sa mère et, conséquemment, d’une envie d’occire symboliquement son père ? Si l’on résiste à l’idée que nous avons tous assisté à la scène primitive d’une copulation entre notre père et notre mère soit de visu, soit parce que notre inconscient conservait la trace de ce qui ne peut pas avoir eu lieu à l’origine de l’humanité ? Si l’on pense que le tropisme incestueux est l’affaire d’un seul homme sans que pour autant l’humanité tout entière en soit affectée ? Si l’on pense qu’un mythe se situe aux antipodes de la science et qu’on ne devrait donc pas pouvoir, de ce fait, parler de mythe scientifique ? Si l’on ne souscrit pas à l’idée que tous les pères auraient le fantasme inconscient d’abuser de leurs enfants ? Si l’on pense que le banquet primitif avec manducation d’un corps du père de la horde primitive relève de l’extravagance ? Si l’on estime que la vérité du corps concret devrait peser plus dans le souci de la pathologie d’autrui que l’hypothèse d’un inconscient nouménal doté de toutes les qualités d’un dieu monothéiste ? Si l’on préfère la causalité dialectique à la causalité magique ? Si l’on se soucie moins du chaman ou du sorcier et plus du médecin ou du chirurgien pour régler ses problèmes de santé ? Si l’on soupçonne le divan d’être un accessoire moderne dans le vieux théâtre des guérisseurs ? Si l’on pense, après examen du dossier, que Freud a beaucoup menti, peu soigné et presque pas guéri ? Si l’on doute que le psychanalyse ait plus de souci de lui, de son revenu, de sa discipline, de sa corporation, que la guérison de son patient ? Si l’on pense qu’un conquistador vit sur une autre planète qu’un homme de science ? Si l’on estime que la psychanalyse est une excellente thérapie – pour son inventeur et seulement pour lui ? Alors, c’est qu’on est très malade et qu’il nous faut urgemment nous allonger sur un divan… »

 

Mon avis ici.

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L'imposture de Freud

"Le crépuscule d'une idole" de Michel Onfray

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Résume :

Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme. Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une « science », et il n'y est pas parvenu; il a voulu « prouver » que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinséque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail. Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science « dure » à laquelle aspirait son fondateur. On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité – qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une « ouverture » biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette « science de l'âme » qui n'en est pas une.

Quatrième couverture :

Le freudisme et la psychanalyse reposent sur une affabulation de haute volée appuyée sur une série de légendes. Freud méprisait la philosophie et les philosophes, mais il fut bel et bien l'un d'entre eux, auteur subjectif d'une psychologie littéraire... Freud se prétendait scientifique. Faux : il avançait tel un «Conquistador» sans foi ni loi, prenant ses désirs pour la réalité. Freud a extrait sa théorie de sa pratique clinique. Faux : son discours procède d'une autobiographie existentielle qui, sur le mode péremptoire, élargit son tropisme incestueux à la totalité du genre humain. Freud soignait par la psychanalyse. Faux : avec la cocaïne, l'électrothérapie, la balnéothérapie, l'hypnose, l'imposition des mains ou l'usage du monstrueux psychrophore en 1910, ses thérapies constituent une cour des miracles. Freud guérissait. Faux : il a sciemment falsifié des résultats pour dissimuler les échecs de son dispositif analytique, car le divan soigne dans la limite de l'effet placebo. Freud était un libérateur de la sexualité. Faux : son oeuvre légitime l'idéal ascétique, la phallocratie misogyne et l'homophobie. Freud était un libéral en politique. Faux : il se révèle un compagnon de route du césarisme fasciste de son temps. Chamane viennois, guérisseur extrêmement coûteux et sorcier post-moderne, il recourt à une pensée magique dans laquelle son verbe fait la loi. Ce livre se propose de penser la psychanalyse de la même façon que le Traité d'athéologie a considéré les trois monothéismes : comme autant d'occasions d'hallucinations collectives. Voilà pourquoi il est dédié à Diogène de Sinope...

Petit avant propos :

Martha (la femme de Freud) voyait dans les théories de son mari « une forme de pornographie ».

