Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

10 novembre 2011

"1Q84, tome 2 : Juillet - Septembre" de Haruki Murakami.

"1Q84, tome 2 : Juillet - Septembre" de Haruki Murakami

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Résumé :

Le Livre 1 a révélé l'existence du monde 1Q84.

Certaines questions ont trouvé leur réponse.
D'autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se frayent-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l'air, est-elle ce lieu où sommeille notre double ?

Mon avis :

Contrairement au premier tome qui était une mise place de l'histoire et que j'avais trouvé par moment un peu trop long, je dois dire que j'ai bien plus accroché avec ce tome deux. Bien qu'il ait à mon goût toujours trop de répétitions, de longueurs, ainsi que trop de références au sexe, -qui ne sont pas franchement utiles-, ce tome nous révèle enfin quelques points essentiels de l'histoire amorçaient dans le tome précédent, même si finalement ça reste encore assez flou. En effet, malgré le fait qu'on en apprend un peu plus sur le point central de la trame, les Little People, on ne découvre pas encore leur véritable enjeu dans ce scénario, ce qui peut peut-être décevoir le lecteur dans ses attentes par rapport au tome 2. Cela dit les quelques révélations, ne sont pas si mal ! même si incomplètes, on va dire...

Ici, Aomamé tue une dernière personne, et Tengo découvre à son tour les deux lunes. Malgré quelques bouleversements certainement dû aux Little People. Pourquoi ? Mystère..., - et je dois avouer que ce mystère me dérange pas mal. Savoir qu'il arrive des choses sans savoir pourquoi, c'est horrible ! - on suit toujours, le cours plus ou moins tranquille de la vie de nos deux personnages dans le monde 1Q84, ce qui peut vite se montrer guère différent du premier tome au final... Mais attention je ne dis pas qu'il ne se passe rien ! Au contraire ! Des choses ou des gens, apparaissent et disparaissent, mais disons que pour moi, à part deux trois scènes clés, le reste du livre n'a pas vraiment un grand intérêt, puisqu'on retrouve un peu l'esprit du tome 1 ; même si ce n'est pas désagréable à lire pour autant.

Néanmoins, un point positif, si comme moi vous avez eu du mal à vous attachez aux personnages dans le premier tome, celui-là pourra éventuellement, vous les rendre moins distants, voire plus réels. L'auteur n'insistant pas, comme dans le début de cette trilogie, sur leurs qualités exceptionnelles.

En fait très sincèrement, je n'ai pas grand chose à dire sur ce tome, il se passe certes des choses, mais pas encore assez à mon goût. Bien que la fin soit étonnante en tout point, on sent que c'est un peu le tome trait d'union, si je puis dire, et que l'auteur garde tout pour le troisième, que j'irai lire assurément, parce que je veux savoir. Mais d'ici là, je vais prendre mon mal en patience et attendre 2012.

Je remercie les éditions Belfond et Babelio pour ce partenariat.

Extrait livre :

"Notre ombre, à nous, humains, est d'autant plus mauvaise que nous nous montrons ouverts et positifs. plus nous nous efforçons de devenir des êtres parfaits, magnifiques, méritants, plus l'ombre s'emploie précisément à rendre sa volonté sombre, mauvaise, destructrice. Que l'homme tente de se diriger vers la perfection, qu'il cherche à aller au-delà de ses capacités, et l'ombre dégringole dans les enfers, devient diabolique. Il est donc autant criminel, selon les principes de la nature et ceux de la vérité, de vouloir s'élever au-dessus de soi que de se tenir au-dessous de soi."

 


06 novembre 2011

"Jonathan Strange & Mr Norrell" de Susanna Clarke : Il n'y a rien à comparer avec Tolkien, alors pourquoi la comparaison ?

"Jonathan Strange & Mr Norrell" de Susanna Clarke

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Résumé :

Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie. Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est le seul véritable magicien du pays. Dans une scène éblouissante, il prête parole et mouvement aux statues de la cathédrale d’York. La nouvelle du retour de la magie en Angleterre se répand jusque dans les frivoles salons londoniens. Pédant, prétentieux, Mr Norrell devient pourtant la coqueluche de la noblesse londonienne. Mais lui veut davantage : aider le gouvernement dans sa guerre contre Napoléon. Il bloque les Français en rade de Brest grâce à une immense flotte anglaise composée de navires nés de la pluie, et dote les côtes britanniques de charmes protecteurs.
Aider le royaume d’Angleterre n’est pas l’unique obsession de Mr Norrell. Car il veut aussi, et surtout, éliminer tout rival possible. C’est compter sans la prophétie : Deux magiciens paraîtront en Angleterre. Le premier me craindra ; le second de me voir brûlera. Et bientôt il croise sur son chemin un brillant jeune magicien, Jonathan Strange. Ce dernier est charmant, riche, un brin arrogant, mais imaginatif et courageux. Mr Norrell, séduit, le prend pour élève. Ensemble, ils éblouissent le pays de leurs exploits. Mais leur association tourne vite à la rivalité…

Mon avis :

J'avais organisé cette LC à la suite d'une discussion sur LA, ben je dois avouer que c'était une grosse erreur, en tout cas pour moi, et vous allez vite savoir pourquoi.

