Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

10 février 2011

Extrait du livre "Le crépuscule d'une idole"

Extrait du livre "Le crépuscule d'une idole" de Michel Onfray.

« Nous sommes porteurs, Freud nous le dit, nul besoin de démonstration, de ce souhait d’enfance : chacun d’entre nous a voulu un jour s’accoupler au parent du sexe opposé et a considéré le parent du sexe identique comme un rival dont il a souhaité la disparition. Freud l’a vécu ainsi dans sa chair, il faut donc que tous l’aient une fois vécu de la même manière dans leur chair. L’alternative est simple : soit chacun se souvient de cette configuration libidinale, et les choses sont claires, Freud a raison. Soit il ne s’en souvient pas, et l’affaire est encore plus claire, alors Freud a encore plus raison, car ne pas se souvenir prouve la formidable puissance du refoulement d’autant plus nécessaire que ce désir oedipien a été puissant. Dans tous les cas, Œdipe triomphe, mais aussi, et surtout, Freud dont la névrose ne lui paraît plus insupportable une fois étendue à chacun. Quand tous souffrent de cette pathologie, plus personne ne souffre d’aucune pathologie… »

J’adore ce passage où comme Kipling il fait des suppositions / affirmations pour décrire en quelques phrases Freud.

 « Et si l’on ne croit pas aux fictions freudiennes ? Si l’on n’adhère pas à sa psychologie littéraire ? Si l’on doute de l’université du complexe d’Œdipe ? Si l’on ne sacrifie pas à l’hypothèse d’un désir sexuel de tout garçon pour sa mère et, conséquemment, d’une envie d’occire symboliquement son père ? Si l’on résiste à l’idée que nous avons tous assisté à la scène primitive d’une copulation entre notre père et notre mère soit de visu, soit parce que notre inconscient conservait la trace de ce qui ne peut pas avoir eu lieu à l’origine de l’humanité ? Si l’on pense que le tropisme incestueux est l’affaire d’un seul homme sans que pour autant l’humanité tout entière en soit affectée ? Si l’on pense qu’un mythe se situe aux antipodes de la science et qu’on ne devrait donc pas pouvoir, de ce fait, parler de mythe scientifique ? Si l’on ne souscrit pas à l’idée que tous les pères auraient le fantasme inconscient d’abuser de leurs enfants ? Si l’on pense que le banquet primitif avec manducation d’un corps du père de la horde primitive relève de l’extravagance ? Si l’on estime que la vérité du corps concret devrait peser plus dans le souci de la pathologie d’autrui que l’hypothèse d’un inconscient nouménal doté de toutes les qualités d’un dieu monothéiste ? Si l’on préfère la causalité dialectique à la causalité magique ? Si l’on se soucie moins du chaman ou du sorcier et plus du médecin ou du chirurgien pour régler ses problèmes de santé ? Si l’on soupçonne le divan d’être un accessoire moderne dans le vieux théâtre des guérisseurs ? Si l’on pense, après examen du dossier, que Freud a beaucoup menti, peu soigné et presque pas guéri ? Si l’on doute que le psychanalyse ait plus de souci de lui, de son revenu, de sa discipline, de sa corporation, que la guérison de son patient ? Si l’on pense qu’un conquistador vit sur une autre planète qu’un homme de science ? Si l’on estime que la psychanalyse est une excellente thérapie – pour son inventeur et seulement pour lui ? Alors, c’est qu’on est très malade et qu’il nous faut urgemment nous allonger sur un divan… »

 

Mon avis ici.

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L'imposture de Freud

"Le crépuscule d'une idole" de Michel Onfray

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Résume :

Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme. Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une « science », et il n'y est pas parvenu; il a voulu « prouver » que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinséque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail. Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science « dure » à laquelle aspirait son fondateur. On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité – qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une « ouverture » biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette « science de l'âme » qui n'en est pas une.

Quatrième couverture :

Le freudisme et la psychanalyse reposent sur une affabulation de haute volée appuyée sur une série de légendes. Freud méprisait la philosophie et les philosophes, mais il fut bel et bien l'un d'entre eux, auteur subjectif d'une psychologie littéraire... Freud se prétendait scientifique. Faux : il avançait tel un «Conquistador» sans foi ni loi, prenant ses désirs pour la réalité. Freud a extrait sa théorie de sa pratique clinique. Faux : son discours procède d'une autobiographie existentielle qui, sur le mode péremptoire, élargit son tropisme incestueux à la totalité du genre humain. Freud soignait par la psychanalyse. Faux : avec la cocaïne, l'électrothérapie, la balnéothérapie, l'hypnose, l'imposition des mains ou l'usage du monstrueux psychrophore en 1910, ses thérapies constituent une cour des miracles. Freud guérissait. Faux : il a sciemment falsifié des résultats pour dissimuler les échecs de son dispositif analytique, car le divan soigne dans la limite de l'effet placebo. Freud était un libérateur de la sexualité. Faux : son oeuvre légitime l'idéal ascétique, la phallocratie misogyne et l'homophobie. Freud était un libéral en politique. Faux : il se révèle un compagnon de route du césarisme fasciste de son temps. Chamane viennois, guérisseur extrêmement coûteux et sorcier post-moderne, il recourt à une pensée magique dans laquelle son verbe fait la loi. Ce livre se propose de penser la psychanalyse de la même façon que le Traité d'athéologie a considéré les trois monothéismes : comme autant d'occasions d'hallucinations collectives. Voilà pourquoi il est dédié à Diogène de Sinope...

Petit avant propos :

Martha (la femme de Freud) voyait dans les théories de son mari « une forme de pornographie ».