Y’a tellement à dire sur ce livre que ça va être compliqué de faire petit. Voici un livre qui me fait réagir et qui a le mérite de révéler la vérité sur la psychanalyse et en particulier sur un certain Sigmund Freud. Rien de ce qui est là dedans est inventé, avec preuve à l’appui Michel Onfray va replacer bien correctement Môsieur Freud et ses théories fumeuses.

Certain diront que Michel Onfray a fait ce livre dans le seul but de se faire de l’argent, honnêtement je pense que c’est faux. Quand on écrit des livres qui sont traduit dans 25 pays je ne pense pas qu’on ai besoin d’argent, surtout qu’Onfray est plutôt bien placé pour écrire des livres qui parle de philosophie ou de ce qui s’y rattache. Faut savoir qu’il a été 20 ans professeur de philosophie et qu’il a démissionné de l’éducation national pour créer et animer l’universitaire populaire de Caen. En clair cela prouve juste, pour moi, qu’Onfray aime vraiment la philosophie et qu’il n’est pas là pour la dénigrer mais juste rétablir des vérités. Les gens qui le critique avec une certaine véhémence et qui ose en plus dire que l'auteur et moi on a un sérieux problème avec notre passé (les deux personnes se reconnaîtront – je te rassure Tal ce n’est pas toi) sont pour moi juste des moutons qui ne savent pas penser par eux même, en clair de pâle photocopie qui prennent pour acquis tout ce qui est écrit dans les livres. Puis n’oublions pas Onfray n’a pas toujours été contre Freud, bien au contraire. Il a seulement était déniaisé, comme il le dit lui-même.

Comme je l’ai dit un peu plus haut Onfray fut professeur de philosophie, il est donc assez bien placé pour écrire un livre sur Freud, surtout que l’auteur a fait un véritable travail de recherche. Il a étudié toutes « les œuvres » de Freud ainsi que sa correspondance, enfin celle qui a survécu à l’autodafé de Freud, car ce dernier, ses proches et ses amis ont détruit une bonne partie de ce qui pouvait le compromettre. Quand vous lirez le livre vous saurez en grande partie pourquoi. Sachez aussi qu’Onfray n’a pas eu accès à toutes les archives, certaines ne seront disponibles qu’à partir de 2057 ou encore en 2103, un embargo dessus fait office... Tout d’abord, pourquoi embargo et cet autodafé si Freud n’avait rien à cacher ???

Mon avis :

Ce qui est bien avec ce bouquin s’est qu’il rétablie la vérité sur la psychanalyse. Comme l’auteur le souligne tout au long de son livre, la psychanalyse est un procédé inventé par un seul homme Sigmund Freud, et que pour ce faire il ne s’est pas basé sur des faits scientifiques comme on pourrait le croire, mais sur son seul cas à lui, dont il a fait ensuite une généralité afin que ses névroses personnelles deviennent plus faciles à supporter pour lui – et j’insiste vraiment dessus. Dans chaque théorie il y’a le délire et/ou le fantasme de cet homme.

C’est pourquoi et pour mieux comprendre l’origine de la psychanalyse, l’auteur expose tout d’abord dans ce livre, la biographie de Freud. Car cette dernière ne va pas sans la psychanalyse, elles sont même très étroitement liées. En effet pour monter ses théories, Freud s’est basé tout au long de sa vie sur sa vie, ses sentiments, ses fantasmes (y compris l’inceste) et non comme certains pourraient le penser, sur des travaux scientifiques, par exemple de son enfance remplie de fantasme vis-à-vis de sa mère et de sa haine envers son père, Freud a inventé le complexe d’œdipe, le pilier de sa science, la psychanalyse. (Parce que c’est uniquement lui que ça concerne doit-on en faire une science universelle et reconnue comme exacte et valable pour tous ? Non, mauvaise idée. Quoi qu’en dise Freud on est pas tous des névrosés et des hystériques.)