Au début de cette lecture j'ai vraiment cru que j'allais apprécier ce livre, l'histoire ne manquant pas d'éveiller ma curiosité ; mais j'ai assez vite changé d'avis par la suite. Malgré cette histoire de magicien sur fond de guerre Napoléonienne, qui est somme toute assez originale, il se trouve qu'au final je n'ai pas accroché au livre, l'écriture étant trop lente pour que je puisse tenir tout un aussi gros livre, et l'histoire n'étant pas des plus palpitante et des plus rapide non plus.

Sans oublier que l'autre point négatif de ce livre, se sont tous les à-côtés qui ne manquent pas et qui ne servent à rien, mais vraiment à rien et j'insiste dessus, que Susanna Clarke a mis de partout. Que ça soit dans l'histoire, ou dans les notes en bas de pages qui durent sur plusieurs pages (!), ce livre est bourré d'histoire, de description, d'anecdote qui ne sont pas intéressantes et qui en plus ne servent même pas à la compréhension de l'histoire, ce qui je ne vous le cache pas, peut vite se montrer particulièrement chiant !

D'ailleurs pourquoi l'auteure les a faites ??? Le principe d'une note est d'être petite, utile et rapide, du moins chez moi, alors pourquoi là elle nous fait complètement l'inverse pour résumer sur 3 pages, un fait dont on se fout et qui ne sert à rien ?! Pourquoi ?

En fait pour mieux vous situez le truc, c'est comme si dans Harry Potter, JK Rowling nous raconte sur plusieurs pages la première publication de la Gazette du sorcier ou l'historique complet de Poudlard, alors que ça n'a rien à voir avec la trame de l'oeuvre. Encore que dans Harry Potter ça pourrait être intéressant, mais bon... Quoi qu'il soit j'ai vite abandonné l'idée de les lire.

Sinon outre ces affreuses digressions et cette lenteur, je n'ai pas grand chose à dire dessus, vu que j'ai abandonné à la page 309 sans espoir de le reprendre un jour. Donc ben voilà, amis lecteurs à vous de voir si vous voulez tenter cette expérience ou pas. Néanmoins un dernier petit mot avant de finir à propos de la quatrième couverture.

Sur cette dernière il y'a une référence à Tolkien, qui dit que Clarke a su créer une œuvre magistrale qui rivalise avec celle de Tolkien. Ben honnêtement, je crois qu'il ne vaut mieux pas comparer ces deux auteurs, ni leurs oeuvres. Jusqu'à aujourd'hui j'ai lu deux Tolkien, Le Seigneur des Anneaux et Bilbo le Hobbit, et je vous assure qu'à côté de Jonathan Strange & Mr. Norrell, et ce malgré les longueurs du SDA, Tolkien reste un bonheur à lire, ce qui est loin d'être le cas du bouquin en question. Surtout que le monde de Susanna Clarke n'a rien de comparable avec celui de la Terre du Milieu, alors, allez comprendre cette comparaison ??? Quoi qu'il soit je ne conseille pas, mais à vous de voir.

 

D'autres avis pour cette LC : Marmotte, Perdre une plume.

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26 octobre 2011

"Côté face" de Anne Denier

"Côté face" de Anne Denier

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Résumé :

J'étais en retard et si ce n'avait pas été le cas jamais je n'aurais pris ce tram et jamais je ne l'aurais rencontré. Lui. Celui qui allait détruire ma vie en réveillant une mémoire qui sommeillait en moi et dont j'ignorais l'existence. Un autre côté de moi-même. "Te séduire, t'emmener, te torturer, te violer et t'assassiner." J'avais une vie...

Mon avis :

Au vu de cet étrange résumé et de tous les avis positifs sur Livraddict, ce livre m'intriguait depuis un bon moment, c'est pourquoi j'ai voulu tenter ce partenariat avec Les agents littéraires quand ils l'ont proposé, et je ne le regrette ab-so-lu-ment pas. Pour une fois, et c'est très rare, je suis d'accord avec les lecteurs de ce livre, preuve qu'il est fait pour plaire à beaucoup de personnes ; et si je me permets de dire cela c'est parce que souvent nous n'avons pas les mêmes lectures. Rien de plus.

En un mot ce livre est génial. Fabuleux, mystérieux, étonnant, prenant, drôle (par moment), sombre, tendu, angoissant... il possède toutes les qualités pour vous faire passer un bon moment de lecture, au point que je ne comprends pas  pourquoi les éditeurs refusent de le publier, alors qu'ils publient du A Méli sans mélo ou d'autres livres, où l'on s'ennuie terriblement. Bref.

Pour en revenir au livre, je dois dire que j'ai très vite accroché. Du début cette jeune héroïne m'a plu par son sens de l'humour et aussi son mauvais caractère, - même si parfois au cour de l'histoire elle a réussi à me taper sur les nerfs. Elle m'a plu aussi par son histoire, étrange, déroutante, dangereuse et aussi par la manière perdue dont elle affronte. En effet le fait qu'elle ne sache pas trop comment gérer cela la rend assez sympathique, car c'est seule qu'elle doit affronter toute cette histoire de réincarnation et le danger qui rôde avec... D'ailleurs qui pourrait la croire ? Et comment pourrait-elle parler de toutes ces choses horribles, qu'elle découvre sur Côme et elle, Hyla ? Cet extrait vous laisse imaginer de quoi il retourne :

" Elle est riche ? me demanda-t-il presque en silence.