Y’a tellement à dire sur ce livre que ça va être compliqué de faire petit. Voici un livre qui me fait réagir et qui a le mérite de révéler la vérité sur la psychanalyse et en particulier sur un certain Sigmund Freud. Rien de ce qui est là dedans est inventé, avec preuve à l’appui Michel Onfray va replacer bien correctement Môsieur Freud et ses théories fumeuses.

Certain diront que Michel Onfray a fait ce livre dans le seul but de se faire de l’argent, honnêtement je pense que c’est faux. Quand on écrit des livres qui sont traduit dans 25 pays je ne pense pas qu’on ai besoin d’argent, surtout qu’Onfray est plutôt bien placé pour écrire des livres qui parle de philosophie ou de ce qui s’y rattache. Faut savoir qu’il a été 20 ans professeur de philosophie et qu’il a démissionné de l’éducation national pour créer et animer l’universitaire populaire de Caen. En clair cela prouve juste, pour moi, qu’Onfray aime vraiment la philosophie et qu’il n’est pas là pour la dénigrer mais juste rétablir des vérités. Les gens qui le critique avec une certaine véhémence et qui ose en plus dire que l'auteur et moi on a un sérieux problème avec notre passé (les deux personnes se reconnaîtront – je te rassure Tal ce n’est pas toi) sont pour moi juste des moutons qui ne savent pas penser par eux même, en clair de pâle photocopie qui prennent pour acquis tout ce qui est écrit dans les livres. Puis n’oublions pas Onfray n’a pas toujours été contre Freud, bien au contraire. Il a seulement était déniaisé, comme il le dit lui-même.

Comme je l’ai dit un peu plus haut Onfray fut professeur de philosophie, il est donc assez bien placé pour écrire un livre sur Freud, surtout que l’auteur a fait un véritable travail de recherche. Il a étudié toutes « les œuvres » de Freud ainsi que sa correspondance, enfin celle qui a survécu à l’autodafé de Freud, car ce dernier, ses proches et ses amis ont détruit une bonne partie de ce qui pouvait le compromettre. Quand vous lirez le livre vous saurez en grande partie pourquoi. Sachez aussi qu’Onfray n’a pas eu accès à toutes les archives, certaines ne seront disponibles qu’à partir de 2057 ou encore en 2103, un embargo dessus fait office... Tout d’abord, pourquoi embargo et cet autodafé si Freud n’avait rien à cacher ???

Mon avis :

Ce qui est bien avec ce bouquin s’est qu’il rétablie la vérité sur la psychanalyse. Comme l’auteur le souligne tout au long de son livre, la psychanalyse est un procédé inventé par un seul homme Sigmund Freud, et que pour ce faire il ne s’est pas basé sur des faits scientifiques comme on pourrait le croire, mais sur son seul cas à lui, dont il a fait ensuite une généralité afin que ses névroses personnelles deviennent plus faciles à supporter pour lui – et j’insiste vraiment dessus. Dans chaque théorie il y’a le délire et/ou le fantasme de cet homme.

C’est pourquoi et pour mieux comprendre l’origine de la psychanalyse, l’auteur expose tout d’abord dans ce livre, la biographie de Freud. Car cette dernière ne va pas sans la psychanalyse, elles sont même très étroitement liées. En effet pour monter ses théories, Freud s’est basé tout au long de sa vie sur sa vie, ses sentiments, ses fantasmes (y compris l’inceste) et non comme certains pourraient le penser, sur des travaux scientifiques, par exemple de son enfance remplie de fantasme vis-à-vis de sa mère et de sa haine envers son père, Freud a inventé le complexe d’œdipe, le pilier de sa science, la psychanalyse. (Parce que c’est uniquement lui que ça concerne doit-on en faire une science universelle et reconnue comme exacte et valable pour tous ? Non, mauvaise idée. Quoi qu’en dise Freud on est pas tous des névrosés et des hystériques.)

Je ne vous cache pas que grâce à ce procédé que l’auteur a eu l’idée de mettre en place, faire le parallèle entre la vie de Freud avec ses théories, j’ai rigolé quelque fois. Quand on voit le raisonnement de Freud sur certaine chose (et beaucoup) qui ne le concernait que lui, franchement y’a de quoi rigoler. Un esprit aussi tordu c’est finalement à vous faire aimer le dernier des imbéciles. Ce qui fait moins rire par contre c’est le fait qu’il ait réussi, grâce à sa mégalomanie, son désir de posséder et de gouverner -il n'était pas loin de se prendre pour Dieu-  à faire croire à des tas de gens et avec pas mal de dégât au final, que tout cela était une science universelle et la seule à être exacte, et que depuis la nuit des temps jusqu’à la fin des temps il en sera continuellement ainsi.

Outre la biographie de Freud, nécessaire pour comprendre ces données, dans ce livre on découvre aussi le véritable personnage. Côté coulisse Freud est un névrosé, un dépressif, un sorcier, un tyran, un père « incestueux », un misogyne, un homme extrêmement fier et orgueilleux, un matérialiste, un chaman, mais aussi une personnalité à forte tendance mégalomane. Il ne supportait pas qu’on lui fasse ombrage ou qu’on aille contre lui.

Freud un scientifique ? L’idée est tentante mais non. 