Je ne vous cache pas que grâce à ce procédé que l’auteur a eu l’idée de mettre en place, faire le parallèle entre la vie de Freud avec ses théories, j’ai rigolé quelque fois. Quand on voit le raisonnement de Freud sur certaine chose (et beaucoup) qui ne le concernait que lui, franchement y’a de quoi rigoler. Un esprit aussi tordu c’est finalement à vous faire aimer le dernier des imbéciles. Ce qui fait moins rire par contre c’est le fait qu’il ait réussi, grâce à sa mégalomanie, son désir de posséder et de gouverner -il n'était pas loin de se prendre pour Dieu-  à faire croire à des tas de gens et avec pas mal de dégât au final, que tout cela était une science universelle et la seule à être exacte, et que depuis la nuit des temps jusqu’à la fin des temps il en sera continuellement ainsi.

Outre la biographie de Freud, nécessaire pour comprendre ces données, dans ce livre on découvre aussi le véritable personnage. Côté coulisse Freud est un névrosé, un dépressif, un sorcier, un tyran, un père « incestueux », un misogyne, un homme extrêmement fier et orgueilleux, un matérialiste, un chaman, mais aussi une personnalité à forte tendance mégalomane. Il ne supportait pas qu’on lui fasse ombrage ou qu’on aille contre lui.

Freud un scientifique ? L’idée est tentante mais non. 

En effet, pour moi une personne qui adhère au fétichisme, à la télépathie, au langage des chiffres, qui se livre à des manies ou expériences que je qualifie de sorcellerie (apposition des mains sur la tête, psychrophore, cocaïne…) qui trafic les résultats de ses échecs afin d’en faire une réussite, -la guérison d’Anna O. l’homme au loup etc etc- qui détruit ce qui a été fait avant lui, qui se cabre dès qu’on est contre lui, qui fait de son cas unique un cas universel et sans appel, pour moi n’est pas un scientifique. Un scientifique reste ouvert, ce qui n’était absolument pas son cas, comme dictateur par contre je pense qu’il aurait été parfait !

Comme alchimiste aussi d'ailleurs, car un vrai scientifique n'irait pas dire qu’un cancer est d’origine hystérique, où qu’il faut opérer le nez pour calmer une névrose d’origine libidineuse ! Il n'irait pas dire qu’une jeune fille de 14 ans qui se refuse à un pédophile de 40 ans, et qui de ce fait se sent mal dans sa peau, est une hystérique et qu’en fait elle voulait malgré son refus clair et net, coucher avec ce type !!! Vous tirez une drôle de tête ? Moi aussi quand j’ai lu ceci –et y’en a d’autres et des grosses !- j’ai tiré la même tête, tellement que la connerie chez cet homme est énorme.

Pile je gagne, face tu perds… Cette phrase résume très bien Freud. Sa science a toujours raison et la médecine se trompe. A la base selon Freud tout est d’origine hystérique.

Conclusion :

Après cette lecture – et j’ai bien envie d’en tenter d’autre. Je ne vois absolument rien à sauver de sa science. A part sa philosophie (car Freud était philosophe ne lui en déplaise) il n’a rien inventé de sérieux et contrairement à d’autres je ne pense pas que cette dernière soit bien utile. Il existe des philosophes bien plus matures et moins extravagants que ce dernier.  

Pour ma part j’attends quand même et avec impatience le jour où un fou, un médecin, un chercheur… trouvera une autre théorie fumeuse ou pas, qui prendra la place de celle-ci ; après tout c’est toujours ainsi qu’avance le progrès, une nouvelle méthode remplace l’ancienne qu’on juge obsolète, fausse, stupide… D’ailleurs d’autres depuis sont venues et en 2004 l’institut national de la santé et de la recherche médicale a montré que la psychanalyse arrivait bon dernier dans les succès thérapeutiques en matière de psychothérapie.