- Sans doute.

- Autrichienne ?

- De Linz. Elle te plaît ?

- C'est un joli jouet."

Ses yeux pétillaient.

"Je te l'offre ?"

Il me sourit. je retournai vers ma petite fleur des champs. Il me suivit. Je fis les présentations.

"Je vous présente Côme. Mon frère."

Un sourire timide illumina son visage de petite fille sage. Elle ne savait pas encore qu'elle était morte."

 

En ce qui concerne les autres personnages, ils ne sont pas non plus en reste. Anne Denier a fait un véritable effort pour développer sur chacun d'eux un trait de caractère, même si c'est largement moins présent que sur l'héroïne. Cependant le peu qu'il y'a suffit amplement, ils sont tous très bien rendus, et certains vont même réussir l'exploit de vous tapez eux aussi sur le système. Je pense notamment à son Altesse Royale ou encore à Quasimodo. Mais Quasimodo c'est toute une histoire, et c'est d'ailleurs parce qu'il n'y a pas eu d'explication sur une chose en ce qui le concerne que je ne mets pas 5 sur 5 à ma note, cependant Anne Denier (Reveanne) m'a dit sur Livraddict, qu'on aura l'explication dans un autre tome, mais voilà faut attendre. C'est pô juste et cruel.

Outre le fait que ce bouquin soit bien écrit, prenant dès la première page, plein de surprise avec une histoire originale, l'autre point positif de ce dernier se sont les changements d'époque que j'ai trouvé très bien fait. En plus d'être clair, -la petite phrase chronologie au bas de la page du chapitre était vraiment une bonne idée pour se resituer dans le temps-, ils sont très bien décrits. En effet les descriptions de ce temps passé sont vraiment bien faites. La beauté, le raffinement sont partout, sans compter que les moeurs sont aussi agréablement rendues. J'ai énormément rêvé devant ce monde chic et classique qu'elle décrit tout en finesse.

En résumé c'est vraiment un très beau livre, que je conseille à tout le monde. En ce qui me concerne je n'ai hâte que d'une chose maintenant, c'est de lire les autres tomes qui ne sont pas vraiment des suites si j'ai bien compris, mais le reste du puzzle. Par contre j'ai une question pourquoi pas de chapitre 13 ? A moins d'avoir raté l'explication, je n'ai rien vu qui dit pourquoi ???

Merci Les agents littéraires et Anne Denier (Reveanne) pour ce partenariat.

Ma petite note sur 5 : 4,5 / 5 (mais 4,99 serait plus mieux)

Vous pouvez acheter ce livre ici, le site du livre est ici

Edit : S'il n'y a pas de chapitre 13, c'est juste parce que l'auteure n'en fait pas.

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21 octobre 2011

Passagère du silence, de l'enfer, et du communisme meurtrier

"Passagère du silence" de Fabienne Verdier

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Résumé :

Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question en ce début des années 80, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration... Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseignement millénaire.

Mon avis :

Ce livre n'est pas qu'un livre qui parle du parcours artistique de Fabienne Verdier. C'est aussi un reportage sur la Chine d'après la révolution culturelle et sur la Chine reculée parfois oubliée.

A travers ces pages l'auteure nous raconte donc son arrivée dans ce pays, plus catastrophique qu'autre chose. La désillusion sur l'image qu'elle en avait, mais aussi l'état sanitaire pitoyable dans lequel beaucoup de chinois vivent et qu'elle aussi subira plus d'une fois. Elle nous raconte aussi sa mise à l'écart par le partie chinois dans l'établissement où elle apprend (par la suite ça s'améliora un peu), et sa constante surveillance, ainsi que l'encadrement quasi militaire des étudiants chinois. Elle nous racontera sa mission à l'ambassade de France en Chine ce monde de l'administration peuplé de faux-cul où seule l'image compte. Mais pourtant ceci n'est pas le plus important de ce livre, même s'il s'avère intéressant de savoir. 

Outre le fait qu'elle nous explique toutes les subtilités de la calligraphie où le Tao tient une grande place dans l'équilibre et l'esthétique des traits, pour moi le plus important, le plus parlant, c'est quand Fabienne Verdier raconte ses rencontres avec toutes sortes de personnes ou de communautés. Comme les Yi, les Miao ou encore les grands maîtres chinois, rejetés injustement par la société, avec souvent interdiction de peindre. Le plus parlant c'est aussi quand elle raconte la misère de ces peuples et l'indifférence total du gouvernement chinois à leur égard.

Pourtant ce qui m'a été le plus déchirant, c'est quand elle raconte le passé chinois qui a été détruit au nom de la révolution culturelle. Quand j'ai lu ce livre j'ai vraiment ressenti comme une perte énorme, toutes ces destructions du patrimoine Chinois et finalement humanitaire. Je vous assure qu'au même titre que les humains, cette révolution a été un véritable massacre de l'art et du patrimoine, et tout ça à cause de quoi ? A cause de la jalousie du savoir, de la sensibilité et de la culture des intellectuels par le gouvernement chinois ; pour moi très franchement ce n'est rien d'autre qui a pu pousser à cette incroyable bêtise.