En effet, pour moi une personne qui adhère au fétichisme, à la télépathie, au langage des chiffres, qui se livre à des manies ou expériences que je qualifie de sorcellerie (apposition des mains sur la tête, psychrophore, cocaïne…) qui trafic les résultats de ses échecs afin d’en faire une réussite, -la guérison d’Anna O. l’homme au loup etc etc- qui détruit ce qui a été fait avant lui, qui se cabre dès qu’on est contre lui, qui fait de son cas unique un cas universel et sans appel, pour moi n’est pas un scientifique. Un scientifique reste ouvert, ce qui n’était absolument pas son cas, comme dictateur par contre je pense qu’il aurait été parfait !

Comme alchimiste aussi d'ailleurs, car un vrai scientifique n'irait pas dire qu’un cancer est d’origine hystérique, où qu’il faut opérer le nez pour calmer une névrose d’origine libidineuse ! Il n'irait pas dire qu’une jeune fille de 14 ans qui se refuse à un pédophile de 40 ans, et qui de ce fait se sent mal dans sa peau, est une hystérique et qu’en fait elle voulait malgré son refus clair et net, coucher avec ce type !!! Vous tirez une drôle de tête ? Moi aussi quand j’ai lu ceci –et y’en a d’autres et des grosses !- j’ai tiré la même tête, tellement que la connerie chez cet homme est énorme.

Pile je gagne, face tu perds… Cette phrase résume très bien Freud. Sa science a toujours raison et la médecine se trompe. A la base selon Freud tout est d’origine hystérique.

Conclusion :

Après cette lecture – et j’ai bien envie d’en tenter d’autre. Je ne vois absolument rien à sauver de sa science. A part sa philosophie (car Freud était philosophe ne lui en déplaise) il n’a rien inventé de sérieux et contrairement à d’autres je ne pense pas que cette dernière soit bien utile. Il existe des philosophes bien plus matures et moins extravagants que ce dernier.  

Pour ma part j’attends quand même et avec impatience le jour où un fou, un médecin, un chercheur… trouvera une autre théorie fumeuse ou pas, qui prendra la place de celle-ci ; après tout c’est toujours ainsi qu’avance le progrès, une nouvelle méthode remplace l’ancienne qu’on juge obsolète, fausse, stupide… D’ailleurs d’autres depuis sont venues et en 2004 l’institut national de la santé et de la recherche médicale a montré que la psychanalyse arrivait bon dernier dans les succès thérapeutiques en matière de psychothérapie.

Bref. Ce livre est vraiment très bien et pas besoin d’avoir fait de grande étude pour pouvoir le lire, il est compréhensible par tous, puis qui n’a jamais entendu parler de Freud ? Et les gens qui disent (ceux que je cite vaguement en haut) qu’Onfray dit n’importe quoi comme tous ceux qui l’ont fait avant lui, ben ce sont pour ma part juste des abrutis. Du haut de sa statue Freud doit-il rester intouchable ? Si vous pensez oui, voilà une idée ridicule. Remettez donc en question vos acquis.D'ailleurs sachez que des historiens, philosophes et autres, avancent des preuves que les pro-Freudiens n'arrivent pas à contrer. Ces derniers ont d’ailleurs toujours évité un débat constructif dessus, agissant comme des enfants en traitant ceux d’en face de droite, voire d’extrême droite. Là est leur seul point d’attaque. Assez faible on en convient et qui ne tient pas la route. Onfray est d’ailleurs de gauche… Puis parce qu’on est d’un parti politique, plutôt que d’un autre, on est forcément des abrutis, des menteurs… ? Puérile comme raisonnement… Surtout que l’auteur ne rejette pas la psychanalyse mais une théorie, (la plus apprise, la plus fausse), de la psychanalyse. Mais dans une suite (que je compte lire un jour, dès que j’aurais des sous) Apostille au crépuscule l’auteur parle des autres psychanalyses plus sensées comme Sartre, Janet, Politzer…

Un livre à lire que l’auteur n’a pas écrit pour faire polémique mais pour rétablir comme d’autre avant lui, la vérité sur un personnage et sa "science". Il a vraiment fait un grand et gros travail de recherche.

Un livre et c’est dommage, qui a eu un mauvais procès du départ. Et pour ceux qui pensent que parfois l’auteur peut avoir un ton péremptoire sur des déductions, ben j’ai juste envie de leur dire que les déductions de ce dernier coulent de source. 

Quelques passages ici.

Et ici une page internet écrite par l’auteur qui expliquera vite et bien Freud. On peut y retrouver dans le livre.

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09 février 2011

Poésie de Rudyard kipling "Si..."

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           SI...               

Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
        Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi;
        Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
        Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi;
        Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine:
        Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
        Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
        Sans avoir l'air trop bon, ni parler trop sagement;

      

Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre;
        Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon;
        Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
        Et traiter ces trompeurs de la même façon;
        Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
        Tordues par les coquins pour mieux duper les sots,
        Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes,
        Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux;

      

Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
        Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup -
        Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes,
        Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout;
        Si tu forces ton cœur, tes nerfs, et ton jarret
        A servir à tes fins malgré leur abandon,
        Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt,
        Hormis la Volonté qui ordonne : << Tiens bon ! >>

      

Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
        Ou frayes avec les rois sans te croire un héros;
        Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre;
        Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop;
        Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
        De soixante secondes de chemins accomplis,
        A toi sera la Terre et son bien délectable,
        Et, - bien mieux - tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling 1865 - 1936

 

Traduction de Jules Castier 1949.

Ici d'autres traductions française.