Bref. Ce livre est vraiment très bien et pas besoin d’avoir fait de grande étude pour pouvoir le lire, il est compréhensible par tous, puis qui n’a jamais entendu parler de Freud ? Et les gens qui disent (ceux que je cite vaguement en haut) qu’Onfray dit n’importe quoi comme tous ceux qui l’ont fait avant lui, ben ce sont pour ma part juste des abrutis. Du haut de sa statue Freud doit-il rester intouchable ? Si vous pensez oui, voilà une idée ridicule. Remettez donc en question vos acquis.D'ailleurs sachez que des historiens, philosophes et autres, avancent des preuves que les pro-Freudiens n'arrivent pas à contrer. Ces derniers ont d’ailleurs toujours évité un débat constructif dessus, agissant comme des enfants en traitant ceux d’en face de droite, voire d’extrême droite. Là est leur seul point d’attaque. Assez faible on en convient et qui ne tient pas la route. Onfray est d’ailleurs de gauche… Puis parce qu’on est d’un parti politique, plutôt que d’un autre, on est forcément des abrutis, des menteurs… ? Puérile comme raisonnement… Surtout que l’auteur ne rejette pas la psychanalyse mais une théorie, (la plus apprise, la plus fausse), de la psychanalyse. Mais dans une suite (que je compte lire un jour, dès que j’aurais des sous) Apostille au crépuscule l’auteur parle des autres psychanalyses plus sensées comme Sartre, Janet, Politzer…

Un livre à lire que l’auteur n’a pas écrit pour faire polémique mais pour rétablir comme d’autre avant lui, la vérité sur un personnage et sa "science". Il a vraiment fait un grand et gros travail de recherche.

Un livre et c’est dommage, qui a eu un mauvais procès du départ. Et pour ceux qui pensent que parfois l’auteur peut avoir un ton péremptoire sur des déductions, ben j’ai juste envie de leur dire que les déductions de ce dernier coulent de source. 

Quelques passages ici.

Et ici une page internet écrite par l’auteur qui expliquera vite et bien Freud. On peut y retrouver dans le livre.

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09 février 2011

Poésie de Rudyard kipling "Si..."

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           SI...               

Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
        Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi;
        Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
        Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi;
        Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine:
        Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
        Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
        Sans avoir l'air trop bon, ni parler trop sagement;

      

Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre;
        Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon;
        Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
        Et traiter ces trompeurs de la même façon;
        Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
        Tordues par les coquins pour mieux duper les sots,
        Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes,
        Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux;

      

Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
        Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup -
        Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes,
        Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout;
        Si tu forces ton cœur, tes nerfs, et ton jarret
        A servir à tes fins malgré leur abandon,
        Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt,
        Hormis la Volonté qui ordonne : << Tiens bon ! >>

      

Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
        Ou frayes avec les rois sans te croire un héros;
        Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre;
        Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop;
        Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
        De soixante secondes de chemins accomplis,
        A toi sera la Terre et son bien délectable,
        Et, - bien mieux - tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling 1865 - 1936

 

Traduction de Jules Castier 1949.

Ici d'autres traductions française.

      


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26 janvier 2011

"La porte des enfers" de Laurent Gaudé : Bienvenus en enfer

"La porte des enfers" de Laurent Gaudé

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Résumé :

2002, dans un restaurant de Naples, Filippo Scalfaro accomplit sa vengeance : il poignarde au ventre un client puis, le couteau sur la gorge, il le force à l’accompagner dehors, le fait monter dans une voiture, prend la direction du cimetière. Parvenu là, il le traîne jusqu’à une tombe et lui en fait déchiffrer l’inscription. Puis il lui tranche les doigts des mains et le laisse là, saignant et gémissant.
1980, dans les rues encombrées de Naples, Matteo tire par la main son fils et se hâte vers l’école. A un carrefour, soudain éclate une fusillade. Matteo s’est jeté à terre, couchant contre lui son petit garçon. Quand il se relève, il est baigné du sang de l’enfant, atteint par une balle perdue. 2002, après un dernière visite à “tante Grace”, prostituée et travesti qui l’a vu grandir, celui qui a accompli sa vengeance peut enfin quitter Naples et, roulant vers le Sud, partir à la recherche des siens, disparus depuis l’époque du grand tremblement de terre.
1980 : le deuil a édifié peu à peu un mur de silence entre Matteo et sa femme Giuliana. Matteo ne travaille plus. Toutes les nuits, il roule dans son taxi à travers les rues de Naples, sans presque jamais prendre de client. Il sait bien ce que Giuliana attend de lui : qu’il retrouve et punisse le responsable. Mais il en est incapable. Un soir, les circonstances le conduisent dans un minuscule café-bar, où il fait notamment la connaissance d’un Professeur qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers et la possibilité d’y descendre…