Quoi qu'il en soit et malgré le commerce avec la Chine nécessaire à toute nation aujourd'hui (hélas), espérons qu'un jour, qu'au même titre que le Tibet, la Chine retrouve sa pleine liberté. Un livre que je recommande.

Extrait livre :

"Nous possédions de nombreux souvenirs après avoir passé l'un et l'autre tant d'année en Chine. Nous en avons expédié une partie par bateau mais il y'a certains objets dont un peintre ne se sépare jamais : ses pinceaux, ses sceaux. certains sceaux, très anciens m'avaient été offerts par de vieux lettrés. A l'aéroport les douaniers ont fouillé mes affaires et en ont confisqué beaucoup. [...] On me les a repris, comme si j'étais une voleuse du patrimoine chinois, alors que les officiels détruisaient au même moment des centres historiques d'une valeur inestimable dans les grandes villes de Chine."

""Quand tu te crois perdue dans le chaos, m'avait dit mon maître, tu reviens à l'origine à partir de laquelle on peut créer.""

 

16 octobre 2011

"1Q84, tome 1 : Avril - Juin" de Haruki Murakami.

"1Q84, tome 1 : Avril - Juin" de Haruki Murakami

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Résumé :

Au Japon, en 1984.
C'est l'histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. A l'époque, les autres enfants se moquaient d'Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l'appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l'a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d'événements, de dates en rapport avec l'Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille qui a échappé à la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l'âge d'un an et demi.
Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?

Mon avis :

Deuxième essai avec cet auteur et en effet comparé Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, celui-ci est spécial, mais il paraît que cet auteur est doué pour ce genre là, donc je ne vous apprends pas grand chose.

Ce premier tome d'une trilogie promet une bonne histoire, cependant, puisque c'est un premier tome, on peut s'ennuyer en le lisant, voire même avoir du mal à rentrer dedans. En effet, malgré une histoire captivante et intrigante, une écriture simple, ce premier livre est un peu le tome de la présentation et de la mise en place, du coup on ne peut pas dire qu'il se passe grand chose de très intéressant. Surtout qu'on peut noter comme des répétitions dans la description des faits, ce qui peut être encore plus décourageant et donner une impression de ne pas avancer. 

Néanmoins, malgré tout cela il y'a assez de points troublants distillés dans ces pages qui retiennent l'attention du lecteur et qui fait qu'on n'abandonne pas pour autant la lecture ; Les Little People, le passage très subtile et mystérieux de 1984 à 1Q84, ou les deux lunes, sont de ceux-là, même si on se doute qu'il faudra au moins lire le deuxième tome pour avoir suffisamment de quoi se mettre sous la dent. Disons que là, Murakami nous donne juste droit à des petits indices, ainsi qu'à quelques révélations plutôt bien menées.

Niveau personnage maintenant, je n'ai pour le moment aucune préférence particulière et je n'ai pas grand chose à dire dessus. Si ce n'est le fait que Tengo et Aomamé me paraissent trop exceptionnels pour être des humains lambda. C'est simple pour moi dessus l'auteur en a trop fait. Leur manie de tout réussir et leur facilité à assimiler diverses choses, peut être particulièrement agaçant et de ce fait enlever le côté humain que Murakami a pourtant mis en place en décrivant leur vie, leur souffrance... Très franchement je trouve que les deux personnages principaux sont trop "trop" pour être vrais, du coup ben voilà je bloque un peu à ce niveau, et j'ai dû mal à m'y attacher, mais bon ça reste un livre...

En résumé, malgré la lenteur de ce premier tome (le second m'attend sagement), j'ai quand même hâte de lire la suite.

Je remercie aussi les éditions Belfond et Babelio pour ce partenariat.

 

Petit extrait : "Pour dire le fond de ma pensée, je ne peux considérer les Témoins comme une véritable religion. Imaginez que, lorsque vous étiez enfant, vous ayez été grièvement blessée ou très malade et que vous ayez eu besoin d'une intervention chirurgicale. Étant donné les principes des Témoins, vous seriez peut-être morte. Une religion qui va jusqu'à dénier la nécessité d'une intervention chirurgicale parce qu'elle prend les écrits bibliques au pied de la lettre, ce n'est rien d'autre qu'une secte. Il s'agit là d'une interprétation abusive du dogme."


29 septembre 2011

"Esteb : Entre deux mondes" de karine Carville

"Esteb : Entre deux mondes" de Karine Carville (sortie prévue en novembre 2011)

Résumé :

Le commissaire Gérard Somme résout brillamment ses enquêtes grâce à un instinct qui ne lui a jamais fait défaut. pourtant cette fois-ci, il ne parvient pas à cerner le profil des braqueurs qui s'en prennent aux bijouteries de la région parisienne. Ils sont trop rapides, trop performants, trop malins. La brigade est sur les dents et l'arrivée d'un nouveau tout droit parachuté "d'en haut" n'arrange rien.