      


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26 janvier 2011

"La porte des enfers" de Laurent Gaudé : Bienvenus en enfer

"La porte des enfers" de Laurent Gaudé

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Résumé :

2002, dans un restaurant de Naples, Filippo Scalfaro accomplit sa vengeance : il poignarde au ventre un client puis, le couteau sur la gorge, il le force à l’accompagner dehors, le fait monter dans une voiture, prend la direction du cimetière. Parvenu là, il le traîne jusqu’à une tombe et lui en fait déchiffrer l’inscription. Puis il lui tranche les doigts des mains et le laisse là, saignant et gémissant.
1980, dans les rues encombrées de Naples, Matteo tire par la main son fils et se hâte vers l’école. A un carrefour, soudain éclate une fusillade. Matteo s’est jeté à terre, couchant contre lui son petit garçon. Quand il se relève, il est baigné du sang de l’enfant, atteint par une balle perdue. 2002, après un dernière visite à “tante Grace”, prostituée et travesti qui l’a vu grandir, celui qui a accompli sa vengeance peut enfin quitter Naples et, roulant vers le Sud, partir à la recherche des siens, disparus depuis l’époque du grand tremblement de terre.
1980 : le deuil a édifié peu à peu un mur de silence entre Matteo et sa femme Giuliana. Matteo ne travaille plus. Toutes les nuits, il roule dans son taxi à travers les rues de Naples, sans presque jamais prendre de client. Il sait bien ce que Giuliana attend de lui : qu’il retrouve et punisse le responsable. Mais il en est incapable. Un soir, les circonstances le conduisent dans un minuscule café-bar, où il fait notamment la connaissance d’un Professeur qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers et la possibilité d’y descendre…

Mon avis :

Voici un livre hors du commun, original de par son histoire et fichtrement agréable à lire malgré sa noirceur. L'histoire n'est certes pas joyeuse, mais elle est vraiment magnifique je vous assure ! Ce livre où l'auteur, reprend à sa manière le mythe d'Orphée, va vous emmenez tout en douceur mais avec beaucoup d'émotion, dans des mondes souterrains, peu connus, terrifiants, bouleversants qui sont toutes les sortes d'enfers que l'on peut connaître. L'enfer au sens propre, mais aussi l'enfer de perdre un enfant. Cependant ce n'est pas non plus un livre larmoyant, bien qu'il soit chargé en émotion et en détresse humaine.

Comme vous l'avez deviné, j'ai adoré ce livre que Laurent Gaudé a construit avec des légendes et des images troublantes, mais toutefois cela ne serait rien sans les magnifiques passages qui m'ont fait toucher du doigt la folie et le désespoir profond des personnages principaux. Un des passages qui m'a d'ailleurs fait frissonner et qui va dans ce sens, c'est celui où Giuliana parle devant l'église en tenant un discourt pas incohérent dans la forme mais plutôt dans le fond. (Je vous le mets ici.)

Un autre ? Celui où Laurent Gaudé décrit le fleuve qui se trouve aux enfers. J'avoue quand même en ce qui concerne ce dernier qu'il ne m'a pas laissée indifférente. Ce fleuve qui est un bouillon de chagrin, de lâcheté, de jalousie m'a presque dérangée. Disons que je n'ai pas cette image de la mort, je la vois mal si cruelle alors qu'elle est déjà les trois quart du temps bien difficile, mais bon pourquoi pas ?

Bref. Comme vous le voyez ce livre remue, dérange... en faisant revivre des légendes l'auteur nous emmène dans des vies dramatiques où il est difficile de rester indifférent, mais c'est un livre magnifique à lire qui promet beaucoup d'émotion.

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25 janvier 2011

Extrait du livre "La porte des enfers"

Extrait du livre "La porte des enfers" de Laurent Gaudé

 

"Je suis à genoux devant vous, père, mais ne croyez pas que je suis faible. Je suis forte. J'ai confiance en vous. Vous allez faire pour moi un miracle et je sens déjà  la joie monter dans mes veines. Je sais que des hommes comme vous sont capables de choses pareilles. Cela leur coûte, peut être, mais ils sont ici-bas pour cela, pour nous soulager de nos malheurs. Je sais ce qui vient. Les aveugles vont voir. Les paralytiques se mettront à marcher. Je sais tout cela. Je suis prête. C'est l'heure de la résurrection des morts . Tous, un par un, ils vont se lever de dessous la terre et marcher. J'attends avec impatience. Ce ne sera pas un miracle. Juste une réconciliation du Seigneur avec des hommes. Car il nous a offensés. Vous le savez comme moi. Par la mort de Pippo, il m'a jetée à terre et m'a battue. C'était un acte de cruauté et je l'ai maudit pour cela. Mais c'est aujourd'hui l'heure du pardon. Le Seigneur lui même va s'agenouiller devant nous et nous demander de lui pardonner. Je le regarderai longuement, je lui baiserai le front et je lui pardonnerai. C'est alors que les morts se lèveront, car tout sera achevé. C'est bien. Je prie pour que ce jour advienne. Je suis pleine de force. J'attendrai jusqu'à demain je sens déjà la terre qui gronde. Les cadavre bougent. Ils se préparent et trépignent d'impatience. Il ne reste que quelques heures avant que le Seigneur ne se présente à nous. J'ai hâte, mon père, de le voir s'agenouiller devant moi et pleurer avec humilité."

 

Mon avis ici.

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13 janvier 2011

Poésie de Marceline Desbordes-Valmore "Lettre d'une femme"



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Une lettre de femme.

 

Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ;
J'écris pourtant,
Afin que dans mon cœur au loin tu puisses lire
Comme en partant.

Je ne tracerai rien qui ne soit dans toi-même
Beaucoup plus beau :
Mais le mot cent fois dit, venant de ce qu'on aime,
Semble nouveau.

Qu'il te porte au bonheur ! Moi, je reste à l'attendre,
Bien que, là-bas,
Je sens que je m'en vais, pour voir et pour entendre
Errer tes pas.