Mon avis :

Voici un livre hors du commun, original de par son histoire et fichtrement agréable à lire malgré sa noirceur. L'histoire n'est certes pas joyeuse, mais elle est vraiment magnifique je vous assure ! Ce livre où l'auteur, reprend à sa manière le mythe d'Orphée, va vous emmenez tout en douceur mais avec beaucoup d'émotion, dans des mondes souterrains, peu connus, terrifiants, bouleversants qui sont toutes les sortes d'enfers que l'on peut connaître. L'enfer au sens propre, mais aussi l'enfer de perdre un enfant. Cependant ce n'est pas non plus un livre larmoyant, bien qu'il soit chargé en émotion et en détresse humaine.

Comme vous l'avez deviné, j'ai adoré ce livre que Laurent Gaudé a construit avec des légendes et des images troublantes, mais toutefois cela ne serait rien sans les magnifiques passages qui m'ont fait toucher du doigt la folie et le désespoir profond des personnages principaux. Un des passages qui m'a d'ailleurs fait frissonner et qui va dans ce sens, c'est celui où Giuliana parle devant l'église en tenant un discourt pas incohérent dans la forme mais plutôt dans le fond. (Je vous le mets ici.)

Un autre ? Celui où Laurent Gaudé décrit le fleuve qui se trouve aux enfers. J'avoue quand même en ce qui concerne ce dernier qu'il ne m'a pas laissée indifférente. Ce fleuve qui est un bouillon de chagrin, de lâcheté, de jalousie m'a presque dérangée. Disons que je n'ai pas cette image de la mort, je la vois mal si cruelle alors qu'elle est déjà les trois quart du temps bien difficile, mais bon pourquoi pas ?

Bref. Comme vous le voyez ce livre remue, dérange... en faisant revivre des légendes l'auteur nous emmène dans des vies dramatiques où il est difficile de rester indifférent, mais c'est un livre magnifique à lire qui promet beaucoup d'émotion.

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25 janvier 2011

Extrait du livre "La porte des enfers"

Extrait du livre "La porte des enfers" de Laurent Gaudé

 

"Je suis à genoux devant vous, père, mais ne croyez pas que je suis faible. Je suis forte. J'ai confiance en vous. Vous allez faire pour moi un miracle et je sens déjà  la joie monter dans mes veines. Je sais que des hommes comme vous sont capables de choses pareilles. Cela leur coûte, peut être, mais ils sont ici-bas pour cela, pour nous soulager de nos malheurs. Je sais ce qui vient. Les aveugles vont voir. Les paralytiques se mettront à marcher. Je sais tout cela. Je suis prête. C'est l'heure de la résurrection des morts . Tous, un par un, ils vont se lever de dessous la terre et marcher. J'attends avec impatience. Ce ne sera pas un miracle. Juste une réconciliation du Seigneur avec des hommes. Car il nous a offensés. Vous le savez comme moi. Par la mort de Pippo, il m'a jetée à terre et m'a battue. C'était un acte de cruauté et je l'ai maudit pour cela. Mais c'est aujourd'hui l'heure du pardon. Le Seigneur lui même va s'agenouiller devant nous et nous demander de lui pardonner. Je le regarderai longuement, je lui baiserai le front et je lui pardonnerai. C'est alors que les morts se lèveront, car tout sera achevé. C'est bien. Je prie pour que ce jour advienne. Je suis pleine de force. J'attendrai jusqu'à demain je sens déjà la terre qui gronde. Les cadavre bougent. Ils se préparent et trépignent d'impatience. Il ne reste que quelques heures avant que le Seigneur ne se présente à nous. J'ai hâte, mon père, de le voir s'agenouiller devant moi et pleurer avec humilité."

 

Mon avis ici.

Posté par Florell à 11:02 - Extrait de livre - Commentaires [0] - Permalien [#]