Qui est ce Esteb qu ne quitte jamais ses lunettes noires ? Pourquoi semble-t-il toujours avoir un coup d'avance sur les lieutenants de Somme ? Quel lien étrange l'unit à Sarah, jeune journaliste téméraire et belle-soeur du commissaire ? Et si les braquages n'était que l'arbre qui cache la forêt ?

Mon avis :

Voilà une lecture qui sort de mes habitudes ! Quand l'auteure m'a proposée de le lire je me suis dis pourquoi pas, et même si j'ai failli crever plus d'une fois de peur dans mes cauchemars, je ne regrette pas cette lecture. Comme beaucoup d'entre vous le savent je déteste les histoires avec des dracuculs (vampires), pas qu'elles soient nulles, mais disons que ces créatures de légendes me mettent mal à l'aise. Et ici ben je peux affirmer que j'ai été sacrément servi à ce niveau là. Surtout qu'exepté un Esteb, qui essaye quand même de lutter contre ses penchants pour la morsure on va dire, les autres sont très mauvais et pas rassurants du tout, mais alors pas du tout. D'ailleurs là je me suis souvent demandée pourquoi ils n'étaient pas simplement des bisounours ?! Ce serait tellement plus mignon.

Bref, pour passer aux choses plus sérieuses sur ce bouquin, je dois dire qu'au début et très exactement lors de la lecture du prologue, je le voyais mal parti. L'auteure commençant par une "scène d'amour" et étant allergique à ce genre d'histoire j'admets que je me voyais mal l'apprécier, cependant vu que de suite après elle enchaîne très vite avec un braquage et l'enquête de police, j'ai vite changé d'avis. Le mystère qui entoure les braqueurs, puis le nouveau venu, ainsi que l'histoire font que j'ai vite adhéré à ce récit. C'est bien écrit, angoissant, étrange, pesant, ça va vite, le mystère est bien mené, et même si par moment on a envie de claquer Sarah (oui elle m'a horripilé) on tremble quelque fois pour elle.

Néanmoins, y'a deux petites choses qui m'ont déçues dans cette aventure. Tout d'abord l'histoire de la vidéo de Sarah qui se retrouve sur Youtube ne trouve pas de fin. Je m'imaginais un tas de truc dessus et finalement rien, mais ça pour être franche ce n'est qu'un détail sans importance. Ensuite la deuxième chose qui m'a vraiment gênée c'est de ne pas en avoir appris plus sur les auras que voit Sarah. J'aurais apprécié savoir ce que voulait dire tout ça, là dessus je suis restée sur ma faim, mais bon ce n'est pas la fin du monde non plus. (Mais après renseignement je sais que ceci sera expliqué dans le tome 2, alors c'est encore moins grave.)

Niveau personnage je dois dire que m'a préférence ne va pas à Esteb, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Certes il est intriguant, plus d'une fois j'ai eu un doute dessus, mais cependant j'ai préféré le commissaire Somme. Qui est perspicace, droit et se dirige à l'instinct. Franchement ce personnage je le trouve vraiment génial, et j'espère un jour le retrouver.

Sinon une dernière chose que je voudrais dire et qui m'a frappé en lisant ce bouquin, c'est la ressemblance du monde de Karine Carville avec celui de Sire Cédric. Ici comme dans les romans de ce dernier, le rationnel côtoie aussi le paranormal pour toujours plus de frisson. 

En résumé ce fut une lecture agréable et prenante, facile à lire et à suivre, même si les dracuculs ne sont pas mes copains. Et je remercie encore Karine Carville pour cette lecture en avant première. :)

 

Le blog de l'auteur : http://www.karine-carville.com/

Ici la page du livre, avec les différents avis des lecteurs.

 

 

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21 septembre 2011

Summer PAL challenge : Idée pourrie pour idée noire... Résultat

(Petit rappel ici)

Un corbillard s’en allait dans le brouillard…

J’avais bien dit qu’on allait tous mourir, que l’on se retienne ou pas. Ben voilà c’est chose faite, d’ici quelques jours on va tous pouvoir aller ce jeter dans la magnifique mer du logo... le Lac Léman. looooooooooooooooool

Oui, j’avoue que j’ai foiré mon Summer PAL Challenge que Fabiola avait organisé, ce qui veut dire par extension que j’ai aussi foiré le challenge dans le challenge de Bubblegirl. Oui braves gens, j'avoue tout cela !

Mais essayez de comprendre que j’ai foiré, par obligation (non faut pas pousser mémé dans les orties non plus !) par crainte de me retrouver un jour sans livre (non pas ça totalement irréaliste) par crainte de ne plus pouvoir un jour trouver mes envies lectures en librairie.

- Zola est juste réédité depuis plus de 100 ans.

- Alors toi la conscience, merde !

Et que par conséquent je me devais d’acheter ce qui me plaisait.

C’est avec beaucoup de regret que j’ai acheté ces livres. Croyez-moi braves gens, ce n’est pas de gaieté de cœur si j’ai joyeusement explosé ma PAL c'qui fait qu’aujourd’hui je ne sais pas vraiment son chiffre exact. Non ce n'est pas de gaieté de coeur, croyez-moi ! Surtout que je sais qu'en faisant ceci j’ai tué non seulement ma PAL, ma CB, mais aussi mon honneur, et ça c’est juste terrible... (Mais pas au point que je me fasse seppuku. Faut pas déconner non plus !)