Ne te détourne point s'il passe une hirondelle
Par le chemin,
Car je crois que c'est moi qui passerai, fidèle,
Toucher ta main.

Tu t'en vas, tout s'en va ! Tout se met en voyage,
Lumière et fleurs,
Le bel été te suit, me laissant à l'orage,
Lourde de pleurs.

Mais si l'on ne vit plus que d'espoir et d'alarmes,
Cessant de voir,
Partageons pour le mieux : moi, je retiens les larmes,
Garde l'espoir.

Non, je ne voudrais pas, tant je te suis unie,
Te voir souffrir :
Souhaiter la douleur à sa moitié bénie,
C'est se haïr.

 

Marceline Desbordes-Valmore 1786 - 1859

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07 janvier 2011

"Le miroir de Cassandre" de Bernard Werber

"Le miroir de Cassandre" de Bernard Werber

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Quatrième couverture :

Et vous, que feriez-vous si vous vouliez voir le futur et que personne ne vous croie ?

Mon avis :

J'ai adoré ce livre. Bien qu'il ait quelques longueurs, que les personnages, les faits, les gestes soient poussés à l'extrême, voire caricaturés, j'ai  quand même adoré ce livre. Mais pour une fois ce n'est pas spécialement l'histoire qui m'a plu mais plus les messages que le livre contient. L'histoire n'est certes pas déplaisante, mais toutefois dans ce bouquin il ne faut pas s'arrêter dessus, avant il faut voir le message qu'il contient car c'est un livre sacrément visionnaire.
En effet, même si Cassandre est un personnage inventé de toute pièce, je peux vous affirmer -pour avoir lu quelques livres sur le sujet de l'environnement-, que le futur de ses rêves est loin d'être improbable même si hélas il est loin d'être joyeux.

Je note quand même un petit bémol à cela, c'est que je vois ce futur arriver plus vite que dans le livre... (ben oui je ne crois pas au miracle et encore moins au Papillon des étoiles) Du coup je trouve que le fait que Werber ait placé cela assez éloigné dans le temps, enlève l'urgence de la situation que ce livre sous-entend finalement... Mais bon à part ça rien à redire, car finalement ce qui est bien avec ce bouquin c'est que l'auteur expose d'une façon plus "ludique", - un roman de SF est plus facile à lire qu'un documentaire qui peut se montrer barbant -, les problèmes actuels de notre planète. Ce qui en plus en fait un livre au message planétaire, car c'est des problèmes planétaire ce qu'il dénonce.

Bref, vous l'aurez compris, je recommande avant tout ce livre pour sa vision futuriste et très probable, puis pour les messages de mise en garde qu'il contient, comme par exemple ceux-là : "Vous pensez bien faire en faisant plein d'enfant ? Vous vous trompez, cela sera un gros problème dans l'avenir", ou encore "Vous consommez à outrance pour un plaisir immédiat et sans valeur, fait attention cela vous retombera dessus d'une façon ou d'une autre".

D'ailleurs à ce propos, je voudrais savoir - et je m'adresse aux lecteurs qui ont déjà lu ce livre -, je voudrais donc savoir si ce livre a éveillé en vous un petit quelque chose ? S'il vous a ouvert les yeux sur votre façon de consommer ? De voir le monde ? S'il vous a aidé à voir encore plus loin que votre présent et futur immédiat ? Si vous vous êtes aperçus que vous n'étiez que peu de chose voire rien dans l'univers ? Tout au plus des gens de passage...

Quoi qu'il en soit, c'est un livre que je conseille.

 

PS : Je remercie en passant la personne qui m'a prêté ce livre qui a traversé moulte péripéties. Je le remercie doublement car vu les avis plutôt négatifs que j'ai eu sur ce livre dont le sien, je ne l'aurais jamais acheté et je serais passée à côté d'un bon moment de lecture. Merciiiiiiiiiiiiiiiii.

PS 2 : Pour aller plus loin sur le sujet de l'environnement voici deux livres que vous pouvez lire La planète bazar d'Annie Leonard mon avis ici et L'humanité disparaîtra, bon débarras ! de Yves Paccalet, mais lui n'a pas d'avis car j'ai lu ce livre avant la création de ce blog. Le titre peut paraître choquant et pourtant...

 

Deux phrases du roman que j'ai adoré. "Y'a t'il un moyen d'arrêter cette violence permanente qui a l'air de rassurer les crétins ?" et "Les optimistes sont des gens mal informés."

 

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31 décembre 2010

Challenge Ta PAL est grosse 2011

Challenge Ta PAL est grosse 2011

 

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C'est quoi ça ??? *O*

Je vais vous le dire pour faire baisser ma PAL (137 livres) je me suis inscrite au Challenge proposé par Namira, Ta PAL est grosse session 2011.

Le but de ce challenge est très simple :

--> Tout d'abord S'AMUSER!!
--> Essayer de faire baisser sa PAL.
--> Faire des découvertes livresques à travers les lectures des autres livraddictiens. Avec ce dernier point ça risque d'être dur pour faire baisser sa PAL, il me semble... Non ?

Puis pour que ça soit un brin plus marrant Namira a rajouté quelques nouveautés assez drôle je dois dire. Je rigolerais moins quand je devrais me cacher la tête dans le sable, mais bon je prends le risque...

Voici les nouveauté 2011 :


Il y 'aura d'un côté "le téméraire du mois". Késako ça ? Et bien chaque mois celui qui aura le plus de points (en moins) sera désigné comme le téméraire du mois.
(moins égale un livre lu)

Et d'un autre côté il y' aura "le Dépaleur Number One". Qui c'est celui là encore ? Et bien là c'est celui qui aura le plus de points en moins pour l'année 2011. En clair le ou la gagnant (e). On peut toujours rêver...

Donc je démarre demain 1 janvier 2011 avec une PAL de 137 livres ( je peux vous prédire que dans 1 an 6 mois et 2 jours elle sera égale à 0 ) Vous pourrez suivre ma superbe volonté en direct sur mon profil BBM disponible à droite de mon blog sous la catégorie Ma bibliothèque ou sur ce lien que voici ici. Au passage je rayerai et rajouterai au fur et à mesure dans la catégorie PAL de mon blog les livres lu ou acheté.... Lien ici.

Bonne chance à tous les participants et encore merci Namira ! On se donne rendez-vous dans le Sahara d'ici la fin de l'année ; ok ?

Vive la lecture !!!
Florel

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30 décembre 2010

Ma PAL en lettre mais pas en chiffre trop démoralisant lol

 

Voici ma PAL en direct du F2 Galimard.

 

A

Des vents contraires de Olivier Adam Lu en mars 2011

Quand le requin dort de Milena Agus Achat mai 2011

La légende arthurienne - Le Graal et la Table Ronde de Anonyme

L'herbe bleue de Anonyme

Emma de Jane Austen Lu en juin 2011

Orgueil et préjugés de Jane Austen Reçu SWAP mars 2011 Lu en mai 2011

B

L'homme de Kaboul (Epreuve) de Cédric Bannel Envoi février 2011Lu en février 2011

Soie de Alessandro Baricco Lu en avril 2011

Romans extraordinaires de René Barjavel

Le Magicien d'Oz de L. Frank Baum

 

L'égoïste romantique de Frédéric Beigbeder Achat juin 2011

Mémoires d'un jeune homme dérangé de Fredéric Beigbeder Achat juin 2011

Les grandes énigmes de la franc-maçonnerie de Philippe Benhamou

La véritable Dalida de Emmanuel Bonini Lu en avril 2011

La Quête d'Ewilan, tome 1 : D'un monde à l'autre de Pierre Bottero Lu en février 2011

Sans regrets de Françoise Bourdin

Les étranges talents de Flavia de Luce de Alan Bradley

Jane Eyre de Charlotte Brontë Achat avril 2011

Les Hauts de Hurle-Vent de Emily Brontë  Lu en mars 2011

Le Symbole perdu de Dan Brown Lu en avril 2011

La captive de l'hiver de Serge Brussolo

Le Manoir des sortilèges de Serge Brussolo Lu janvier 2011

Les Emmurés de Serge Brussolo

Les enfants du crépuscule de Serge Brussolo Lu en mars 2011

C

Les Aventures d'Alice au pays des merveilles et de l'autre côté du miroir de Lewis Carroll

Je prends racine de Claire Castillon Achat février 2011

Enchantement d'Orson Scott Card Reçu SWAP mars 2011

Lettre à mon ravisseur de Lucy Christopher Achat janvier 2011

Bal de givre à New-York de Fabrice Colin Achat février 2011 Lu en février 2011

Vers l'aube de Dominic Cooper

Loup, y es-tu ? d'Henri Courtade Prêté par Alf en mai 2011 Lu en mai 2011

D

Tartarin de Tarascon d'Alphonse Daudet Achat janvier 2011

Au coeur des Himalayas de Alexandra David-Néel

Journal de voyage, tome 1 : Lettres à son mari (11 août 1904 - 26 décembre 1917) de Alexandra David-Néel Lu en mars 2011

Journal de voyage, tome 2 : Lettres à son mari (14 janvier 1918 - 31 décembre 1940) de Alexandra David-Néel

Le bouddhisme du Bouddha de Alexandra David-Néel

Impardonnables de Philippe Djian

Quand les Dieux buvaient, tome 1 : Blanche Neige et les lance-missiles de Catherine Dufour

E

Je ne souffrirai plus par amour de Lucia Etxebarria

F

Neige de Maxence Fermine Lu en avril 2011

La Trilogie des elfes, Intégrale de Jean-Louis Fetjaine

Tendre est la nuit de Francis Scott Fitzgerald

Avis de tempête de Susan Fletcher

La forêt des 29 d'Irène Fraine Parte. reçu en avril 2011 Lu en avril 2011

G

Le monde de Sophie de Jostein Gaarder Achat mai 2011

L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

Idhun, tome 1 : La Résistance de Laura Gallego Garcia Lu en mars 2011

Duel en Enfer : Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur de Bob Garcia

Comment va la douleur ? de Pascal Garnier

La porte des enfers de Laurent Gaudé Lu en janvier 2011

Les Enquêtes de Linley et Havers, tome 01 : Enquête dans le brouillard de Elizabeth George

Barry Trotter et la parodie éhontée de Michael Gerber

Mange, prie, aime de Elizabeth Gilbert

Cosmos de Wiltold Gombrowick (abandonné)