Oui j'avoue cher public, que j’avais dit en début d’année que je baisserai ma PAL d’au moins la moitié et que ce challenge était donc la bienvenu.

- Non c’est pas vrai tu n’as jamais dit ça, tu as traité ce challenge de tous les noms d’oiseaux.

- Elle commence à me courir sur le haricot celle-là !!!! grrrr

Souvenez-vous cher public que ma conscience lors de mes bilans se faisait plus tyrannique, me houspillait sévèrement. (Et celui qui me désigne en disant que moi aussi je me suis montrée pareille ou même pire s’en mange une. Ok ? )

Souvenez-vous cher public qu’au printemps les oiseaux chantent. (Holà ! je m’égare.)

Bref, souvenez-vous cher public que j’étais bourrée de bonne intention à ce moment là, et que par conséquent je ne mérite pas d’être recouverte de tomate pourrie. (Oui je sais pas pourquoi mais je sens que c’est moi la plus mauvaise élève…) Souvenez-vous de ça, mes chers amis. N'oubliez pas que j'ai tout fait pour me retenir. (Cependant pour ne pas gaspiller vos tomates je vous autorise à les jeter sur les autres. J’apporte les pâtes. Mouhahahahaha)

Souvenez-vous public que je vous aime, et que on ne tue pas quelqu'un qui vous aime. (Rentrez avec moi dans la secte du dieu Amuuuuur.)

Bref. Souvenez-vous public, souvenez-vous surtout, que je confonds l’augmentation par le bas et la diminution par le haut, et que je suis au final totalement innocente de mon joyeux foirage. (Voilà comment laver ses péchés, un p'tit mensonge et ni vu ni connu.)

Voici pour toi public le chiffre tant attendu, le chiffre apocalyptique, 174 livres. (J'ai bien essayé de placer un virgule mais de suite ça enlève le côté plausible. Arrrgh c'est dur.)

 

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20 septembre 2011

"La petite" de Marie Halberstadt : Faux, mais faux, terriblement faux !

"La petite" de Marie Halberstadt

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Quatrième couverture :

"J'ai 12 ans et ce soir je serai morte."
Méfiez-vous des enfants sages...


Résumé :

Elle n'a pourtant vécu qu'une enfance ordinaire, celle des années 1960 où l'on gardait pour soi secrets et blessures : se sentir terne et insignifiante, et surtout bête et laide. Mais il faut se méfier des enfants sages, ils portent parfois en eux des océans de désespoir... Michèle Halberstadt, l'auteur d'Un écart de conduite, décrit avec autant de justesse que de sobriété le monde de l'enfance, l'engrenage insidieux du silence et du mensonge, et la peur de grandir.

Mon avis :

L'histoire étant proche de moi, j'ai voulu lire ce livre pensant qu'il me plairait grandement. Qu'est ce que je me suis trompée !

L'histoire en elle-même est parfaitement plausible, cette petite fille trop sage, renfermée sur elle-même et se dégoûtant par ses paroles, ses actes, sa façon d'être, est ce qui peut avoir de plus vrai. Cependant quand on s'arrête sur des détails, même pas ! Sur un détail en particulier, on s'aperçoit que c'est une histoire qui sonne très vite faux, sur laquelle finalement il n'y a pas lieu de s'arrêter, ni de se sentir triste, proche ou quoi que se soit d'autre du personnage. Surtout que pas de bol, ce détail se trouve dans les premières pages. Pour mieux comprendre mon ressenti je vous mets la chronologie de la journée où cette petite fille a décidé de mourir.


- Entre 8h00 et 9H00 cette petite fille avale les cachets de plusieurs tubes dont des somnifères. Il lui faut cinq grands verres pour tout avaler.

- 9H05 : elle est en étude. Tout va bien, elle n'a pas sommeil.

- A 11H10 : en cour de science elle s'endort. Déjà je suis étonnée qu'à ce moment là elle n'ait pas envie de vomir, car avec beaucoup trop de cachet dans le sang c'est souvent impossible de ne pas avoir envie de gerber, et à mon avis c'est surtout le cas à 12 ans... Par ailleurs je suis aussi étonnée qu'elle ne soit pas plus désorientée que ça, car avec plusieurs tubes de cachets dans le sang elle a l'air plutôt bien consciente et n'a pas spécialement de vertige.

- A 12H00 sa mère vient la chercher. A ce moment elle a juste les jambes engourdies et la tête qui flotte, et chose incroyable elle arrive assez bien à dominer son envie de dormir, malgré un assoupissement !
En plus, et c'est un autre point qui me chiffonne, en cet instant précis, elle arrive à rentrer chez elle toute seule, sans l'aide de personne et ce malgré ses vertiges... Pourtant je peux vous assurer que les vertiges qu'on a dans ces cas là sont justes terribles et vous ne faite pas trois pas sans tomber parterre ou vous accrochez au mur, mais bon passons car le plus gros arrive.

- Et le plus gros est ceci. A 15H00 cette jeune fille ne dort toujours pas, et chose curieuse elle arrive à lutter tant bien que mal contre le sommeil. *o* Bien que quand le médecin arrive peu de temps après, il la réveille. Je tiens quand même à rappeler qu'elle a pris plusieurs sortes de cachets le matin entre 8H00 et 9H00, et que logiquement à ce moment là si elle n'a pas vomi et même avec ça en fait, elle devrait dormir depuis belle lurette et bien correctement. Donc ben voilà ça ne colle pas, et du coup ce qui devait arriver arriva... A cet instant précis, on a la certitude que l'auteur s'est juste foutue de notre pomme tout le long du livre. A moins que cette jeune fille ait confondu des Smarties avec des somnifères, et que pas de bol dans sa boîte de Smarties il y'avait en effet quelques somnifères qui se battaient en duel. (Cas très peu probable on en convient.)

Enfin bref, tout ça pour dire que ce déroulement d'action est un doigt dressé en l'air au lecteur. Bon d'accord, c'est un détail du livre, mais je dois avouer qu'il m'a trop frappé pour passer au travers, et idem pour la fin. Une psy qui dit à cette jeune fille, qu'à 12 ans elle a fait un tour complet sur elle-même, qu'elle n'a plus besoin des autres rendez-vous après cette première rencontre c'est juste énorme pour moi. Expliquer pourquoi et expliquer ce pourquoi, ce n'est pas ce que j'appelle faire un tour complet sur soi même, d'ailleurs et en toute logique on travaille dessus ensuite. Je veux bien admettre qu'ici nous sommes en 1968, mais faut pas déconner non plus...

Sinon sans ça, et malgré les passages où elle raconte sa vie qui ne sont pas du tout intéressants, l'histoire peut être attachante... enfin de loin, de très loin même... Mais mis à part le fait que cette histoire n'apporte rien de nouveau sous le soleil, cette jeune fille peut être touchante par sa façon de penser et d'agir, et sa façon de vivre couper du monde pour ne plus souffrir. En cela l'auteur a vraiment fait un bon portrait qui se révèle particulièrement vrai, mais hélas pour moi ça s'est arrêté là. Je n'ai pas marché plus dedans, dommage...

En résumé l'écriture est simple, encore qu'elle n'a pas toujours le ton d'une jeune fille. L'histoire dans son ensemble est passable, même si elle ne casse pas trois pattes à un canard, et en ce qui concerne le reste, vaut mieux pas regarder. En bref, c'est un livre à oublier.

19 septembre 2011

Claude Monet : le génie d'un homme

"Claude Monet : Une fête pour les yeux" de Karin Sagner-Düchting

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Résumé :

Claude Monet (1840-1926), représentant typique de l'impressionnisme, en fut de surcroît le plus obstiné. Il consacra sa longue vie ainsi qu'une endurance au travail incroyable, doublée entre autres d'un perfectionnisme quasiment rageur, à l'exploration picturale des sensations que la réalité, notamment dans le paysage, est à même d'offrir au regard humain. Alors qu'il était capable, en tant que peintre, de se concentrer avec fidélité et acharnement sur un motif, le chemin de sa vie, parsemé de fréquents voyages et de déplacements, fut marqué par une grande instabilité. Né à Paris, c'est en province qu'il fit la connaissance, pendant son adolescence, de la peinture en plein air, et qu'il tenta de s'opposer à la pression qu'exerçait sa famille désireuse de le voir suivre une formation académique de peinture. Jusqu'à la cinquantaine, cet artiste exigeant connut la détresse pécuniaire qui provoqua en partie les déménagements fréquents de son ménage toujours grandissant. De tous ses lieux de résidence, deux ont une signification particulière. Argenteuil représente le temps de l'épanouissement et de la reconnaissance publique de l'impressionnisme dont Monet se révéla être l'un des chefs de file. Monet fut cependant aussi celui qui, s'efforçant de rendre avec justesse les aspects d'une réalité inconstante, dépassa l'impressionnisme pour ainsi sortir du panneau pictural refermé sur lui-même. C'est le village de Giverny qui symbolise ce pas : c'est ici que naquirent les séries consacrées aux peupliers, aux meules de faim à la cathédrale de Rouen et enfin aux célèbres nymphéas, dont il reprend le motiv inlassablement et en d'infinies variations.

Mon avis :

Voilà presque 10 ans que ce livre était sur mes étagères, et en 10 ans je l’ai seulement feuilleté, alors pour le challenge de Liloochat j’ai décidé de le lire.

Surtout que je dis toujours que Claude Monet est mon peintre préféré donc fallait bien que je m’y mette, mais pour ma défense je dois dire que ses peintures se suffisent à elles mêmes.

Alors déjà première chose qui m’a frappé dans ce livre c’est cette impression de déjà vu. Il y’a quelques années de ça, j’ai lu "L’œuvre" de Zola. Livre qui raconte la vie du peintre Claude Lantier. Dans ce livre c’est surtout une vie miséreuse que vie le personnage et raconte Zola. Le succès tarde, ses tableaux sont refusés à l’exposition universelle, les critiques sont acerbes et bien souvent l’argent fait défaut.