La colline aux Gentianes d'Elizabeth Goudge Achat juin 2011

L'homme qui voulait être heureux Laurent Gounelle Offert en Janvier 2011

Les mains nues de Simonetta Greggio Lu en février 2011

La douleur de l'absence de Lynne Griffin

H

L'enfant qui ne pleurait pas de Torey L. Hayden

Comme ton ombre d'Elizabeth Haynes Part. reçu avril 2011 Lu en avril 2011

Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du Rossignol de Lian Hearn

Siddhartha de Herman Hesse Achat Juin 2011

I

Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro

J

La Beauté du mal de Rebecca James

Autobiographie d'un amour de Alexandre Jardin

Le roman des Jardin de Alexandre Jardin

Fanfan, tome 1 de Alexandre Jardin Lu en février 2011

Le philosophe nu d'Alexandre Jollien Offert en février 2011

K

Rêves de garçons de Laura Kasischke Lu en mai 2011

Nuée d'oiseaux blancs de Yasunari Kawabata Lu en avril 2011

Les visages de Jesse Kellerman

Quitter le monde de Douglas Kennedy

Cujo de Stephen King Lu en juin 2011

La ligne verte de Stephen King

Le rideau de Milan Kundera Lu en janvier 2011

Le sens du bonheur de Jiddu Krishnamurti Offert en février 2011

L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

L

Tomber sept fois, se relever huit de Philippe Labro

Brassens : Le mécréant de Dieu de Jean Claude Lamy

Le Donjon de Naheulbeuk, saison 4 : L'orbe de Xaraz de John Lang

La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre

La Comtesse de Cagliostro de Maurice Leblanc

La Demoiselle aux yeux verts de Maurice Leblanc

Les dents du tigre de Maurice Leblanc

Les huit coups de l'horloge de Maurice Leblanc

ton Le Parfum de la Dame en Noir de GasLeroux

Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis Lu en février 2011

Mal-Morts de Jean-Marc Ligny

L'invité de la dernière heure de Charlotte Link

La vie en sourdine de David Lodge

M

Chronique d'un château hanté de Pierre Magnan

La fille des eaux vives de Antonin Malroux

Bruno, mon fils Janie Maurice Achat janvier 2011 Lu en janvier 2011

Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti Achat juin 2011

Entre Dieu et moi c'est fini de Katarina Mazetti Achat juin 2011

Polyte de Savinien Mérédac Part. BOB février 2011 Lu en février 2011

Nevrospiral de Patrick Olivier Meyer

La musique de Yukio Mishima Achat juin 2011

La mer de la fertilité de Yukio Mishima Achat juin 2011

Dojoji et autres nouvelles de Yukio Mishima Lu en mars 2011

Le Pavillon d'or de Yukio Mishima Lu en mai 2011

Comme des étoiles filantes de Jacquelyn Mitchard

Mon enfant mon amour de Rénée Mousseau Achat janvier 2011

Le testament d'un ange de Bruno Moutard

Vendues ! de Zana Muhsen

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil de Haruki Murakami

L'éléphant s'évapore de Haruki Murakami

Que serais-je sans toi ? de Guillaume Musso Lu en avril 2011

L'art d'écosser les haricots de Wieslaw Mysliwski

N

Lolita de Vladimir Nabokov

Mon coeur à l'étroit de Marie NDiaye

Charlie n'est pas rentrée de Nicci French Lu en janvier 2011

Jusqu'au dernier de Nicci French Lu en avril 2011

Quand vous lirez ce livre ... de Sally Nicholls Lu en avril 2011

Les jumelles de Highgate de Audrey Niffenegger

Attentat de Amélie Nothomb Lu en avril 2011

O

Le crépuscule d'une idole de Michel Onfray Acheté en janvier 2011 Lu en février 2011

Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé

P

Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine Pancol

La petite chartreuse de Pierre Péju

J'ai entendu pleurer la forêt : Michel Pageau, trappeur de Françoise Perriot

La passion selon cinq matous, tome 1 de Martine Pilate

A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust

Du côté de chez Swann de Marcel Proust

R

Pas ce soir, je dîne avec mon père de Marion Ruggieri Lu en avril 2011

S

Luka et le feu de la vie de Salman Rushdie

Impératrice de Shan Sa Lu en janvier 2011

La joueuse de Go de Shan Sa

La cithare nue de Shan Sa Achat février 2011

Toute passion abolie de Vita Sackville-West

Sors de ce corps, William! de David Safier Lu en mai 2011

Dans un mois, dans un an de Françoise Sagan Lu en mars 2011

Monet : Une fête pour les yeux de Karin Sagner-Düchting

L'attrape-coeurs de Jerome David Salinger

Et Dieu créa les animaux à notre image de Marc Sauvageau Parte.Babelio reçu en février 2011 et lu en mars 2011

Je ne meurs jamais seul de Franck Schmid Lu en janvier 2011

Un bon petit diable de la comtesse de Ségur Troc mai 2011

L'affaire Jeanne d'Arc de R. Senzig et M. GayAchat mai 2011 Lu en mai 2011

Roméo et Juliette de William Shakespeare Lu en avril 2011

Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary W. Shelley Lu en février 2011

Absolument dé-bor-dée de Zoé Shepard Part. Livraddict mai 2011 Lu en mai 2011

Il faut qu'on parle de Kevin de Lionel Shriver

De fièvre et de sang de Sire Cédric Achat avril 2011

L'Enfant des cimetières de Sire Cédric Lu en mars 2011

Le jeu de l'ombre de Sire Cédric Parte.Livraddict reçu en mars 2011 Lu en mars 2011

A tout jamais de Nicholas Sparks Reçu SWAP mars 2011

Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson

L'île au trésor de Robert Louis Stevenson Offert en février 2011

T

Mortel secret Carlène Thompson Lu en février 2011

Anna Karénine de Léon Tolstoï

Carte du labyrinthe de Alberto Torres-Blandina Part. News Book mai 2011 Lu en juin 2011