Ici, dans ce livre "Une fête pour les yeux", ben c’est exactement  la même chose. Monet, et bien d’autres peintres, ont vécu cette vie assez semblable. On croit souvent, car Cézanne l’a très mal pris, que seul ce dernier a été la source d’inspiration de" L’œuvre" de Zola. Ben en lisant ce livre on s’aperçoit vite que c’est faux en fait. Déjà parce qu’il y’a cette impression de déjà vue, mais aussi parce que Zola a dit lui-même que les peintres qu’il fréquentait à l’époque ; à savoir Monet, Pissaro, Degas… avaient été aussi sa source d’inspiration.
En effet, les refus, le manque d’argent, les moqueries… Monet comme les autres peintres, les ont essuyé aussi ; et comme Claude Lantier, ils essayaient eux-aussi d’imposer un nouvel art, à savoir l’impressionnisme. Petit anecdote au passage, Monet protestera aussi quand le livre sortira.

Outre la vie de Monet, dans ce livre on suit aussi ses pensées sur l’art, (il détestait les théories) et son parcours artistique. Des caricatures qu’il faisait à l’âge de 15 ans, où il a gagné ses premiers deniers, à ses magnifiques Nymphéas, où il rompe avec le schéma classique de la peinture –horizon, premier plan, haut, bas…- pour en faire un paysage sans horizon compris dans un ensemble, l’auteur pour notre plus grand plaisir nous raconte tout. Parfois avec facilité parfois moins par contre. Mais bon cela vient surtout du fait que je ne connais rien à cet art, mais de toute façon relu une ou deux fois de plus ça devient facile à comprendre. Surtout que beaucoup des peintures de Monet sont reproduites ici, donc on visualise très bien la technique mais aussi l’impression rendue que l’auteur décrit, et ça c’est vraiment agréable, car finalement ce n’est pas un livre qui cherche qu’à raconter, mais un livre qui explique aussi par le regard.

J’ai en outre appris aussi, pourquoi Monet avait fait des séries de tableau comme "Les meules". Vrai, je me suis souvent demandé pourquoi il avait peint plusieurs tableaux assez identiques, ben c’est tout bonnement pour saisir et retranscrire l’éphémère. Saisir la beauté de l’instant et celle de la propriété caractéristique d’un paysage, d’un monument… selon la lumière et les saisons, qui éveillerait en soi et selon Monet, plusieurs sentiments. C’est aussi parce qu’il fut inspiré par Hiroshige, peintre japonais que Monet admirait beaucoup et qui a peint le Mont Fuji sous 36 vues différentes, enfin il paraît....
Bref. Y’a beaucoup à dire sur ce livre, cet artiste étant juste immense. Alors si vous aimez Monet c’est un livre que je vous recommande vivement. 

 

Ce livre rentre dans mon challenge : Témoignage, autobiographie, biographie, etc...

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Quelques tableaux juste pour le plaisir des yeux.

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Nymphéas.

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La pie, 1869.

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Le bassin aux Nymphéas, 1899.

 

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18 septembre 2011

"Kaamelott tome 2 : Les sièges de transport" d'Alexandre Astier et Steven Dupré

"Kaamelott tome 2 : Les sièges de transport" d'Alexandre Astier et Steven Dupré

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Résumé :

Le péril s'abat à nouveau sur Kaamelott. De puissants objets magiques ressurgissent des profondeurs de l'oubli et menacent de tomber entre les mains d'un dangereux Chef Viking. Qui gagnera la course pour Les Sièges De Transport ? La troupe d'élite de Kaamelott, les Seigneurs Perceval et Karadoc ? Ou Haki, dont la proue du Drakkar menace de fendre le sable des plages du Royaume de Bretagne ?

Mon avis :

Dans le désordre on a droit dans ce tome à ; du céleri-rave, un bureau, des vikings, un tabouret, un lit et à des duos pas très intelligents. Voilà, le ton de cette deuxième BD est donné, et voyez que même sur ce support ça ne s'arrange pas. -_-'

Je dois dire que j'ai assez rigolé dans ce tome (contrairement au premier), Karadoc et Perceval étant vraiment à eux seuls des héros. Leurs incompétences générales sont du pur bonheur à suivre, et quand ils sont mélangés avec Venec c'est encore plus terrible et meilleur.

Cependant sur la deuxième histoire de cette BD, à savoir le bureau d'Arthur, on va dire pour faire simple, que j'ai moins bien marché. C'est très drôle, le beau-père bat des records et pas que dans la marche à pied, mais c'est vraiment trop gros pour paraître naturel. Ou alors y'a un sacré souci à se faire...

Outre cela, un autre petit regret en plus, je trouve que les dessins ne sont pas terribles. J'aimerais savoir dessiner pareil, mais je trouve les personnages pas si bien fait, selon les dessins ils ressortent trop vieux, ou trop gros. Ou alors c'est moi qui suis sous substance illicite.

Mais en résumé je recommande cette BD, car c'est très drôle. Puis si on aime le monde culte de Kaamelott ça serait juste dommage de passer au travers. 

Posté par Florell à 08:28 - BD / Manga - Commentaires [0] - Permalien [#]
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