C'est ici que l'on se quitte de Jonathan Tropper Lu en juin 2011

V

Laisse pleurer la pluie sur tes yeux de Valérie Valère Achat juin 2011

La mémoire assassine de Simone Van Der Vlught Lu en juin 2011

Coule la Seine de Fred Vargas Lu en avril 2011

Chaos calme de Sandro Veronesi Lu en janvier 2011

L'arrache-coeur de Boris Vian

Le Monde comme il va de Voltaire

W

Un mariage en héritage de Ayelet Waldman

Le Livre du voyage de Bernard Werber Lu en mai 2011

L'arbre des possibles et autres histoires de Bernard Werber

Le Fantôme de Canterville et autres contes de Oscar Wilde Lu en janvier 2011

Y

Et Nietzsche a pleuré de Irvin D. Yalom

Mensonges sur le divan de Irvin D. Yalom Part LA juin 2011, lu en juin 2011

La dure loi du karma de Mo Yan

La pierre et le sabre de Eiji Yoshikawa

Z

Le jeu de l'ange de Carlos Ruiz Zafon

Marina de Carlos Ruiz Zafon Lu en janvier 2011

La voleuse de livre de Markus Zusak Achat janvier 2011 Lu en janvier 2011

Le joueur d'échec de Stefan Zweig Achat février 2011 Lu en juin 2011

 

 

Bon Ok elle est immense, mais je me dis qu'ailleurs y'a pire... Je rayerais au fur et à mesure ce que je lis et rajouterais ce que j'achète ou pas, (car j'ai des livres qui ne sont  pas pour le moment dans la case PAL mais que je possède, cependant qui sait si un jour l'envie me prend de les lire...) Bref ! Cette année elle va baisser !!! Enfin je crois... lol

Pour savoir le chiffre exact allez voir mon profil Bibliomania, quelque part à gauche.

Florel

Posté par Florell à 10:38 - PAL - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 décembre 2010

"Les trois mousquetaires" d'Alexandre Dumas.

"Les trois mousquetaires" d'Alexandre Dumas

dumas

Résumé :

Le roman raconte les aventures d'un Gascon désargenté de 18 ans, d'Artagnan, monté à Paris faire carrière afin de devenir mousquetaire. Il se lie d'amitié avec Athos, Porthos et Aramis, mousquetaires du roi Louis XIII. Ces quatre hommes vont s'opposer au premier ministre, le Cardinal de Richelieu et à ses agents, dont la belle et mystérieuse Milady de Winter, pour sauver l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche. Avec ses nombreux combats et ses rebondissements romanesques, Les Trois mousquetaires est l'exemple type du roman de cape et d'épée.

Mon avis :

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune sur Livraddict que j'ai organisé pour ce jour 5 décembre (date de la mort d'Alexandre Dumas) et que dire dessus ? Que ce roman est excellent !!! Que du bonheur malgré l'épaisseur, et ce dès le début, même si au tout début on ne comprend pas pourquoi certains de ces personnages se tirent "cordialement" dans les pattes. 


L'écriture est fantastique et en ce qui me concerne j'en ai été fan du départ. L'histoire quant à elle, va de complot en rebondissement, de vengeance en amour, d'anecdote en fait, et ne souffre d'aucun temps mort. Quant aux 3 mousquetaires qui ensuite seront 4, se sont vraiment des personnages attachant avec chacun un quelque chose qui les rend unique.
Aramis m'a plu pour "sa sagesse", son calme, bien que le fait qu'il veuille devenir homme d'église me déçoit un peu.
Portos, si on enlève le fait que je le trouve un peu pique assiette, n'est pas désagréable non plus, surtout que finalement son culot et son sang froid rattrape largement le premier défaut.
Athos possède une retenue dans la parole et les gestes qui m'ont énormément touchée. La discrétion qu'il exige de lui, fait qu'on sent qu'il est fier et droit et cache quelque chose qui doit le gêner pour vivre. (Ce qui s'avère être le cas.)
Quant à d'Artagnan il est mon personnage préféré, volontaire, fier (un peu trop), candide, il est aussi un compagnon idéal avec un cœur grand comme ça sur lequel on peut compter. Il aurait presque toutes les qualités si néanmoins il n'était pas un peu niouk par moment et en particulier avec Milady. Dans ces moments-là si j'avais pu, je lui aurais donné des coups de pied au cul pour le secouer un peu, mais bon, comme l'on connait sa jeunesse et son manque d'expérience on lui pardonne assez vite d'être si "sot" et fougueux.

Par contre un personnage qui m'a fascinée, car finalement le roi, la reine, Mr de Tréville et même le cardinal sont en second plan dans le roman, c'est Milady. Cette femme est le démon incarné. Manipulatrice, voleuse, comédienne, méchante, tueuse... je l'ai trouvé fascinante ! Et même si Milady est un génie du mal, on ne peut que rester le souffle coupé devant une femme qui retourne toutes les situations - ou presque - à son avantage. Et le fait que Dumas ait mis tant "d'atout" dans cette dernière me coupe le souffle, je n'aurais en effet jamais imaginé un jour trouver dans un livre tel personnage. 

Seul petit bémol au livre toutefois, je trouve que Dumas est quand même très long sur certains passages, notamment sur les dialogues, par exemple faire dire au même personnage dix fois de suite la phrase "Je veux la promesse que vous m'aimez" ou une autre, c'est un peu agaçant ! Mais à part ça, je n'ai rien à redire à ce superbe livre qui sans cette lecture commune serait encore resté pour un temps indéterminé dans ma PAL.

Les avis de :
Aragorn, Avalon, Caelina, Cécile, Latite06, Lynnae, Lonewolf, Lolo, MeL.


Des passages du livre par ici.

Posté par Florell à 08:29 - Les classiques - Commentaires [0] - Permalien [#]
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